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Déclaration de SUD Éducation Basse-Normandie et Solidaires

Comité Technique Académique
21 janvier 2019

 

Nous pensions avoir touché le fond, mais non, la rentrée 2019 promet d’être pire que toutes les précédentes.


Le dogme libéral étend sa main-mise sur tous les secteurs, y compris celui de l’éducation :

 

Le vrai combat est d’augmenter les recettes en luttant vraiment contre  l’évasion fiscale, de faire payer le capital. Ceci permet une vraie justice fiscale et la mise en place d’une politique d’éducation à la hauteur des enjeux.

Le gouvernement préfère réduire les dépenses publiques ce qui engendre l’injustice sociale, la dégradation de la qualité du service public d’éducation, la dégradation de nos conditions  de travail et des conditions d’accueil et d’apprentissage des élèves.

 

Les suppressions de postes s’inscrivent dans cette logique purement libéralo-comptable, la baisse démographique représente pourtant une chance d’améliorer les conditions de travail des personnels, d’améliorer l’encadrement des élèves et, partant, d’augmenter  l’attractivité de la région.


Les contre réformes bâclées des lycées général, technologique et professionnel, visent uniquement à réduire les « coûts » en supprimant des moyens, en mettant les  établissements et les personnels en concurrence et sont donc inacceptables.

La transformation des postes en heures supplémentaires combinée à une éventuelle  imposition de 2 HSA est un leurre, une aberration pédagogique, un facteur de dégradation des conditions de travail et une atteintes à nos statuts. L’augmentation de  salaire qui s’impose ne peut passer que par une revalorisation du point d’indice et une accélération des débuts de carrière.

 

L’accueil des élèves à besoins particuliers,  malgré de beaux discours sur l’école inclusive, reste très largement insuffisant voire indigent, beaucoup d’élèves sont en attente de prise en charge et si celle-ci est  effective cela se fait dans des classes surchargées et sans moyens d’accompagnement adulte en nombre suffisant, en contradiction flagrante avec la loi du 11 février  2005 et ses circulaires.

 

Par ailleurs nous défendrons sans faillir la liberté d’expression des personnels de l’éducation. Nous rappelons qu’il est parfaitement possible  pour les personnels de s’exprimer publiquement, y compris à destination des parent-es d’élèves sur les conditions de travail et d’enseignement ainsi que sur les  réformes libérales et réactionnaires du ministre Blanquer, le Conseil d’État a d’ailleurs retoqué l’article 1 de son projet de loi « pour une école de la confiance » qui  tendait à museler la parole des personnels de l’éducation nationale.

 

Ce gouvernement s’obstine à mener une politique libérale, liberticide et injuste dans tous les  domaines économiques et sociaux faisant fi des mouvement sociaux actuels qui revendiquent plus de justice sociale. Pour toutes ces raisons SUD Education appelle à  se mettre en grève massivement le 24 janvier et soutiendra toutes les initiatives visant à imposer au gouvernement une autre politique plus juste, plus solidaire, et plus respectueuse des individus et de l’environnement.

 

Pragmatisme, que de crimes commis en ton nom...


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