Parcours emploi compétences :

les mots changent, la précarité perdure !

 

Suite à la publication du rapport Borello, Muriel Pénicaud a publié une circulaire transformant les contrats aidés en parcours emploi compétences. Les termes changent, la précarité perdure : en premier lieu pour les salarié.e.s en contrats aidés qui ont vu leurs emplois supprimés, en second lieu pour les salarié.e.s qui “bénéficieront” de ces emplois dans des conditions de travail défavorables.

 

 

Des suppressions d’emplois qui se poursuivent dans l’indifférence médiatique.


L’objectif de 200 000 contrats est maintenu supprimant de fait 110 000 emplois supplémentaires par rapport à 2017. Aucune automaticité ni priorité n’est donnée aux personnes bénéficiant de contrats aidés. ​Les suppressions d’emplois vont continuer dans une indifférence pesante. Le « retour » à une logique « d’insertion » du dispositif sert à justifier la baisse du nombre d'emplois subventionnés et les suppressions/non-reconductions de contrats qui continuent à se multiplier.

 

 

Des conditions de travail toujours dégradées


Les conditions de travail des salarié.e.s ne vont guère changer non plus avec des « parcours » de 12 mois qui ne permettront pas une insertion durable ni même une sortie de la précarité. Les contrats resteront dérogatoires au droit du travail concernant le temps de travail hebdomadaire avec pour conséquence de rendre ultra-majoritaire le recours aux temps partiel​, en dépit des bons mots affichés sur la progressivité des contrats. Rien ne change non plus concernant la rémunération avec une prise en charge maximale de l’Etat qui baisse à hauteur de 50% (contre 70 précédemment) et qui reste calculée sur la base du SMIC brut). ​La baisse de cette prise en charge et son indexation sur le SMIC ne permettra aucune hausse des salaires pour des salarié.e.s qui en ont un besoin indispensable. La logique de l’insertion ne change pas, les « bons sentiments » permettent toujours de justifier les conditions de travail très défavorables des plus démuni.e.s.

 

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Chasse aux chômeurs

Pourquoi faire ?

 

Une recherche d’emploi «insuffisante», un refus de formation ou un refus de deux offres d’emploi jugées «raisonnables», entraîneraient une réduction des allocations de 50 % pendant deux mois. En cas de «récidive» - terme employé pour les délinquants !-, elles seraient supprimées pour une durée égale.


Actuellement, l’allocation d’un chômeur peut être réduite de 20 % durant une période de deux à six mois, si la recherche d’emploi est insuffisante ou dans le cas d’un refus de formation. En cas de refus à deux reprises d’une offre «raisonnable» d’emploi, l’allocation est suspendue pendant deux mois. Si le refus se répète, elle peut être supprimée pendant deux à six mois, voire définitivement.


 

Les personnes au chômage ne feraient pas assez d’efforts pour chercher un emploi ?

 

Le chômage n’est plus l’absence totale d’emploi : les milliers de personnes en catégorie B, C mais aussi D et E travaillent mais dans des emplois précaires sous-payés les seuls qu’on leur ait proposés (imposés ?).

 

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1er degré

Halte à la précarité !

 

Les contractuel-le-s enseignant-e-s sont une réalité dans le second degré depuis longtemps, avec près de 7% des personnels. En revanche, le premier degré était jusqu’à présent à l’abri. Dorénavant ce n’est plus le cas. Cette année encore, dans de nombreux départements, des dizaines d’enseignant-e-s précaires sont affecté-e-s dans des écoles.


En effet, depuis plusieurs années, les DSDEN ont de plus en plus recours aux enseignant-e-s contractuel-le-s pour couvrir les besoins éducatifs dans le premier degré.


C’est le résultat de deux phénomènes : d’une part les postes sont créés en nombre insuffisants ; d’autre part, les jurys ne pourvoient pas suffisamment les postes créés. Le niveau des candidat-e-s baisse, déplorent-ils, comme si c’était un phénomène inéluctable et que la masterisation n’était pas un frein énorme pour nombre de vocations.


Cette situation entraîne des dysfonctionnements considérables. Pour les élèves, les familles et les écoles, cela signifie des personnels non formés, parachutés devant des classes, sans aucune formation. Pour les personnels contractuels, cela signifie une absence de droits inacceptable, comparativement aux titulaires : absence de grille de rémunération et de modalités transparentes d’avancement, mobilité subie avec une affectation aléatoire hors de tout contrôle paritaire, aucune garantie de pérennité de l’emploi... Et pour tous, cela signifie une remise en cause du statut de fonctionnaire, celui-ci n’étant plus la norme incontournable dans les écoles, même pour les personnels enseignant-e-s.

 

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