Sud Education Calvados
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Déclaration de Sud Education Calvados
à la réunion du CHSCT-SD du 10 mars 2015

 

Depuis la mise en place des CHSCT dans l'Education nationale, quelques progrès ont été accomplis dans l'information des personnels et la protection de leur santé physique et psychique au travail. Mais il en reste bien davantage à réaliser et nous nous inquiétons de la lenteur de leur marche rapportée aussi bien aux besoins qu'aux dispositions réglementaires.


La raison principale de cette lenteur tient à la faiblesse des moyens mis en oeuvre pour atteindre les objectifs de santé et de sécurité au travail. En témoigne, d'abord, la distance qui sépare aujourd'hui du moment où les personnels pourront effectivement bénéficier d'une visite médicale du travail tous les cinq ans comme le prévoit pourtant la loi. En témoigne encore la prise en compte très difficile et longue du risque que fait courir le radon aux personnels et aux élèves dans notre département, notamment du fait des coûts des travaux à réaliser dans les établissements scolaires. Dans un contexte général d'austérité budgétaire, où la dépense publique est perçue comme une charge, il semble bien que la santé des personnels soit considérée comme un sujet auxiliaire, à propos duquel on pourra parler tant qu'on veut, à condition que cela ne coûte rien. C'est, pourtant, ce qui est impossible.


Mais la politique de restriction budgétaire n'est pas seule responsable des retards que connaît la protection de la santé et de la sécurité des personnels au travail dans l'Education nationale. Les autorités administratives, en leurs différents échelons, montrent souvent, à ce sujet, leurs réticences : elles veulent bien agir sur les effets, quand elles en ont les moyens, mais pas sur les causes quand celles-ci se trouvent dans l'organisation du travail. Dès lors, quand ils font valoir leurs droits en la matière, les personnels se voient fréquemment reprocher de contester une organisation du travail à laquelle ils devraient, avant tout et sans discussion, obéir. Plus encore, les souffrances vécues et les difficultés rencontrées sont de nombreuses fois renvoyées à la responsabilité des personnels eux-mêmes. Ainsi, non seulement le problème n'est pas traité mais il est parfois agravé par l'autorité administrative qui a pourtant la charge de le résoudre et, surtout, d'empêcher qu'il apparaisse. La consultation obligatoire du CHSCT avant toute réorganisation du travail conformément au code du travail, si elle existait bel et bien, permettrait d'éviter tous ces écueils pathogènes, anxiogènes et destructeurs à la santé des personnels.

 


Notre perspective, en tant que syndicat, est tout inverse. Nous n'acceptons pas ce déni de la part de notre employeur et nous lui rappellerons autant de fois qu'il le faut, par toutes les voies possibles, qu'il a l'obligation d'assurer des conditions de travail qui ne soient pas pathogènes et dangereuses pour les personnels et que ces personnels ont des droits dont l'exercice de ces droits ne saurait constituer un affront. A l'heure où les personnels de l'éducation ont été conviés, au premier chef, à faire corps avec les valeurs de la république et où ils ont été rappelés à leur mission d'instruction civique vis-à-vis des élèves, que penser des propres difficultés dans lesquelles ils se trouvent pour faire reconnaître, dans leur travail, leur droit à la santé ? Les droits humains fondamentaux ne se limitent pas au droit de vote et à la liberté d'expression, le droit à la santé en fait également partie. A l'occasion de la constitution de ce nouveau CHSCT, nous affirmons notre volonté d'agir pour que ce droit devienne davantage une réalité pour les personnels que nous représentons.


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