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Communiqué de SUD Éducation et Solidaires

Suppressions de poste, réformes Blanquer

Amplifier les mobilisations

 

Au mois de décembre, les lycéen-ne-s se sont fortement mobilisé-e-s, rejoint-e-s ici et là par des personnels. Les jours de grève du 24 janvier et du 5 février ont été une réussite. Dans différents départements, les personnels ont décidé de reconduire au lendemain du 5 février. Dans différents endroits, des lycées se mobilisent, s’organisent et se coordonnent pour lutter contre les réformes, regroupés notamment sous le nom de Collectifs contre les réformes Blanquer et Parcoursup (CRBP). SUD éducation soutient les différents cadres de mobilisations impulsés à la base par les personnels, et notamment les CRBP.


Tout le monde le voit bien, les journées de grève isolées ne sont pas suffisantes pour faire plier le gouvernement. L’enjeu aujourd’hui est de construire un mouvement de grève reconductible, en s’appuyant sur les initiatives impulsées dans différents départements, et dans un cadre intersyndical large. La période de vacances qui s’ouvre ne doit pas être un frein. SUD éducation soutient et appuie tous les établissements qui décident de se mettre en grève reconductible.

 

En parallèle, les personnels adoptent des moyens d’action divers et variés : démissions collectives de la charge de professeur-e principal-e, occupations nocturnes des lycées, démission des Conseils d’administration, initiatives communes avec les parents d’élèves... SUD éducation soutient toutes ces initiatives décidées par les personnels, et encourage à les développer, en complément de la construction de la grève.

 

Les causes de mécontentement ne manquent pas :

  • suppressions de postes
  • réformes du tri social
  • 2e HSA imposée
  • liberté d’expression attaquée

Et maintenant, Comment gagner sur nos revendications  ? SUD éducation fait des propositions aux personnels :

 

SUD éducation appelle à la construction de la grève et la mise en débat dans les Assemblées générales de sa reconduction. SUD éducation soutient et appuie tous les établissements qui décident de se mettre en grève reconductible.


SUD éducation soutient toutes les initiatives de mobilisation décidées par les personnels : démissions collectives de la charge de professeur-e principal-e, occupations nocturnes des lycées, démission des CA...


L’objectif est de coordonner nationalement ces initiatives. C’est pourquoi SUD éducation met en débat auprès des personnels une perspective de semaine d’action nationale à partir du 18 mars, deuxième semaine après la rentrée de la zone C, selon des formes décidées par les personnels.



Télécharger la déclaration



Projet de loi « transformation de la Fonction publique »

 

Le gouvernement veut dynamiter la fonction publique


Le projet de loi en 4 points

  • recours accru au contrat
  • évaluation individualisée
  • limitation des commissions paritaires à certains cas
  • fusion des CT et des CHSCT

1  : extension du recours au contrat


Article 6 : un nouveau contrat est mis en place. Actuellement (bien que ce soit largement outrepassé), le recours au contrat sur de l’emploi pérenne est très limité dans la Fonction publique car c’est le statut de fonctionnaire qui est censé être la norme. Avec son extension, celui-ci subit un nouveau coup de boutoir. L’augmentation régulière du nombre de contractuel-le-s dans la FP ouvre la porte sur la liquidation du statut en plus de précariser les collègues recruté-e-s sous ce statut. Alors que certaines académies comptent déjà plus de 10% de contractuel-le-s, les dernières digues sont levées et ouvrent un boulevard à la marginalisation puis la disparition du statut.

2  : fin du paritarisme


Actuellement tout ce qui concerne la carrière des titulaires (mutations, sanctions, avancement...) est examiné par des commissions paritaires : la moitié des sièges est occupée par des représentant-e-s des personnels. C’est ce qui évite les passes-droits et les copinages et garantit l’égalité de traitement entre les dossiers. Avec l’article 10, cela ne concernera plus que les dossiers pour lesquels le personnel concerné en fera la demande...

Le ministère vient d’ailleurs d’anticiper cette suppression en communiquant les projets de mouvement avant même la tenue des CAPN au risque de grosses déceptions et de multiples erreurs.

3  : évaluation individualisée et rémunération au mérite


Le projet de loi prévoit également (article 10) d’en finir avec la notation pour aller vers des entretiens individualisés donc découlerait une rémunération au mérite. De fait, cela revient à mettre en concurrence les personnels et à réserver à une minorité l’accès à une rémunération décente. Plutôt que d’agiter une carotte devant notre nez, notre employeur devrait plutôt rémunérer correctement notre travail dans un contexte de multiplication des tâches.

4  : suppression des CHSCT et des CT


Enfin, après la suppression des CHSCT dans le privé en 2016 par la loi travail, c’est au tour du public. Ce qui prouve que nous avions raison d’appeler à la mobilisation aux côtés du privé ! En effet, les CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) vont être fusionnés avec les CTA (comités techniques académiques) pour créer une instance unique : le comité social d’administration (article 2). Comme avec les CSE dans le privé le nombre d’instances est donc réduit au profit d’une super instance plus éloignée des personnels et du terrain. De plus, les CHSCT qui jouent un rôle fondamental pour surveiller les conditions de travail quand des élu-e-s combatifs/ves y siègent sont supprimés. Bien pratique ! Comme dans l’article 1 de la Loi Blanquer il s’agit de masquer les symptômes plutôt que d’en traiter les causes.

 


Télécharger le tract



Évaluations nationales en CP :

SUD Éducation propose des modalités d'action

dont une pétition

 

Les évaluations nationales imposées aux enseignant-e-s ont été un fiasco : des tests standardisés trop complexes pour des enfants à l’entrée en CP ; des tests qui comportent des stéréotypes sexistes ; des problèmes techniques nombreux qui ont empêché les élèves d’écoles entières de passer tout ou partie des évaluations.

 

Ces évaluations remettent en cause les compétences professionnelles des enseignant-e-s en les considérant comme de simples exécutant-e-s. Elles constituent aussi une perte de temps et mettent les élèves en difficulté.

 

À l’appel des organisations syndicales et notamment de SUD éducation, de nombreux-ses enseignant-e-s ont refusé de faire passer ces évaluations. À partir de la fin du mois de janvier, le ministère imposera aux élèves de CP et aux enseignant-e-s une nouvelle série d’évaluations.

 

 

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