Communiqué de SUD Éducation Calvados et Solidaires

Politique de l’emploi à l’Université de Caen Normandie : des questions en suspens

 

Des modifications dans l’élaboration de la politique de l’emploi à l’Université de Caen Normandie ont été abordées ces dernières semaines lors des réunions des directions de composantes avec la Présidence.
Tout d’abord, concernant le recrutement des Attaché.es Temporaires d’Enseignement et de Recherche (ATER), il a été notifié aux composantes la possibilité, quand cela est opportun et souhaité, de reconduire les collègues en poste à la rentrée de septembre, sans passer par les Assemblées des Comités de Sélection (ACS).


Alors que la campagne de recrutement est lancée depuis plusieurs semaines, cette décision traduit un certain manque de respect à l’égard des doctorant.es et docteur.es, qui passent chaque année beaucoup de temps à élaborer leurs dossiers et à remplir toutes les démarches administratives. Surtout, cette possibilité de reconduction à géométrie variable enfreint l’égalité de traitement des candidat.es devant le concours. Qui décidera de reconduire (ou non) les collègues en question et sur quelle base juridique ? Pourquoi suspendre les ACS pour les ATER alors que ce recrutement est beaucoup moins « lourd » pour les équipes que celui des MCF ou des PU (absence de membres extérieur.es à la composante dans le COmité de Sélection (COS), pas d’audition des candidat.es, examen des dossiers de candidature par voie dématérialisée…) ?

 


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Communiqué de SUD Éducation Calvados et Solidaires

Chronique de l'Université en période de confinement

L’obsession ministérielle de la « continuité pédagogique »

 

Depuis le 16 mars, date à laquelle les écoles et les universités ont été fermées dans le contexte de la lutte contre la propagation du Covid-19, la priorité (l’obsession ?) des ministères de l'Éducation Nationale (MEN) et de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a été de mettre en place la « continuité pédagogique ». Les établissements d’enseignement n’accueillant plus de public, le personnel et les parents doivent faire en sorte que les élèves et les étudiant.es continuent à travailler, quoi qu’il en coûte. Toutes les activités universitaires doivent ainsi être réalisées par voie numérique : le travail administratif, les cours, le suivi, les examens, etc.


Le « Plan de continuité pédagogique » de la Direction Générale de l'Enseignement Supérieur et de l'Insertion Professionnelle (DGESIP), transmis par la Présidence de l’Université de Caen Normandie le dimanche 15 mars, est particulièrement éclairant quant à l’orientation politique (actuelle et future) du ministère. Outre les conseils prodigués aux enseignant.es afin de basculer du « présentiel » au « distanciel » (rien n’est dit concernant le personnel BIATSS…), la DGESIP fait la promotion d’entreprises privées pour la télésurveillance des examens. On apprend d’ailleurs que l’une d’entre elles travaille déjà pour l’Université de Caen Normandie à hauteur de 1 000 examens par an… Au forfait ou à l’heure, ces prestataires facturent aux universités l’organisation d’examens classiques, la gestion de soutenance, du « proctoring » ou du « recording » (vous avez dit novlangue ?). En période d’austérité budgétaire et de réduction de postes de titulaires, il semblerait donc qu’il reste malgré tout quelques menues monnaies – jusqu’à 17€ par étudiant.e télésurveillé.e tout de même… – pour rémunérer le secteur privé sur des missions de service public…

 


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