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Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail Départemental

Déclaration intersyndicale-15 octobre 2019

 

Les témoignages de souffrance au travail dans le monde enseignant au travers des média n'ont cessé ces dernières semaines d'illustrer ce que les fiches RSST et les rapports des CHSCT relatent depuis de nombreuses années : l’augmentation de la charge de travail, de la difficulté des conditions d’exercice, d’un sentiment de dépossession de leur métier, du travail empêché, la gestion de classe, la problématique de la violence scolaire, la pression hiérarchique associée à celle des familles font du métier d'enseignant l'un des plus exposés en matière de risques psychosociaux. Ainsi dans notre département, de nombreux collègues nous font part régulièrement de leur désarroi et des conséquences néfastes de propos ou d'écrits  divulgués par des chef-fe-s de service remettant en cause la valeur ou l'expertise professionnelle des enseignant-e-s qu'ils viennent évaluer.


Comment comprendre que des IEN portent du crédit à des pétitions rédigées par une APE, à des lettres d’ATSEM, à des dépôts de plainte accusant injustement des fonctionnaires dans  l'exercice de leur fonction, à une remise en cause par les parents des sanctions prises par les enseignants à l'égard des élèves en vue de préserver le climat de travail de l'ensemble de la classe ? Comment comprendre que dans ce contexte sociétal de remise en question systématique du savoir-faire de l'enseignant, la hiérarchie incrimine trop souvent encore la ou le  collègue qui se doit de se justifier, voire de subir une enquête administrative, une mise à pied, une CAPD disciplinaire ou un protocole d'accompagnement qui n'a pas raison d'être ?

 

Pourquoi ces réponses qui ajoutent de la souffrance à la souffrance ?


La souffrance au travail existe bel et bien. Elle touche l’ensemble des personnels de l’Éducation Nationale, tous exposés à des conditions de travail pathogènes. Il nous apparaît urgent de répondre tous ensemble aux attaques dont font l'objet ces personnels de manière quasi quotidienne. Il est aujourd'hui primordial et essentiel que les personnels soient écoutés, soutenus  professionnellement au risque de voir le nombre de suicides, d’états anxio-dépressifs ne pas diminuer et même augmenter au sein de notre institution.


Comme tout employeur, l’Éducation Nationale a des responsabilités comme le prévoit le Code du travail dans l’article L4121-1 qui oblige ce dernier à « prendre les mesures nécessaires  pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ». L’employeur ne doit pas seulement diminuer le risque, mais l’empêcher.


Jean Willot, Christine Renon, Laurent Gatier, Frédéric Boulé, combien encore de victimes avant de voir l’administration prendre des mesures à la hauteur du problème ?


Nos organisations syndicales revendiquent :


  • Que le travail soit adapté à l’homme et non l’inverse afin d’éviter ces événements tragiques : ce qui nécessite que l’employeur renonce au management pathogène et prenne des mesures de prévention en terme d’organisation du travail.
  • Que les guides d’accompagnements transmis en septembre par le ministre de l’Education Nationale (incivilités et agressions, dépôts de plaintes) soient déclinés au niveau départemental par des mesures effectives.
  • La reconnaissance des suicides liés au travail.
  • Que les personnels bénéficient de la visite médicale annuelle de droit avec la création d’une médecine de prévention digne de ce nom, par des recrutements massifs de médecins.
  • Un réel suivi des risques de santé et de sécurité au travail
  • Le maintien des CHSCT.


Monsieur le Président, nous, membres représentants des personnels, attendons tout comme les personnels des décisions à la hauteur des enjeux afin que les agent-e-s qui sont passé-e-s à l’acte ne soient pas oublié-e-s et que les alertes ne restent pas lettre morte !


Nous demandons des actes forts, des décisions rapides et concrètes pour garantir les meilleures conditions de travail de tous les personnels.


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