Communiqué de SUD Éducation Calvados et Solidaires

Misère de la condition doctorante ou comment maltraiter ceux et celles qui font tourner l’université


 

Le service public de l’ESR en France ne pourrait fonctionner sans une armée de réserve de précaires de toutes sortes, ces non titulaires qui constituent jusqu’à un tiers de l’effectif total du personnel des établissements universitaires et scientifiques. Les doctorant.e.s, qu’illes soient allocataires moniteur.trice.s, Attaché.e.s Temporaires d’Enseignement et de Recherche (ATER), Attaché.e.s Temporaires Vacataires (ATV), Autoentrepreneur.euse.s, représentent une part importante et croissante de cette variable d’ajustement des universités en régime d’« autonomie » et en contexte d’austérité.


Ces dernières années, les conditions d’emploi et de travail de ces enseignant.e.s précaires se sont très largement dégradées. A la diminution continue du nombre de « bourses » ministérielles ou régionales, attisant la concurrence entre masterant.e.s et excluant toujours plus de candidat.e.s à la poursuite de leur projet de recherche, s’ajoutent la réduction du nombre d’heures d’enseignement réalisables par les allocataires ainsi que la limitation de la durée des contrats d’ATER à 6 mois (auparavant les ATER pouvaient bénéficier d’un mi-temps annualisé rémunéré à hauteur de 70 % du temps plein).

 


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