Infos Sud Education Calvados hebdomadaire Infos SUD éducation Calvados
29 janvier 2015

Solidaires, Unitaire, Démocratique

Enseignement 1er Degré

Conditions de travail dégradées :

soyons solidaires et mettons l'administration devant ses responsabilités

 

SUD Education ne cesse de dénoncer les conditions de travail dégradées des enseignant-e-s et des personnels de l'Education en général. Conscients de la difficulté supplémentaire que peut représenter l'absence d'un ou plusieurs enseignant-e-s dans une école, nous appelons les collègues à utiliser les outils à leur disposition (Registre de Santé et de Sécurité au Travail, Registre de Danger Grave et Imminent, le cas échéant...) pour alerter la hiérarchie, responsable de nos conditions de travail, plutôt que d'opposer les uns aux autres. Rappelons que le nombre de remplaçants n'a cessé de baisser ces dernières années; la DSDEN fait le choix délibéré de ne pas remplacer certain-e-s collègues absent-e-s sous divers prétextes en laissant aux enseignant-e-s présent-e-s la responsabilité d'élèves supplémentaires, dégradant ainsi leurs conditions d'exercice.

 

Nous rappelons à l'ensemble des collègues, qu'ils soient adjoint-e-s ou directeurs/directrices, que nous sommes prêts à les accompagner dans leurs démarches auprès de l'administration pour dénoncer les causes de leur souffrance au travail et mettre nos supérieurs hiérarchiques face à leurs responsabilités. Mais nous refusons que les collègues remplaçant-e-s soient dénigré-e-s publiquement, qui plus est en utilisant la boîte mail académique et ses listes de diffusion.

Prochaine réunion du Comité hygiène,sécurité et conditions de travail :

vos fiches RSST

 

Le prochain Comité hygiène sécurité et conditions de travail spécial départemental (CHSCTSD) se tiendra le mardi 10 mars 2015. Cette instance doit s'attacher à la prévention des risques professionnels et à l'amélioration des conditions de travail. Vous pouvez nous transmettre les fiches du registre santé et sécurité au travail (RSST) que vous auriez remplies. Ces fiches constituent des outils indispensables pour prendre en compte les difficultés sur le terrain et sur lesquels s'appuyer en instance pour améliorer les conditions de travail, conformément à l'article 60 du décret 82-453 (du 28 mai 1982).


Après les tueries à Paris, le gouvernement veut embrigader l’école publique

 

Dans un contexte d’émotion et dans l’urgence, face à des assassinats terroristes dont le lien avec l’éducation est loin d’être établi, le gouvernement charge l’école laïque d’une responsabilité écrasante qui occulte celle des autres facteurs politiques et sociaux intervenant dans la situation actuelle ; du chômage à la stigmatisation de certaines populations, de la politique de la ville aux cadeaux au patronat, de la réduction des services publics à celle du tissu associatif, des alliances atlantistes aux politiques impérialistes.

 

SUD éducation défend sans concession une école publique et laïque, mais ici le gouvernement instrumentalise et dévoie la laïcité pour légitimer le développement d’un arsenal de mesures normatives et répressives visant à définir un « comportement citoyen » imposé à tous les niveaux.

On est aux antipodes d’une école telle que voudrait la construire SUD éducation, privilégiant l’éducation par l’échange au sein du collectif qu’est la classe, l’enseignement mutuel, le développement de l’esprit critique, la construction patiente d’une pensée autonome chez les élèves, la conviction et le raisonnement, au lieu d’un formatage aussi vain que peu démocratique par des « rituels » stéréotypés.

 

 

Communiqué du syndicat sud éducation suite à la tentative du suicide d'une employée du lycée Branly à Amiens

 

Vendredi 23 janvier, une employée du lycée Branly à Amiens a tenté de mettre fin à ses jours, sur son lieu de travail. Le syndicat Sud Éducation apporte tout son soutien à la collègue et à toutes celles et à tous ceux qui ont vécu l’événement douloureux.


Pour Sud Éducation, de tels événements illustrent de façon dramatique la situation de souffrance au travail des personnels. La cause de cette souffrance n’est pas à rechercher uniquement dans la vie de l’agent, elle est aussi à rechercher dans l’organisation du travail qui a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Les situations de sous effectifs entraînent la perte de repères des salariés et la destruction des collectifs de travail. La gestion des ressources humaines est à l’origine d’une pression invraisemblable pour chaque salarié-e.


Sud Éducation demande que cessent d’être mises en place des organisations du travail responsables de souffrance chez les personnels.
Comme après chaque suicide ou tentative de suicide, le rectorat nie la relation avec le travail et dans ce dernier cas, utilise une cellule dite psychologique pour demander au personnel de rester silencieux sur l’événement et pouvoir d'autant mieux renvoyer à la sphère privée. Nous dénonçons cette attitude irresponsable qui refuse de remonter aux causes de l'événement. C'est pourquoi nous demandons la tenue d'un Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail extraordinaire et exigerons une enquête pour :

  • recueillir les premiers témoignages qui risquent de changer après réflexions et/ou pressions,
  • permettre de prendre les mesures adaptées pour que cela ne se renouvelle pas,
  • mettre en cause l'employeur puisqu'il est responsable de la sauvegarde de la santé physique et mentale du salarié, contrepartie du lien de subordination,
  • constituer le dossier accident du travail.

SUD ÉDUCATION METTRA TOUT EN ŒUVRE POUR QUE L’ÉDUCATION NATIONALE ASSUME SES RESPONSABILITÉS VIS-À-VIS DE LA PRÉSERVATION DE LA SANTÉ DE TOUS SES PERSONNELS.

 

 

Non à une réforme du collège soumise aux logiques de l’employabilité, pour un collège unique polytechnique pour toutes et tous

 

La ministre de l’Éducation nationale a donné de premières indications concernant la réforme du collège qui devrait être précisée dans les prochaines semaines. SUD éducation rappelle son attachement au collège unique, son opposition à faire de l’école une antichambre de l’entreprise et son scepticisme face à l’importance accordée au numérique et au rôle qu’on veut lui donner.


En effet, l’implication financière et pédagogique de l’État dans le numérique pose question : logiques économique et managériale, flicage des élèves et des personnels, partenariats avec des entreprises privées, appel à des prestataires privés, promotion de logiciels et formats propriétaires au détriment des logiciels et formats libres...


L’ouverture d’un chantier des métiers et le futur « parcours de découverte du monde professionnel » ayant pour but de stimuler « l’esprit d’entreprendre » des élèves, en les plongeant dès le collège dans le monde de concurrence et de compétitivité des entreprises, est pour nous aux antipodes de l’objectif émancipateur de l’école.


SUD éducation revendique une ouverture sur le monde qui ne se limite pas à l’entreprise. La vie ne se réduit pas à l’emploi et les élèves à de futur-e-s travailleuses et travailleurs. Les élèves pourraient en revanche être incités à découvrir d’autres milieux (militant, associatif, syndical, politique...). Nous contestons le statut de stagiaire positionnant les élèves dans une logique d’emploi.


Nous contestons aussi l’argumentation fallacieuse qui conduit à instrumentaliser les problèmes de décrochage et les difficultés scolaires pour justifier l’abandon du principe d’égalité d’accès à l’éducation de toutes et tous.


SUD éducation continue de revendiquer un collège et un lycée uniques avec un enseignement polytechnique pour toutes et tous basé sur des pédagogies coopératives et émancipatrices.


Nous nous opposons donc à toute logique qui conduirait à la mise en place de filières différenciées, induites en creux par la notion de tronc commun partiel, et qui conduirait à une hiérarchisation de fait des formations dès le collège.

 

Voie professionnelle : les revers de la logique indemnitaire

 

SUD éducation refuse la logique indemnitaire du nouveau décret sur les missions et services des enseignant-e-s dans le second degré et revendique plutôt la compensation des tâches supplémentaires par des décharges de services amenant une réduction du temps d’enseignement.

 

Dans l’immédiat, les indemnités générales (de type ISOE part fixe) doivent être intégrées au traitement et les indemnités particulières doivent être attribuées selon des règles nationales définissant les situations donnant lieu à indemnités, et non dépendre de l’arbitraire des rectorats ou des établissements. Nous refusons les indemnités qui cherchent à hiérarchiser les personnels du type « préfet des études » ou « membre du Conseil pédagogique » et nous nous opposerons à tout texte qui en instituerait.

 

Nous refusons également la généralisation des modalités de contrôles en cours de formation (CCF) et revendiquons son abandon avec le retour aux épreuves ponctuelles.

 

Néanmoins, dans l’attente d’obtenir satisfaction sur ces revendications :

  • SUD éducation revendique une pondération à 1,1 des heures effectuées en terminale bac pro et dans les deux années de CAP.
  • SUD éducation dénonce le taux scandaleusement bas de l’indemnité forfaitaire de 300 euros. Cette somme dérisoire constitue une aumône faite aux enseignant-e-s. De plus, cela contribue à dévaloriser des diplômes peu reconnus, déjà écornés par les modalités d’examen en CCF.
  • SUD éducation revendique une compensation proportionnelle à la charge de travail effectuée, prenant en compte le nombre d’épreuves, de sous-épreuves et le nombre d’élèves concernés. Il est nécessaire d’attribuer l’indemnité aux enseignant-e-s de la voie professionnelle en relation à la charge de travail et aux contraintes que la mise en œuvre de CCF implique.

 

Le très beau Noël des recteurs et des rectrices

 

Le 23 décembre 2014, le gouvernement a augmenté de 10 000 € la part fixe de la prime annuelle des recteurs et des rectrices.

 

Par arrêté du 23 décembre 2014, les ministres chargés de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, de la Fonction publique, et du budget ont modifié la part fixe de la prime annuelle accordée aux recteurs et rectrices en sus de leur salaire déjà confortable : elle est ainsi passée de 15 200 € à 25 620 €, augmentant de 10 000 € c’est-à-dire de 68 % !

 

Les recteurs bénéficient également d’une part variable fixée par un arrêté ministériel du 12 novembre 2010 qui stipule que "Le montant annuel de référence de la part variable susceptible d’être versée aux recteurs d’académie en fonction de leur manière de servir et des objectifs atteints représente 45% du montant annuel de la part fonctionnelle".

 

En atteignant tous ses objectifs de 2015, un recteur ou une rectrice d’académie pourra donc toucher "une prime globale, en plus du salaire, pouvant aller jusqu’à plus de 37.000 euros à l’année."

 

Il faut rappeler que le point d’indice pour tou-te-s les fonctionnaires est gelé depuis 2010, et qu’automatiquement nos salaires baissent avec l’augmentation des prélèvements.

SUD éducation dénonce toute prime au "mérite", surtout quand elles sont extravagantes, et encore pire quand on sait que les objectifs à atteindre vont dans le sens d’une réduction des moyens au nom de "l’efficacité".

Quelle indécence au même moment où les zones d’éducations prioritaires luttent pour se voir allouer les moyens dont elles ont besoin pour fonctionner !

 

Créations de postes 2015 : encore de la poudre aux yeux !

 

Le budget de l’État pour 2015, voté le 18 novembre, prévoyait une hausse de 2,4% du budget de l’éducation avec la création de 9400 postes. Le détail des créations de postes fourni en Comité Technique Ministériel le 17 décembre montre qu’il s’agit d’un trompe-l’œil. Les 5061 créations de postes d’enseignant-e-s prévues ne couvrent pas la hausse démographique, continue ces dernières années.


De plus, environ 10% des stagiaires ne sont pas titularisé-e-s. Les créations de postes de stagiaires ne garantissent donc pas la création d’autant de postes de titulaires. Rappelons aussi que l’ensemble des postes proposés aux concours ne sont pas pourvus faute de candidat-e-s ou faute de validation d’admissions par les jurys.


Par ailleurs, rapportés aux 80 000 postes supprimés durant le précédent quinquennat et même pour tenir la promesse des 60000 postes sur le quinquennat les postes créés cette année sont très insuffisants.


Enfin, ces créations de postes devront servir à financer les pondérations en REP+ et pour classes à examen. En effet, la réforme de l’éducation prioritaire prévoit que chaque heure de service effectuée en collège REP+ soit comptée pour 1,1 heure. Elle prévoit également que les enseignant-e-s du premier degré soient libéré-e-s 18 demi-journées pour de la concertation. Et les pondérations pour classes à examen dans l’enseignement secondaire général et technologique vont aussi demander quelques moyens supplémentaires.


Cette réforme nécessitera des moyens humains (heures dans le secondaire, remplaçant-e-s dans le premier degré) : elle va donc absorber toute une partie des les créations de postes, qui ne serviront donc pas à améliorer l’ordinaire (effectifs par classe, dédoublements, etc.).

Au total, ces annonces de créations de postes ne passeront pas l’épreuve des dotations horaires globales (DHG) des collèges et lycées, ni celle des cartes scolaires des écoles. Cette année encore, des collègues se mettront en grève pour lutter contre la suppression d’un dédoublement, contre la montée des effectifs, contre une fermeture de classe. SUD éducation soutiendra toutes ces luttes. Pour obtenir les moyens nécessaires dans toutes les écoles, dans tous les établissements, dans toutes les universités, il faudra construire la convergence de ces mobilisations vers une lutte d’ensemble, pour imposer une rupture avec l’austérité et un budget à la hauteur des besoins pour le service public.

 

DE NOTRE UNION SYNDICALE SOLIDAIRES

 

Contre la criminalisation du mouvement social espagnol

 

Dans ce pays où la misère est endémique (selon une enquête récente de l'UNICEF : 30% des enfants, environ 3 millions de personnes, vivraient sous le seuil de pauvreté), le mouvement social et syndical est frappé par une répression étatique sans précédent, rappellant les heures sombres du franquisme.

 

Pour faire face à cette réalité : Un réseau solidaire anti-répression a été mis en place à l'initiative de plusieurs syndicats de lutte de classe de la péninsule (CGT, LAB, CUT, Solidaridad Obrera, Confédéracion Intersindical, ASSI). Une tournée de meetings et réunions publiques a déjà eu lieu avec une conclusion de cette tournée à Saragosse le 27 octobre 2014. Dans le guide anti-répression présentant cette tournée, on peut lire des chiffres qui donnent le vertige : « il y a des dizaines de milliers de personnes avec des amendes à payer, plus de mille personnes encore poursuivies et des centaines avec des menaces de prison ferme ».
Lire le tract...

 

 

Loi Macron, loi des patrons !

 

Le 26 janvier 2015 s’ouvrira le débat parlementaire sur le projet de loi Macron. Ce projet de loi qui porte le nom de l’actuel ministre de l’économie, concerne pourtant des domaines aussi divers que la privatisation de l’aéroport de Nice et de Toulon, la dérèglementation de la profession des notaires, la libéralisation des transports par autocar...Macron, ministre de l’économie mais aussi de l’écologie et de la justice ! L’économie prend ainsi le pas de tout le reste. Pour sa part, le ministre du travail a disparu corps et bien. Toutes ces mesures sont en effet guidées par un credo libéral que la « gauche » socialiste reprend à son compte : encore plus libéraliser et simplifier la vie des entreprises dans l’espoir que l’activité et l’emploi refleurissent sur les terres de France. Le projet contient également des attaques très importantes contre le droit du travail, alors que les médias n’ont retenu que la réforme du travail dominical. Or, le projet prévoit également d’assouplir (encore et toujours) la procédure de licenciement économique, de réformer en profondeur les Conseils de Prud’homme ainsi que les pouvoirs de l’inspection du travail.
Lire le tract...
Sur le même sujet : signez la pétition du collectif pour la santé des travailleuses et travailleurs. ICI

 


 

 

Le coût humain du capitalisme :

Licenciements, chômage, précarité, conditions de travail

 

Le gouvernement Valls/Hollande applique des recettes qui depuis plus de vingt ans ont montré leur inefficacité. Les exonérations de cotisations sociales patronales ne favorisent pas la création d’emplois et sont un puits sans fonds. C’est le cas du pacte de responsabilité avec le cadeau de 41 milliards fait aux patrons sur le dos de la Sécurité sociale, des ménages, et des collectivités locales, auxquels on impose une cure d’austérité de cinquante milliards !
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