Evaluations CP ?

Le ministère cède !

 

Face à la grogne des collègues et de certaines organisa­tions syndicales, le ministère reconnaît enfin que les éva­luations CP ne sont pas passables en l'état et que les collègues sont libres de les faires passer comme ils le veulent voire de ne rien faire passer du tout puisque aucun texte réglementaire (circulaire acadé­mique ou ministérielle) n'impose ces évaluations... et oui un simple courrier du DASEN ou du ministère ne suffit pas ! Jean­ Marc Huart, directeur de l’enseignement sco­laire (Dgesco), lève lui­même les consignes d’application de l’évaluation de CP via un courrier adressé aux col­lègues : « Il est important que cette évaluation se déroule dans un climat de bienveillance... sans aucun esprit de compétition », « Vous avez la possibilité de ne faire pas­ser qu’une partie des exercices », « Les durées de pas­sation doivent être considérées comme indicatives. ».

 

Petit rappel du contenu


Des évaluations stéréo­typées et bien loin des pratiques scolaires aux­quelles les élèves ont été habitué­e­s en mater­nelle, des consignes incompréhensibles pour un début de CP, un timing de passation sous­-évalué, une évaluation de fran­çais axée sur la maîtrise de la syllabique (ce qui est le programme du CP et pas celui de la GS), aucune suite prévue en terme de moyens pour les écoles (RASED, enseignant­e­s supplémentaires) ...

 

Le ministère demandait des évaluations d'ici la mi­-sep­tembre, soi­-disant pour permettre aux enseignant­e­s d'adapter leur pédagogie... comme si nous ne le faisions pas déjà en prenant en compte les spécificités de nos écoles et de nos élèves et en travaillant en lien avec nos collègues de maternelle, ce que ne permettaient aucune­ment ces évaluations nationales.


Et pour les élèves et leur famille la conséquence était im­médiate : du stress et un fichage comme « mauvais/en échec » dès le début de l'année... on est loin de la « bienveillance » chère à notre ministre.

 

 

Quand c'est pourri... c'est pourri !

 

Les collègues ont bien eu raison de se mobiliser contre ces évaluations. Une fois encore ça n'est pas parce que ça vient d'instructions officielles que c'est bien pensé... d'ailleurs les archives nationales débordent d'évaluations du ministère de l'éducation nationale inutilisées. Les col­lègues devraient se faire confiance et toujours refuser d'appliquer les instructions officielles sans réflexion cri­tique car leur refus est bien souvent légitime. Les col­lègues chargé­e­s de classe sont les mieux placé­e­s pour savoir quoi faire avec leur classe donc faites­ vous confiance !

 

 

Mais rien n'est gagné...


Le ministère remet à plus tard. Jean­ Marc Huart annonce déjà « la construction d’un nouveau protocole » pour la prochaine rentrée « sous l’égide d’un conseil scientifique placé auprès du ministre ». C’est reculer pour mieux sau­ter car il ne faut pas oublier que les évaluations natio­nales sont un formidable outil de flicage et de tri de nos élèves et à travers eux de notre « valeur profession­nelle »... Blanquer nous a déjà fait le coup sous Sarkozy quand il était lui-même directeur de la Dgesco.

 

 

Alors quoi faire ?


Quand on veut dire NON, il faut le faire collectivement : Sud éducation Paris appelle l'ensemble des collègues au boycott de toutes les évaluations, institutionnelles, inutiles et néfastes ! Ne faisons rien passer, ne remontons rien ! Refusons de catégoriser nos élèves et nos écoles ! Refusons de nous auto­-fliquer.

 

 

N'hésitez pas à nous contacter si on vous met la pression pour les faire passer ou si vous avez besoin de soutien... on est là pour ça !

 


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