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Déclaration liminaire de SUD Éducation Calvados

Conseil Départemental de l'Éducation nationale du 28 mars 2019

 

Nous pensions avoir touché le fond les rentrées précédentes, mais celle de 2019 avance une fois de plus son cortège de suppressions de classes dans le 1er degré,  de suppressions de postes en collèges et lycées avec l’explosion du recours aux heures supplémentaires, véhiculant son lot de classes surchargées et souffrance  accrue pour les équipes éducatives et les élèves. Le pire n’est jamais sûr, il peut y avoir pire que pire. Certes des classes à 12 élèves en Éducation Prioritaire, mais en  déshabillant d’autres dispositifs essentiels, et en oubliant que 80 % des élèves en difficultés sont scolarisé-es hors des dispositifs REP et REP+ .

 

La loi Blanquer va   modifier l’organisation de la scolarité et la vie des communes rurales en regroupant les petites écoles sous la direction du collège de leur secteur, supprimant au passage les directeurs et directrices d’école, éloignant de fait les parents concernés de l’administration directe.

 

Avec la solarisation obligatoire dès 3 ans, les communes  où sont ou seront implantées des maternelles privées devront les financer en partie, détournant ainsi de l’argent qui serait mieux utilisé à faire vivre la ruralité  pour tous et toutes leurs habitant-es.

 

Depuis des semaines, un grand mouvement revendicatif et des débats dans tout le pays, insistent (entre autres) sur le  retour des services publics dans les zones rurales. La loi Blanquer contrarie ouvertement cette demande : on fait semblant d’écouter et on applique le contraire, la   démocratie n’en sort pas grandie.

 

Ce type de décisions ne va pas améliorer les réponses aux besoins des personnels, ni à ceux des élèves et de leurs parents

 

Nos   gouvernants se lamentent sur la montée des populismes et des nationalismes, mais la lecture de leur loi « l’école de la confiance » nous montre qu’ils intègrent sans   vergogne les mêmes schémas :

 

ainsi un drapeau tricolore au fond de la classe apportera sûrement une aide déterminante aux élèves dans leurs différents   apprentissages, bientôt le port de l’uniforme pour tous et toutes, élèves et équipes éducatives, et le salut matinal au lever des couleurs bleu blanc rouge,

 

ainsi apprendre   les paroles d’un chant guerrier, pour faire la guerre ? À qui ? À quel pays ? Aux futur-es réfugié-es climatiques non Français ou non Françaises ? À quoi  prépare-t-on les jeunes esprits, à se lever bientôt contre des envahisseurs étrangers ? L’allégeance à ces signaux patriotiques ne relève plus de l’éducation mais du    dressage. Ou alors c’est une opération de communication pour détourner l’attention des problèmes qui fâchent dans l’Éducation Nationale. Si ce n’était que cela nous  sommes hélas habitué-es à ces manipulations, mais ces mesures flattent en chemin des instincts rétrogrades, et encore plus grave risquent de davantage réveiller d’un  ventre encore fécond la bête immonde.

 

Assez de ces réformes dictées par l’idéologie des pouvoirs politiques et économiques dominants qui ne se soucient aucunement d’améliorer le bien-être de toute la  population, assez de ces modifications en trompe-l’oeil qui n’apportent qu’une dégradation accrue des conditions de vie et de travail.


SUD Éducation et Solidaires se mettront toujours en travers de ces tentatives néolibérales, lutteront toujours pour que tous et toutes puissent accéder à plus de justice et d’égalité.

 


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