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Profession de foi élections 2018

Faits marquants en image


 

Rentrée dans le 1er degré :

jusqu'ici tout va bien ?

 

On se souvient de la rentrée catastrophique 2017 lors de laquelle 15 enseignant-es avaient vu leur classe fermer le jour de la rentrée, 15 écoles avaient dû revoir leur organisation au mépris du temps passé à préparer cette rentrée durant l'été.


Cette année, c'est moins pire ?
Pas vraiment. Si « seul-es » 4 PE ont subi une fermeture de classe le jour de la rentrée, l'organisation des services de la DSDEN et la gestion des situations restent très inquiétantes.


Il y a la situation des écoles où on prévoit de fermer une classe alors que les effectifs sont quasi stables. C'est le cas de l'école de La Graverie, dans le Bocage virois. En cause, l'établissement de la moyenne des effectifs à l'échelle de l'école primaire (maternelle + élémentaire) ; résultat, les classes de maternelle sont à 29-30 élèves. La colère et la lassitude sont prégnantes chez ces collègues. Les parents se sont mobilisés mais aucune écoute, aucun retour de la part de l'administration.

 

rentrée scolaire calvados sud education solidaires blanquer bus reduction de postes giberville REPAutre exemple, l'école de Giberville. Il y a encore 3 ans, Giberville était classé ZEP et bénéficiait des moyens qui allaient avec, mais le collège ayant perdu sa qualification REP, toutes les écoles dépendant de cette tête de pont l'ont également perdue. Pourtant, la situation sociale n'a pas changé et les difficultés restent les mêmes ! En juin, l'école apprend qu'elle perd une classe alors que les effectifs restent les mêmes à la rentrée. La promesse de la DSDEN aux élu-es de maintenir cette classe en cas d'effectifs importants n'a pas été tenue. Même traitement, même résultat : 28-30 élèves par classe dans un secteur où les difficultés se concentrent. Le dortoir fait pour 23 élèves en compte 40 : vive la sieste les un-es sur les autres ! Pas grave, les microbes régleront bientôt le problème de sureffectif ! Aucune possibilité d'accueillir les enfants qui arriveront en cours d'année, le bus mis à  disposition par la Mairie pour les sorties scolaires est trop petit pour accueillir 2 classes complètes...

 


Fontaine-Etoupefourt : maternelle à 30 également
; La DSDEN dit qu'il est impossible d'ouvrir une classe, faute de locaux : ouf ! Elle est passée à un cheveu de devoir trouver des moyens de fonctionner ! « Non, non ! », répond le maire, qui a anticipé : un préfabriqué est disponible! Cela suffira-t-il à convaincre la DSDEN d’attribuer les moyens d'accueillir en toute bienveillance des bambins, pour qui la première expérience de l'école n'inspire par  d'emblée la confiance...

 

boite de sardines rocquancourt sud education solidaires rentrée scolaire 2018 classes surchargées

Voici des échos de l’école de Rocquancourt, où la rentrée s’est faite en musique sur l’air de Patrick Sébastien « Ah c’qu’on est serré au fond de cette classe... ». L’inspecteur de circonscription, alerté dès la fin août des gros effectifs de l’école : 5 classes et 135 enfants (soit 27 en moyenne, donc avec un CP-CE1 à... 28 élèves pour l’instant, 29 en octobre) avait annoncé la couleur : pas d’ouverture, pas de comptage des effectifs à la rentrée.


Quelques parents ont ficelé un petit speech ce lundi matin, déployé quelques banderoles (« Nos enfants ne sont pas des sardines, nous ne voulons pas de cette cuisine ») pour déplorer ces vilaines conditions de rentrée et revendiquer l’ouverture d’une classe supplémentaire.


Les trois quarts des parents présents ont voté de « bloquer la rentrée » en gardant les enfants à la maison. Quelques-un-es sont resté-es sur place toute la journée en attendant l’inspecteur... Mais les premiers à venir ont été les gendarmes. Les seconds aussi, d’ailleurs. Et les troisièmes également ! Il faut croire que le lieu était plaisant : par trois fois, ils sont venus à l’école pour prendre les identités des parents occupants, et tenter de les intimider. L’IEN a dû consentir à improviser lundi soir une réunion avec le maire et les parents représentants d’élèves, la directrice de l’école étant quant à elle invitée... à « garder son droit de réserve »! Bilan : pas d’ouverture de classe. « Léger » problème soulevé lors de ladite réunion : dans la classe de CM1-CM2 (petite salle, 28 élèves), les tables empiètent sur les issues de secours... Réponse de l'IEN: « pousser les tables pour sortir !». En attendant, toute l’année les élèves vont pousser les murs...


Nous avons aussi les exemples inverses, d'ouverture non justifiée en juin et remise en cause en septembre. La directrice de l'époque de l'école de  Campeaux tire la sonnette d'alarme à plusieurs reprises au printemps : les effectifs ne justifient pas l'ouverture d'une classe. Mais l'administration ne veut pas entendre, sans doute préoccupée à l'idée de faire passer la fusion de cette école avec celle de la Ferrière Harang et la suppression du 0,5 PMQC ( dispositif « plus de maîtres que de classes »). Mais le couperet tombe le lundi 3 septembre : une classe va être supprimée. C'est la professeure stagiaire et son binôme qui bougeront. A cette PES, on peut lui dire « bienvenue dans le métier ! » ; alors que tout ceci pouvait s'anticiper au printemps dernier.


Tous ces exemples de moyens insuffisants sont les conséquences de la mise en œuvre des CP-CE1 à 12... à moyens constants ;
Dans ces conditions, comment faire autrement que déshabiller Pierre pour habiller Paul ? Cela instaure une ambiance délétère de concurrence entre les écoles, entre les collègues à qui on fait vivre des situations scandaleuses au mépris de leur investissement.

 

Oui à la réduction des effectifs d’élèves,

mais pour toutes les écoles, et toutes les classes...

 


Il y a quelques jours, nous apprenions la suppression de 2600 postes dans le second degré, de quoi nourrir encore pour quelque temps nos articles, nos coups de gueule, nos revendications...


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