Fédération des syndicats
Déclaration de SUD Education du 13 mai 2014

Conseil Académique de l'Education Nationale

 

Nous sommes satisfaits de la tenue d’un second C.A.E.N. pour l’année scolaire 2013/2014, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps. Cependant, la tenue de ce C.A.E.N. au retour des vacances de printemps ne permet aucune concertation ni auprès des membres de l'Education Nationale ni même syndicale. Pourquoi avoir choisi cette date, juste au retour des vacances de printemps ?


La présentation de l'évolution de la carte des formations pour la rentrée 2014 toute voie et opérateur confondus est une avancée dans la transparence des créations et fermetures de sections. La feuille de route et le calendrier pour la carte triennale des formations qui nous sont communiqués vont aussi dans ce sens. Par contre, nous ne disposons toujours pas de la situation de l’ensemble des formations pour la rentrée 2014 quelque soit l’opérateur. Un tel document est essentiel pour comprendre l'évolution envisagée.


L’étude des documents nous permet d'appréhender la méthode suivie par la Région dans la construction de la carte triennale des formations (2015 - 2017). C’est une politique gestionnaire qui prône le développement à outrance de l’apprentissage au détriment de la formation initiale sous statut scolaire. Et ceci se fait sans aucune concertation avec les représentant-e-s des personnels qui ne sont "consulté-e-s" ou plus exactement informé-e-s que lors du C.A.E.N.


Nous profitons de ce C.A.E.N. pour dénoncer les conditions de rémunération des collègues qui interviennent sur des sections d’apprentissage au sein des LP. Les heures devant apprenti-e-s sont rémunérées avec un coefficient de 0,56. Grosso modo, il faut travailler 2 heures pour être payé une heure. Nous rappelons que le statut des PLP prévoit des obligations de service hebdomadaire avec un maxima de service à 18 heures. A preuve du contraire une ou un fonctionnaire d’État qui n’a pas demandé à travailler à temps partiel doit donc être rémunéré-e à temps complet. Sud Éducation, dénonce le caractère illégal et injuste de ce coefficient et non seulement le rappellera aux collègues mais agira en conséquence. Faut-il vous rappeler qu'aucune annualisation de notre temps de travail n'est possible ?

 

 

Lors d’une audience au rectorat, l’administration est restée sur ses positions et a rappelé que si des collègues refusaient l’apprentissage, ils/elles le pouvaient mais que des postes risquaient alors d’être supprimés. SUD Education et Solidaires s'insurgent contre ce chantage fait sur les postes et a toujours dénoncé l'intrusion de l'apprentissage au sein des LP au détriment des formations sous statut scolaire. D'ailleurs, les syndicats qui ont accompagné ce développement de l'apprentissage devront rendre des comptes aux collègues.

 


Nous vous demandons de préciser clairement le statut des PLP qui interviennent sur des sections d’apprenti-e-s au sein de CFA public. La Région devient l'employeur par l'intermédiaire du CFA départemental. Faut-il vous rappeler que 2 fiches de paye sont délivrées aux enseignant-e-s qui assurent un service à cheval sur les sections de LP et de CFA public ?


On nous avait annoncé à grand renfort de médias, la création de milliers de postes dans l’Éducation Nationale. Le citoyen, abreuvé d'informations fausses, pouvait légitimement croire que grâce au gouvernement, tout était réglé : plus de soucis pour notre système éducatif enfin sauvé et surtout fin du mécontentement des enseignants, puisque le pays avait fourni les efforts nécessaires pour remettre à flots notre service public d’éducation.

 

Mais la réalité de notre terrain académique est bien éloignée de ce mirage médiatique :


- suppressions de postes en primaire,
- suppression de postes en collège,
- suppression de postes en LGT et LP.


Les suppressions de postes vont toujours dans le même sens, celui d’une dégradation des conditions de travail des enseignant-e-s et par conséquent des conditions d’apprentissage des élèves.


Par conséquent, Solidaires Fonction Publique appelle tous les agents de la fonction publique à se mobiliser et à construire, dès maintenant, les conditions de la réussite de la journée de grève et de manifestations du 15 mai.


Nous exigeons :

  • la hausse de nos salaires
  • le rattrapage de nos pertes de pouvoir d’achat
  • les créations d’emplois nécessaires à l’accomplissement de toutes nos missions.

Télécharger la déclaration


Recherche

Faits marquants en image

En ligne actuellement

Nous avons 128 invités en ligne