Clément vivra toujours dans nos combats

Depuis 12 ans, chaque mois de juin est pour nous un moment de mémoire et de lutte. Nous rendons hommage à Clément Méric, assassiné en pleine rue par des militants d’extrême-droite.

Se souvenir de notre camarade c’est aussi le moment pour notre camp, celui de l’antifascisme, de faire le point sur la situation actuelle.

Les idées que Clément combattaient n’ont de cesse d’être banalisées dans l’espace médiatique et ont
largement infusé dans la société. Les références fascistes et nazies sont de plus en plus fréquentes. Le FN/RN, sous couvert d’une pseudo dédiabolisation, ne cesse de monter dans les sondages, portée par une partie importante de la presse française, acquise à sa cause. Pourtant, il n’est généralement pas nécessaire de creuser profondément pour constater que les militant·es d’extrême-droite n’ont pas changé. Rappelons que lors des dernières élections législatives, la candidate RN de la 1ère Circonscription du Calvados a retiré sa candidature suite à une publication dans la presse d’une photo de son compte Facebook sur laquelle elle posait affublée d’une casquette nazie. Fin février, Solidaires étudiant·es signalait le salut nazi d’un militant de l’UNI au sein de l’université de Caen. Et fin avril, un groupe d’une dizaine de membres du RN-jeunes et de la Cocarde Étudiante, sont venu·es provoquer la clientèle d’un bar associatif fréquenté par desmilitant·es et syndicalistes en scandant « Caen est nazie » tout en tendant le bras, probablement inspirés par Elon Musk.

Nationalement, l’extrême-droite est toujours la même, violente, LGBTQIphobe, sexiste, validiste et surtout raciste ! La semaine dernière, plusieurs militants d’extrême-droite ont attaqué un bar communiste à Alès. L’attaque a fait plusieurs blessé·es. Dans le Var, un sympathisant du FN/RN a tué Hichem Maraoui parce qu’il était tunisien. L’extrême-droite n’a pas changé et ne changera pas.

L’extrême-droite ne cesse de pointer du doigt les exilé·es et les personnes racisé·es comme la source de tous les maux en France. Ce discours est depuis quelques années largement repris par la droite française et pour cause elles partagent le même objectif : défendre coûte que coûte le capitalisme en crise.

Prendre le temps de se souvenir de l’assassinat de Clément en ce 5 juin 2025, c’est donc aussi prendre le temps de réaffirmer nos combats :

  • Contre les idéologies fascistes et les personnes qui les colportent,
  • Contre la répression et la mécanique autoritaire de l’État français,
  • Contre le racisme et les discriminations,
  • Pour un accueil digne des personnes exilées et des papiers pour tous et toutes
  • Pour un accès gratuit aux services publics sans conditions,
  • Pour l’extension de la Sécurité Sociale et sa prise en main par les travailleurs et les travailleuses,
  • Pour la taxation des grosses fortunes et de l’héritage.

 

Solidaires, Action Antifasciste Paris-Banlieue et le Comité pour Clément appellent à une manifestation le dimanche 8 juin à 12h00 au départ de la place de la République à Paris.