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Déclaration de SUD Éducation Calvados et Solidaires

Comité technique Spécial Départemental du 22 janvier 2019

 

Mesdames, messieurs,


Les documents qui nous ont été transmis la semaine dernière montrent que la baisse des moyens horaires se poursuit pour les collèges du Calvados. Dans l'ensemble, la hausse du nombre d'heures en valeur absolue ne compense pas la hausse du nombre d'élèves prévue à la rentrée de septembre 2019.

 

Par division, le  nombre d’élèves (E/D) passe de 24,94 à 24,99. Cette hausse est due à la non-compensation de l’augmentation du nombre total d’élèves qui est de + 80, alors qu’en  regard une seule division supplémentaire est créée. Voilà comment les conditions de la rentrée prochaine seront encore une fois rendues plus difficiles, c’est à nouveau  un signal négatif parmi d’autres envoyé aux personnels, aux élèves et à leurs parents.

 

Le fait marquant de cette dotation départementale est la forte diminution des heures postes au profit des HSA. Nous n'avons pas besoin d‘heures supplémentaires (qui dégradent les conditions de travail des personnels et donc les conditions de  réussite des élèves) mais de créations de postes statutaires.

La mise en place de l‘éventuelle deuxième HSA obligatoire dont le ministre fait la promotion, n‘est pas  encore votée à ce jour. Pour autant nous constatons que le transfert d’une partie des heures postes en HSA anticipe cette mesure. Dans le cas où nous gardons  l’imposition possible d’une seule HSA, comment la dotation proposée aujourd’hui pourrait-elle être mise en oeuvre ?

 

Au sujet de la politique éducative locale pour les  élèves en situation de handicap, la création des 3 ULIS collèges ne sera pas suffisante pour pallier les manques des années précédentes. La recommandation  ministérielle de 10 élèves par ULIS collège est largement ignorée. Pourtant plusieurs élèves accueilli-es sont lourdement handicapé-es et relèvent d'autres dispositifs,  les effectifs devraient donc être en deçà des 10 élèves. Certaines ULIS sont même à 14 voire 15 élèves. Si nous cumulons les élèves en attente et les effectifs au-delà  des 10 élèves, ce sont des ouvertures d‘une toute autre ampleur dont nous avons besoin.


Nous voulons également dénoncer l'offensive générale contre l'école publique menée par le gouvernement en place :


– nous dénonçons la réforme du bac et du lycée, qui rend l’élève autoentrepreneur de sa scolarité, accentue le tri social et met fin au bac comme premier grade  universitaire;
– nous dénonçons la réforme du statut des directeurs et directrices dans les écoles primaires;
– nous sommes opposé-es à la précarisation grandissante des personnels au sein de l‘éducation nationale;
– Nous condamnons les évaluations nationales imposées aux collègues et cette culture du résultat inculquée aux enfants dès le plus jeune âge;
– Enfin, nous nous opposons au nouveau mode d'évaluation des enseignantes dans le cadre du PPCR qui donne un pouvoir accru aux chef-fes d'établissement.

 

Les décisions que vous allez prendre unilatéralement aujourd’hui vont encore détériorer les conditions de travail de nos collègues. Pour l’ensemble de nos collègues, ce  sera encore des classes chargées. Les conditions de travail font aussi partie des points récurrents de nos déclarations liminaires. Nous dénonçons depuis de    nombreuses années la détérioration de celles-ci, cette dégradation continue est le fruit conjugué des différentes politiques qui affaiblissent notre service public   d’éducation.


Télécharger la déclaration - Télécharger les questions - Télécharger le compte-rendu



Déclaration de SUD Éducation Basse-Normandie et Solidaires

Comité Technique Académique
21 janvier 2019

 

Nous pensions avoir touché le fond, mais non, la rentrée 2019 promet d’être pire que toutes les précédentes.


Le dogme libéral étend sa main-mise sur tous les secteurs, y compris celui de l’éducation :

 

Le vrai combat est d’augmenter les recettes en luttant vraiment contre  l’évasion fiscale, de faire payer le capital. Ceci permet une vraie justice fiscale et la mise en place d’une politique d’éducation à la hauteur des enjeux.

Le gouvernement préfère réduire les dépenses publiques ce qui engendre l’injustice sociale, la dégradation de la qualité du service public d’éducation, la dégradation de nos conditions  de travail et des conditions d’accueil et d’apprentissage des élèves.

 

Les suppressions de postes s’inscrivent dans cette logique purement libéralo-comptable, la baisse démographique représente pourtant une chance d’améliorer les conditions de travail des personnels, d’améliorer l’encadrement des élèves et, partant, d’augmenter  l’attractivité de la région.


Les contre réformes bâclées des lycées général, technologique et professionnel, visent uniquement à réduire les « coûts » en supprimant des moyens, en mettant les  établissements et les personnels en concurrence et sont donc inacceptables.

La transformation des postes en heures supplémentaires combinée à une éventuelle  imposition de 2 HSA est un leurre, une aberration pédagogique, un facteur de dégradation des conditions de travail et une atteintes à nos statuts. L’augmentation de  salaire qui s’impose ne peut passer que par une revalorisation du point d’indice et une accélération des débuts de carrière.

 

L’accueil des élèves à besoins particuliers,  malgré de beaux discours sur l’école inclusive, reste très largement insuffisant voire indigent, beaucoup d’élèves sont en attente de prise en charge et si celle-ci est  effective cela se fait dans des classes surchargées et sans moyens d’accompagnement adulte en nombre suffisant, en contradiction flagrante avec la loi du 11 février  2005 et ses circulaires.

 

Par ailleurs nous défendrons sans faillir la liberté d’expression des personnels de l’éducation. Nous rappelons qu’il est parfaitement possible  pour les personnels de s’exprimer publiquement, y compris à destination des parent-es d’élèves sur les conditions de travail et d’enseignement ainsi que sur les  réformes libérales et réactionnaires du ministre Blanquer, le Conseil d’État a d’ailleurs retoqué l’article 1 de son projet de loi « pour une école de la confiance » qui  tendait à museler la parole des personnels de l’éducation nationale.

 

Ce gouvernement s’obstine à mener une politique libérale, liberticide et injuste dans tous les  domaines économiques et sociaux faisant fi des mouvement sociaux actuels qui revendiquent plus de justice sociale. Pour toutes ces raisons SUD Education appelle à  se mettre en grève massivement le 24 janvier et soutiendra toutes les initiatives visant à imposer au gouvernement une autre politique plus juste, plus solidaire, et plus respectueuse des individus et de l’environnement.

 

Pragmatisme, que de crimes commis en ton nom...


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Pas de supérieur hiérarchique à l’école

pour une direction collegiale je suis ton pair

 

 

Les organisations syndicales SNUipp-FSU ; SNUDI-FO ; CGT-UNSEN et SUD-éducation ont pris connaissance des récentes déclarations du ministre de l’Éducation nationale annonçant une future loi pour la création d’un statut de directeur-trice d’école. Nos organisations dénoncent une nouvelle fois le fait que cette annonce soit faite dans les médias avant même que les organisations syndicales n’en soient elles-mêmes informées et que l’agenda social prévoit des discussions sur cette question en 2019. Ceci n’est pas acceptable.

 

 

Ce nouveau statut entraînerait la mise en place d’un lien de subordination entre ces nouveaux personnels de direction et leurs collègues adjoint-es, pouvant conduire à des relations managériales au sein des équipes et une nouvelle organisation administrative de l’école, ce que nous refusons.

 

 

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