Recherche

Agenda militant

<< Nov. 2019 >>
LMMJVSD
123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930

Faits marquants en image

Statistiques

Depuis samedi 27 fevrier 2010

mod_vvisit_counterAujourd'hui3157
mod_vvisit_counterHier5656
mod_vvisit_counterCette semaine8813
mod_vvisit_counterLa semaine dernière38177
mod_vvisit_counterCe mois-ci62185
mod_vvisit_counterLe mois dernier119561
mod_vvisit_counterCumul7864940

 , 


 

 

 

Déclaration liminaire intersyndicale

 

Comité d'Hygiène et de Sécurité de l'Académie de Caen

du 11 octobre 2019

 

 

 

Madame la Présidente du CHSCT-A,


Elle s’appelait Christine Renon, avait 58 ans, était directrice d’école à Pantin, et aimait son travail. Depuis 30 ans au service de l’Éducation nationale elle s’est engagée, elle a donné son énergie, son temps jusqu’à l’épuisement. Dans son école, elle a mis fin à ses jours, un samedi, en laissant une lettre bouleversante, qui ne souffre d’aucune ambiguïté, dénonçant ses conditions de travail. Christine Renon était en souffrance professionnelle. Elle raconte fort bien les injonctions contradictoires, les tâches parcellaires, dénuées de sens qui la détournaient de ses missions premières : animer et coordonner une équipe. Elle décrit un quotidien fait de tracas, de manque d’outils, et surtout d’isolement.

 

Ce n’est hélas ni le premier, ni le dernier suicide d’un personnel de l’Éducation Nationale. Il a eu lieu dans l’enceinte de l’école, il est indéniablement lié au travail, aux conditions d’exercice des missions, au climat scolaire. Le suicide et le courrier de Christine Renon suscitent un émoi bien au-delà de Pantin, de la Seine-Saint-Denis, et des directeurs et directrices d’école. Alors que la pétition « plus jamais ça » frôle les 100 000 signatures, ce sont en réalité toutes les catégories professionnelles du ministère de l’Éducation Nationale qui se sentent concernées. Des collègues nombreux et nombreuses, de tous nos métiers, nous racontent la fatigue, voire l’épuisement professionnel résultant de l’augmentation de la charge de travail, de la difficulté des conditions d’exercice, d’un sentiment de dépossession de leur métier, d’être contraint et contrainte à mal faire son travail.

 

La FSU, le SE-UNSA, le Sgen-CFDT, et Sud Education Basse-Normandie demandent des actes forts, des décisions rapides et concrètes pour garantir les meilleures conditions de travail de tous les personnels et auraient souhaités l’expression d’un soutien plus fort de l’institution.

 

Madame la Présidente, les membres représentants des personnels, les personnels attendent, des décisions à la hauteur des enjeux afin que les agent-es qui sont passé-es à l’acte comme Christine Renon ne tombent pas dans l'oubli et que les alertes ne restent pas lettre morte.

 

Télécharger la déclaration