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Déclaration de SUD Éducation Basse-Normandie et Solidaires

Conseil académique de l'Éducation nationale

21 janvier 2020

 

Après la suppression des prérogatives des commissaires administratifs paritaires (CAP) par Blanquer, jeudi dernier, Mme la rectrice a supprimé unilatéralement la tenue d'une instance, le conseil technique académique (CTA). Serait-ce dû à une forte présence de personnels du ministère de l'intérieur qui traînaient dans la cour du rectorat de Caen? ou bien serait-ce dû au nombre massif de postes supprimés à Caen?

 

Madame la Rectrice n'est pas à son coup d'essai. En effet, en 2019 le rectorat avait déjà été fermé au public sans autorisation préfectorale. Le rectorat a également déjà été occupé par les forces de l'ordre dont on peut légitiment s'interroger sur leur  mission républicaine. A l'instar de la DSDEN de l'Orne le rectorat deviendrait-il le centre d’entraînement d’un camp militaire?


Sud Education Basse-Normandie exige que les horaires d'ouvertures du rectorat soient respectés. Il est indigne d'un représentant de l’État, en l’occurrence Madame la Rectrice de l'académie, de fermer les portes d'un établissement ouvert au public.


D’autre part le mouvement social actuel voit s’opposer deux visions opposées de la société. D’une part la mise en place d’un système injuste socialement pour un grand nombre de personnels de l’éducation nationale, y compris les enseignant-es qui seront de l’aveu même du gouvernement les grands perdant-es de cette réforme. Les promesses de revalorisation ne pourront pas calmer ce mouvement de fond qui traverse toute l’éducation nationale. Marre d’être systématiquement pris à partie par la hiérarchie pour notre manque supposé de loyauté au système, marre de la stigmatisation des mouvements sociaux et des grévistes qui se battent pour garder les acquis sociaux et dont le gouvernement veut tirer un trait définitif dessus. Quelle société voulons nous ? Une société basée sur la réussite individuelle où toute tentative de structuration est directement attaquée. Notre modèle social est en danger et nous ne pouvons pas reprocher aux organisations syndicales dans leur grande majorité de s’opposer à la désorganisation progressive de toutes les composantes de l’État. N’est-il pas contradictoire que le gouvernement vote des lois qui conduiront à un affaiblissement de l’État ? Où est son intérêt ? Les grands groupes financiers ne sont-ils pas déjà les grands gagnants des diverses politiques publics menés ces dernières années ? Où est l’intérêt des citoyen-nes ?


Comment la disparition des Compissions Administratives Paritaires cités au-dessus va-t-elle permettre à un dialogue de s’instaurer entre l’administration et les personnels ? La France a pourtant connu l’an dernier un mouvement social qui ne semble pas avoir décourager le gouvernement dans sa volonté de réformer le pays sans écouter les citoyen-nes, prêt à passer en force lorsqu’il voit un mouvement social prendre de l’ampleur. Cela semble bien illustré par la mobilisation autour des E3C, plutôt que de reculer et d’écouter ce que l’ensemble de la profession lui réclame, ils sont prêts à faire composer les élèves dans des conditions indignes ne permettant pas un traitement équitable des lycéen-nes, le bac perdant sa valeur nationale.


Sud Éducation Basse-Normandie

  • soutient les mouvements de grève s’opposant à la destruction amorcée de notre modèle social qui doit rester une référence conduisant à la solidarité entre les générations et permettre aux retraité-es comme aux salarié-es d’avoir des conditions dignes de vie.
  • appel le gouvernement à écouter la colère de la rue plutôt que la finance qui le pousse à rogner de plus en plus sur les acquis sociaux.

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