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Face au projet injuste du gouvernement sur les retraites
La grève est un droit pour tous,
et donc pour chacun et chacune !

 

Chaque salarié-e a le droit de faire grève : petite ou grande entreprise, du public comme du privé, avec ou sans syndicat ? Le droit de grève est un droit garanti par la Constitution, il n’est pas réservé aux syndiqué-e-s? Personne ne peut être sanctionné pour avoir fait grève !


Le gouvernement s’entête à ne pas écouter les salarié-e-s qui, très majoritairement, refusent de subir une nouvelle attaque contre leurs retraites. Les manifestations massives du samedi 2 octobre n’ont pas suffi à le convaincre de retirer son projet de loi, il faut donc augmenter la press ion ! Cela passe évidemment par des grèves de plus en plus massives, dans le maximum d’entreprises, dans le maximum de secteurs.


Dans ce mouvement, chacun-e peut prendre sa place !


Le droit de grève est une liberté individuelle, garantie par la loi. En dehors des policiers et des militaires, tout-e salarié-e, syndiqué-e ou non, a le droit de faire grève. Aucun employeur ne peut empêcher un-e salarié-e de faire grève, aucun employeur ne peut sanctionner un-e salarié-e pour avoir utilisé le droit de défendre ses intérêts !


Le gouvernement, les patrons et une grande partie des médias font croire que seul-e-s les salarié-e-s du secteur public ont le droit de faire grève, espérant ainsi empêcher que le mouvement ne s’étende ! C’est un mensonge de plus, dont on voit bien qui il sert ! Même dans les petites entreprises, le droit de grève existe, il faut le faire respecter !


Il n’est pas obligatoire de prévenir son patron, aucun délai n’existe (sauf pour la fonction publique, les entreprises – de transport, par exemple - soumises au dépôt d’un préavis).
Vous pouvez faire grève pour la durée que vous décidez, une heure, une demi-journée, une journée ou plus ! Une sanction ou un licenciement pour fait de grève serait automatiquement déclaré nul par les tribunaux !


Le 12 octobre 2010, c’est l’ensemble des organisations syndicales qui appelle à faire grève et manifester contre le projet de loi sur les retraites. Nous avons tous le droit d’y participer !


Protestons, crions notre colère, et donnons-nous les moyens de faire céder le gouvernement et de gagner.


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Grève reconductible,

mode d’emploi

Pour sauver nos retraites, n’attendons rien des échéances électorales ou des journées de grève saute-mouton ! la seule stratégie gagnante pour faire reculer ce gouvernement et obtenir le retrait du projet de loi est de construire une grève générale interprofessionnelle reconductible. Il faut bloquer l’économie du pays pour forcer gouvernement et Medef à céder et obtenir le retrait du projet de loi.


Une grève reconductible ne se décrète pas en appuyant sur un bouton, mais elle se construit. Dans de nombreux secteurs — Chimie (Total), Rail, Énergie, Industrie automobile, Éducation —, la grève reconductible se prépare. De plus en plus d’intersyndicales départementales y appellent également : alors construisons-la toutes et tous ensemble, avec les collectifs militants de toutes les organisations qui le souhaitent, avec l’ensemble des salarié-e-s !

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Fédération des syndicats SUD Education

Contre la limitation du droit de grève

SUD éducation dénonce la nouvelle atteinte au droit de grève que constitue le décret n° 2008-1246 du 1er décembre 2008 relatif aux règles d’organisation et de déroulement de la négociation préalable au dépôt d’un préavis de grève prévue aux article L 133-2 et L133-11 du code de l’éducation, ainsi que la circulaire d'application du 23 décembre 2008 qui précise les étapes de cette négociation et aggrave les conditions d’appréciation de la représentativité des syndicats.


Ce décret a été pris avec l’objectif de « prévenir les conflits » en application de la loi du 20 août 2008 qui institue un « droit d’accueil pour les élèves des écoles maternelles et élémentaires pendant le temps scolaire » (article 3) et impose une déclaration préalable de grève d’un délai de 48 heures pour les enseignants (article 5). Des sanctions individuelles sont envisagées en cas de non respect de ce délai. Ce Service Minimum d’Accueil prétend s’imposer aux mairies qui pourraient donc aller, en cas de grève, jusqu’à la réquisition de personnels municipaux pour assurer ce service.


La « négociation préalable » à la grève est en fait une procédure complexe et longue d’au moins 13 jours : l’organisation syndicale fait parvenir à l’administration une notification écrite, après quoi l’administration dispose de 3 jours pour répondre et de 8 jours pour mener à son terme la « négociation préalable ». D’autre part, elle est invitée à établir un « relevé de conclusion de la négociation » dans lequel elle inscrit « la liste des points d’accord et de désaccords constatés … » C’est au terme de ces 8 jours que le syndicat peut alors déposer un véritable préavis de grève qui impose un nouveau délai de 5 jours (délai précédemment en vigueur), soit 13 jours au total. Le préavis de 5 jours est déjà une contrainte contre le droit de grève, censé permettre la négociation. Or l’administration n’a que très rarement utilisé ce délai pour négocier sur les revendications qui motivent la grève et qui permettrait théoriquement de l’éviter.


Par le biais de cette procédure, le gouvernement veut encadrer, freiner, et institutionnaliser les relations employeurs/syndicats dans un cadre contraignant. A un moment où il attaque tous les niveaux de l’école publique, le gouvernement entend réduire les capacités de riposte des personnels en instaurant une véritable limitation du droit de grève et empêcher ainsi la construction d’un rapport de force, seule méthode permettant aujourd’hui d’obtenir la satisfaction des revendications. Ces mesures liberticides qui concernent aujourd’hui les écoles élémentaires et maternelles interviennent un an après des mesures identiques visant à réduire le recours à la grève dans les transports. Nul doute qu’elles ne manqueront pas de s’étendre à l’ensemble du système éducatif et à bien d’autres secteurs si elles ne sont pas véritablement combattues.


SUD éducation rappelle que la grève est un acte lourd de conséquences pour les salariés qui perdent leur(s) journée(s) de salaire lorsqu’ils y participent, et qu’elle révèle l’absence de véritable dialogue social.


SUD éducation revendique l’abrogation de cette loi et de ce décret et mènera la lutte en ce sens avec les autres organisations syndicales.


SUD éducation s’engage à soutenir et à défendre tous les salariés de l’Education qui, confrontés à des problèmes urgents de fonctionnement, de harcèlement, de répression, de solidarité ou autres, décideraient de se mettre en grève, sans pouvoir le faire dans les conditions légalement prévues.


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