Manifestation pour le Droit au Logement pour tous et toutes et la réquisition des logements vides !

Mercredi 1er juillet 2020 à 18h

devant le conseil départemental
de Caen



Mercredi 24 juin, dès 6h du matin, la préfecture du Calvados a procédé à l’expulsion d’un squat à Mondeville, l’ancien collège Guy Liard rue A. Bayet à la demande du propriétaire des lieux, le conseil départemental du Calvados. Quatre familles étaient hébergées dans quatre anciens logements de fonctions en parfait état, deux autres familles et des célibataires vivaient dans un ancien bâtiment administratif (équipé d’une cuisine, de douches et sanitaires) depuis le 4 janvier dernier. Au total, une quarantaine de personnes, dont une quinzaine d’enfants, a été expulsée. La préfecture a communiqué dès 6h15 sur les réseaux sociaux. Elle a proposé une solution de relogement d’une semaine à l’hôtel à certaines familles, placé en CAO quelques célibataires, trois personnes ont été placées au CRA (Centre de Rétention Administratif) de Oissel près de Rouen, et une autre au LRA (Local de Rétention Administratif) de Cherbourg. Les familles en situation irrégulière risquent d’être assignées à résidence à l’hôtel (contrôle judiciaire quotidien au commissariat, obligation d’être présent à l’hôtel de 18h à 21h…).

Dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, la trêve hivernale a été prolongée jusqu’au 10 juillet prochain, cette mesure s’applique à l’ensemble des squats qui sont de la compétence du tribunal d’instance (dix sur douze squats actuellement). Ce squat était expulsable depuis le 21 février dernier sur décision du tribunal administratif, par conséquent il ne pouvait pas bénéficier de la trêve hivernale d’un point de vue juridique. Néanmoins, vu les circonstances actuelles, il est parfaitement scandaleux de jeter des dizaines de personnes à la rue après une semaine de relogement à l’hôtel où d’envisager leur expulsion dans certains cas. Lors des précédentes expulsions, la préfecture du Calvados se targuait dans la presse de procéder aux expulsions seulement pendant les périodes de vacances scolaires afin de ne pas perturber la scolarité des enfants. Tous les enfants sont scolarisés sur l’agglomération caennaise et avaient repris l’école (à nouveau obligatoire depuis deux jours ! ). Rappelons que le conseil départemental est en charge de l’action sociale et de l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance). En demandant l’expulsion, son président Jean-Léonce DUPONT a choisi d’ignorer l’article L345-2-2 du Code de l'action sociale et des familles du 27/03/2014 : “Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence” .

PrésentEs lors du conseil municipal de Mondeville qui avait lieu le soir même, nous avons appris par la maire Mme Burgat et un adjoint, que les travaux de démolition ne démarreraient pas avant septembre ! Aucune date n’a été avancée quant au projet de reconstruction.

Quelle urgence a incité la préfecture et le conseil départemental à procéder à cette expulsion à moins de quinze jours des vacances scolaires ?

Nous, militatntEs de l’assemblée Générale du Lutte contre toutes les Expulsions, revendiquons l’application du



Droit au Logement pour tous et toutes

et la réquisition des logements vides !

et nous appelons à une

Manifestation mercredi 1er juillet 2020 à 18h

devant le conseil départemental


9, rue saint Laurent à Caen