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Motion de l'Assemblée Générale interlycées

Mercredi 8 janvier


Motion votée par l'assemblée générale interlycées de Caen, composée de 32 personnes au moment du vote et 39 au maximum, représentant les établissements suivants : (Caen) Rostand, Fresnel, Laplace, Dumont d'Urville, ; (Hérouville Saint-Clair) Allende, Collège-Lycée Expérimental, (Mondeville) Jules Verne ; (Honfleur) Albert Sorel ; (Vire) Marie Curie ; (Lisieux) : Gambier ; (Falaise) Louis Liard.

 

« Les enseignants de 11 lycées en lutte du Calvados réunis le 8 janvier ont fait le constat que dans sept d’entre eux les équipes ont d’ores et déjà refusé de choisir les sujets de la première session des E3C ou bien refusé de les communiquer à l’administration. Il s’agit par là de dénoncer :

 

* l’impréparation de cette session, l’accès à la BNS n’ayant été possible qu’un mois avant l’épreuve

 

* le caractère souvent infaisable des sujets proposés étant donné la lourdeur des programmes en grande partie nouveaux

 

* les incertitudes concernant les conditions de passation et de correction de ces épreuves

 

* la rupture avec le caractère national et égalitaire des examens que représente la généralisation du choix local des sujets

 

Dans ces conditions génératrices d’un stress intolérable pour les élèves et d’un alourdissement considérable de la charge de travail des personnels confinant à une véritable souffrance au travail, nous appelons toutes les équipes enseignantes encore hésitantes dans le département, l’académie et le pays à rejoindre ce mouvement pour obtenir du MEN la seule décision raisonnable : l’annulation de la session de janvier-février des E3C. »

 



Lettre à Blanquer

Les personnels de Canopé -décembre 2019

Destinataire : J.M. Blanquer - Ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse

 

 

Qui sommes-nous ?

 

Réseau Canopé (ex-CNDP) est un opérateur public sous tutelle du ministère de l’Éducation nationale. Il exerce une mission d’édition, de production, de développement et de mise à disposition de ressources et de services éducatifs à destination des enseignants, des communautés éducatives et universitaires, des écoles et des établissements d’enseignement scolaire.

 

 

L’établissement emploie près de 1 400 salariées, fonctionnaires ou contractuel•le•s, travaillant sur plus de 100 sites répartis en métropole comme en outre-mer, avec son siège à Chasseneuil-du-Poitou.

 

 

 

Que nous arrive-t-il ?

 

 

Aujourd’hui, Réseau Canopé est menacé de démantèlement pour des raisons strictement budgétaires.

 

 

En septembre 2019, les personnels de Réseau Canopé apprenaient de façon détournée que leur établissement était appelé à modifier en profondeur son orientation, voire son organisation, au prétexte de servir exclusivement la formation continue (voire initiale !) en ligne des enseignants.

 

 

Engagés depuis sept ans dans une restructuration en profondeur du réseau, les personnels sont choqués par ce nouveau virage, qui remet en cause nombre d’orientations en cours pour leur en substituer de nouvelles, largement illisibles : sur quelles études se fondent-elles ? À quels besoins avérés sont-elles censées répondre ? Est-on absolument certain de leur bien-fondé ? Quel est leur modèle économique ?

 

 

Comment s’étonner alors de la perte de sens ressentie par beaucoup dans leur travail quotidien et du sentiment partagé de la mise en danger de leur établissement ? Ils sont nombreux à voir leur confiance abusée, leurs compétences niées, leurs savoir-faire remis en cause et leur avenir fragilisé.

 

 

Aucun modèle économique n’est à ce jour prévu pour faire face à la baisse de la subvention pour charges de service public annoncée (- 3,28 M€). Sur le seul budget 2020, la diminution du plafond d’emplois de 55 ETPT (emplois temps plein travaillé) impactera près de 150 agent•e•s, soit environ 10 % de la masse salariale. Alors même que la purge commence dès maintenant avec le non-renouvellement de personnels enseignants détachés et des personnels administratifs à qui l’on demande de participer au mouvement, l’établissement ne dispose d’aucune feuille de route pour les années à venir.

 

 

Les personnels en appellent à une suspension immédiate des décisions en cours et à l’engagement d’une concertation rapide avec leurs représentants et les différents acteurs de l’Éducation sur les objectifs assignés à Réseau Canopé, ses missions, son fonctionnement, son financement, dans le respect de ses personnels et de son rôle d’opérateur au service de tous les enseignants.

 

 

 

Qu’en disent nos institutions démocratiques ?

 

 

 

Le Sénat, dans son rapport général n° 140 (2019-2020) de M. Gérard LONGUET, fait au nom de la commission des finances, déposé le 21 novembre 2019 , a récemment interpellé le gouvernement en rappelant que :
« davantage qu'une réduction des moyens de Réseau Canopé, c'est une clarification de la stratégie numérique de l'État dans le secteur éducatif qui parait aujourd'hui nécessaire. Tout en appelant, au sein même du ministère et des services académiques, à une redéfinition des organisations et du partage des compétences, cette transformation ne justifie pas, a priori, de remettre en cause les moyens accordés au réseau Canopé. Au contraire, il semble préférable de renforcer cet opérateur pivot… ».

 

 

 

Du côté de la Cour des comptes, le verdict était sévère en 2014. Mais suite à la refondation du CNDP en Réseau Canopé, la cour notait en 2019 que :
« le Réseau Canopé est devenu aujourd'hui un acteur clé du service numérique éducatif ».

 

 

 

Que demandons-nous ?

 

 

 

 

 

- de véritables négociations et la participation des organisations syndicales et des représentant•e•s du personnel à l’écriture de la feuille de route sur les missions de Réseau Canopé ;

 

 

 

- le maintien des postes et des moyens financiers de Réseau Canopé pour assurer au mieux ces missions, dont celle de la formation continue des enseignants ;

 

- le maintien de nos métiers, de leurs diversités et de leurs complémentarités, indispensables à cette organisation unique en réseau et proche du terrain que nous servons ;

 

 

 

- la reconnaissance de la situation de restructuration de l’établissement conformément au  projet d’arrêté présenté au CTMEN du 3 octobre, ouvrant droit à un éventail de dispositions d’accompagnement des personnels impactés.

 

 

 

 

 

Luttons ensemble ! Soutenez-nous !

 

 

Lien de la pétition

https://www.unepettion.fr/rcendanger


Chronique de l'Université à l'heure de l'"autonomie" #3

SUD Education Calvados - 27 novembre 2019

 

 

Bientôt un « acte II » de l’«  autonomie » ?


L’université est donc confrontée à des mutations profondes depuis l’application des RCE, mais il semblerait que nous ne soyons pas au bout de nos peines. Lors du colloque annuel de la Conférence des Présidents d’Université (CPU), qui s’est tenu en Bretagne en mars dernier, la ministre de l’ESR, affirmant que « l’autonomie est un acquis, un socle que nul ne songerait à remettre en cause », avance que le « temps est donc peut-être venu, dix ans plus tard, d’un « acte II » de l’autonomie », notamment sur les « questions d’emplois, de carrière et de gestion des ressources humaines ». Embrayant le pas à la ministre, la CPU a tôt fait de publier ses recommandations pour une « approche proactive de l’autonomie », notamment dans le recrutement et la gestion des carrières du personnel. Cet acte II passerait par :
« - la suppression de la qualification, et la révision de l’ensemble de la procédure de recrutement des enseignant.e.s-chercheur.e.s ;
- des promotions décidées localement en s’appuyant sur un processus d’évaluation transparent ;
- un assouplissement du cadre des missions des enseignant.e.s-chercheur.e.s et de la comptabilisation de leurs activités, la règle des services de 192h TD équivalent présentiel, de plus en plus en décalage avec les nouvelles pratiques pédagogiques, devenant obsolète ».

Même son de cloche du côté des technocrates ministériels. Le dernier rapport de l’Inspection Générale des Finances (IGF) et de l’Inspection Générale de l’Administration de l’Éducation Nationale et de la Recherche (IGAENR) avance que « les universités disposent de marges de manœuvre inexploitées pour piloter leur masse salariale » afin d’améliorer leurs indicateurs de performance. Ces gisements de croissance résident dans « les départs en retraite des titulaires d'ici à 2021 » et dans « l'optimisation du temps de travail des BIATSS et des enseignants ».

Voilà le sort qui nous est réservé dans les prochaines années : réduction accrue des effectifs et augmentation de la charge de travail pour tout le monde, recrutement et évaluation locaux des enseignant.e.s chercheur.e.s ainsi que retour de la modulation des services… Mesures d'ailleurs contenus dans les rapports en prévision du vote sur la loi de programmation pluriannuelle de la Recherche.

La perspective d’une Université normande « autonome »


Les mutations évoquées dans les deux précédentes chroniques laissent entrevoir ce à quoi pourrait donner lieu la fusion des universités normandes. Un aperçu peut déjà être trouvé dans la création de l’IUT Grand Ouest Normandie : éloignement des centres de décision, échelon intermédiaire (conseil de pôle) chronophage et bureaucratique, perspective de réduction des effectifs et de « mutualisation » des services, risque de déplacements forcés du personnel, etc. Les listes qui se sont présentées à l’élection du Conseil d’Institut du 8 octobre reflètent d’ailleurs ces inquiétudes légitimes du personnel.

En annonçant la fusion au 1er janvier 2022, le Président a défendu la création d’une seule Université « avec une seule présidence, un seul Conseil d’Administration et un seul Conseil Académique, garantissant subsidiarité au plus près du territoire et relations de proximité ». Tout le monde sent bien le caractère contradictoire de cette formulation : qui peut croire que l’institution d’organes de décision à une échelle supérieure garantira la participation effective des agent.e.s à la vie de l’établissement au plus près de leur quotidien au travail ? Comme cela a pu être observé dans d’autres universités fusionnées ainsi que dans d’autres services publics régionalisés, on assistera à un affaiblissement des principes démocratiques et à un renforcement du pouvoir d’« experts » venus de tous horizons. Cette organisation technocratique est d’ailleurs voulue par la Région et le ministère, au nom de la « simplification » administrative ainsi que de l’attractivité et de la compétitivité des territoires.

Cette tendance globale se retrouve dans la loi de transformation de la Fonction Publique adoptée par le Parlement en août dernier. À la réduction des compétences des Commissions Administratives Paritaires (exclusion des questions de mutation, mobilité, avancement et promotion des agent.e.s) s’ajoute la fusion des Comités Techniques et des Comités d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) dans une seule instance : le Comité Social d’Administration (CSA). On imagine le travail aisé de ces supers-représentant.e.s du personnel dans le cadre d’une seule Université normande… Compte tenu de l’état du « dialogue social » à l’Université de Caen, il n’est pas dit que cette perspective de réduction du contre-pouvoir syndical soit si mal accueillie par l’actuelle direction… si elle est réélue.

Et c’est bien là que réside l’un des enjeux de l’élection aux conseils centraux du printemps prochain. Le personnel de l’Université reconduira-t-il une équipe dirigeante qui a poursuivi la politique de réduction des effectifs, introduit les techniques de management du privé dans l’organisation du travail, imposé la suppression de diplômes, forcé la fusion de composantes et d’universités, restreint l’accès à l’information sur la politique de l’emploi du Comité Technique, empêché l’action autonome du CHSCT sur les conditions de travail…. ?

A suivre ?

SUD Éducation - Solidaires


Chronique de l'Université à l'heure de l'"autonomie" #2

SUD Education Calvados - 27 novembre 2019

 

 

 

Une politisation de l’encadrement administratif en régime d’« autonomie »

 

À ces changements dans l’organisation du travail (voir chronique #1) s’ajoute une transformation des rapports entre composantes et administration centrale, qui passe par l’extension du pouvoir de l’encadrement administratif. Soulignons, s’il en était besoin, que ces paragraphes ne visent pas des personnes, mais s’attachent à la description de fonctions…

Suivant le décret relatif à l'emploi de secrétaire général d'établissement public d'enseignement supérieur paru en 2010, le Directeur ou la Directrice Général.e des Services (DGS) participe dorénavant à l'élaboration et à l’évaluation des politiques d'établissement dont il ou elle assure la mise en œuvre opérationnelle. Le passage de Secrétaire Général.e (SG) à DGS, au-delà de la modernisation sémantique, entraine donc une politisation de cette fonction administrative, qui reconfigure la relation avec l’équipe dirigeante élue. Les échanges au sein de la table-ronde intitulée « DGS demain, un métier à réinventer dans les nouveaux périmètres de l’université » lors du colloque de l’Assemblée des DGS de 2015 à l’Université de Strasbourg sont particulièrement évocateurs. Assumant le caractère politique de leurs nouvelles attributions, les DGS, qui se voient comme des « managers stratégiques » ou des « chefs d’orchestre », appellent à dépasser le binôme traditionnel, constitué de la Présidence et du Secrétariat Général, pour mieux prendre part à l’élaboration du projet politique de l’établissement.

L’Université de Caen a adopté en novembre 2016 une modification similaire au niveau des Responsables Administratif.ve.s d’UFR ou d’Instituts, devenu.e.s Directeur.trice.s Administratif.ve.s de Composante (DAC). Outre les attributions classiques de ce type de poste, le ou la DAC accompagne la direction élue dans la définition de la politique de la composante et dans la mise en œuvre de ses orientations stratégiques. Il ou elle assiste également le directeur ou la directrice dans la préparation du dialogue de gestion, lors des entretiens Ressources Humaines et budgétaires. Dans l'orientation générale de la fonction, il est demandé aux DAC, dans le titre « Savoir-faire comportemental / savoir être », de faire preuve de « discrétion professionnelle et [de] loyauté institutionnelle »…

Cette dernière formulation, qui n’apparait dans aucune autre fiche de poste du personnel BIATSS, résonne de manière particulière pour cette catégorie d’agent.e.s de la Fonction Publique d’État. Prenant tout son sens avec l’extension de ses attributions, cette injonction comportementale sonne comme un rappel à la subordination hiérarchique envers le ou la DGS face à la potentielle solidarité fonctionnelle dans la composante. La Direction Générale des Services, intervenant davantage dans le projet d’établissement, dispose ainsi d’un relai, aux pouvoirs étendus, au sein des UFR ou Instituts. Lors des dialogues de gestion, pilotés sur des critères de performance, les directeur.trice.s de composante élu.e.s, peu formé.e.s à ces sujets et esseulé.e.s face à la direction de l’Université, sont ainsi « cadré.e.s » au préalable par les Directions Administratives.

Cette évolution des métiers, résultant de l'« autonomisation » des universités, opère un brouillage des frontières entre administratif et politique voire un transfert (fût-il partiel) de la décision aux agent.e.s de l'encadrement.

A suivre...

SUD Éducation - Solidaires...



Chronique de l’Université à l’heure de l’« autonomie » #1

SUD Education Calvados - 26 novembre 2019

 

 

L’Université de Caen devrait fusionner avec son homologue rouennaise au 1er janvier 2022. Au terme d’un processus imposé de restructuration interne des composantes (Carré International, SEGGAT, HSS, IUT GON), l’équipe dirigeante actuelle, sans mandat, ni réelle concertation, a décidé d’avancer vers la création d’une Université Normande (sans la participation du site havrais). Rappelons en effet que cette perspective de fusion des établissements ne figurait pas dans le programme de la liste sortie majoritaire du scrutin aux conseils centraux en 2016. Ce « passage en force » ressemble à l’adoption des Responsabilités et Compétences Élargies (RCE) à l’Université de Caen, il y a dix ans. L’équipe dirigeante de l’époque, contrairement à ses engagements de campagne, décidait d’anticiper, au cours de l’année 2009-2010, le passage aux RCE, ces dispositions contenues dans la loi LRU qui transféraient aux universités la gestion du budget et de la « masse salariale ». L’histoire bégaie…

Au-delà des promesses qui n’engagent que ceux et celles qui y croient, dix ans après l’adoption des RCE et à l’aube de la disparition de l’Université de Caen, il est temps d’esquisser un bilan de l’« autonomie » imposée aux universités, réforme qui a modifié radicalement l’organisation des établissements publics de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR).

Du management pour pallier la compression de la « masse salariale »


N’ayant plus accès depuis deux ans à des informations précises concernant l’évolution de l’emploi à l’UCN (impossible de connaître le nombre et la localisation des suppressions de postes…) au Comité Technique de l’établissement, nous sommes contraint.e.s de nous reporter au bilan social produit chaque année. Or, ces documents, accessibles sur l’intranet, ne facilitent pas une lecture sur le temps long, en raison du mode de présentation des chiffres, et ne permettent pas une analyse fine de l’emploi par composante, l’information étant absente des bilans sociaux.

Entre 2012, pic de recrutement, et 2018, date des dernières données publiées, l’UCN connait une baisse de ses effectifs totaux qui passent de 2 861 à 2 696 agent.e.s. Cette diminution frappe plus durement le personnel BIATSS qui perd pas moins de 15% de ses effectifs en 6 ans. La baisse pour les enseignant.e.s est semble-t-il moins importante. Notons tout de même que le nombre d’enseignant.e.s-chercheur.e.s titulaires passe de 942 en 2012 à 870 en 2018 – moins 8% environ tout de même. Cette relative limitation de l’hémorragie pour les enseignant.e.s s’explique en fait par le recours accru à du personnel précaire : la part des contractuel.le.s passe d’un peu plus de 24% en 2012 à 31% en 2018. Les agent.e.s BIATSS connaissent quant à eux une réduction de la précarité sur la même période, même si le taux de contractuel.le.s atteint toujours 26% en 2018 – contre 32% en 2012. Si le nombre d’agent.e.s diminue donc, leur précarité se maintient voire se renforce dans l’ensemble, le nombre d’enseignant.e.s dépassant celui des BIATSS. Couplée à l’accroissement du nombre d’étudiant.e.s sur la même période – près de 23% d’augmentation tout de même –, cette tendance a nécessairement impliqué une augmentation de la charge de travail pour le personnel.
Rien d’exceptionnel sous le (pale) soleil normand, la précarité est une variable structurelle et historique de l’ESR. À noter l’initiative récente (une de plus, malheureusement…) se donnant pour objectif de rendre visible les luttes contre la précarité : Appel solennel des chercheur.e.s précaires.

La compression de la « masse salariale » s’accompagne d’une mutation de l’organisation du travail et du pilotage des composantes, processus devant permettre de faire « tenir l’édifice » soumis à cette cure d’austérité. Entre 2014 et 2019, l’Université de Caen a en effet connu une inflation des formations à destination du personnel visant à introduire les techniques de management dans l’organisation du travail. À titre d’exemple, le plan de 2018 se donne entre autres objectifs généraux de « renforcer les compétences managériales des équipes de directions et des agents en situation d’encadrements ». Deux sessions de formation sont ainsi programmées : l’une portant sur le « management zen et coopératif », l’autre invitant à « Se positionner comme manager ». Encore plus éclairant, l’une des formations récurrentes depuis trois ans a trait à la gestion des conflits, intitulée en 2017 et 2018 « Mieux communiquer pour prévenir les conflits ». Signe d’une prise en compte par l’administration centrale des tensions traversant les composantes, mais d’une réponse pour le moins limitée, comme si une meilleure communication pouvait remplacer les suppressions de postes et l’augmentation de la charge de travail…

A suivre...

SUD Éducation - Solidaires