Hausse des frais d’inscription à l’Université

Sélectionner les étudiant-e-s...

Pour faire payer les jeunes et leur famille !


La loi relative « à l’orientation et à la réussite des étudiants » (ORE) n’est pas qu’une réforme qui porte sur l’accès à l’université publique. Elle prépare d’autres mesures qui seront annoncées dans les prochains mois et les prochaines années. Parmi elles, la hausse des frais d’inscription demandés à l’université.

 

Une hausse continue des frais d’inscription depuis 20 ans


Depuis une vingtaine d’années, à l’université, les gouvernements ont augmenté les frais d’inscription des étudiant-e-s étranger-e-s inscrit-e-s dans certaines filières, ceux des étudiant-e-s inscrit-e-s en « formation continue » ou dans des « diplômes d’établissement ». Ces personnes payent régulièrement 5 000 € leur année d’études, parfois plus ! Malgré ces mesures, les frais annuels restent soumis à des tarifs nationaux fixés par l’État et sont aujourd’hui la plupart du temps compris entre 150 et 300 € l’année (les étudiant-e-s boursier-e-s sont dispensé-e-s du paiement de ces frais).

 

 

Une privatisation rampante


Pour autant, avec loi ORE, il est prévu de tout changer. Les échanges des plus proches conseiller-e-s d’Emmanuel Macron révélés par le site Wikileaks indiquent que la réforme de l’affectation post-bac a été prévue pour :

  • pousser les étudiant-e-s à s’inscrire davantage dans le privé,
  • continuer d’acclimater les universités à « l’autonomie » financière et au désengagement de l’État,
  • encourager les universités à développer des « formations courtes professionnalisantes » afin qu’elles fassent rentrer les personnes au plus vite sur le marché du travail, à la fois pour que ces personnes soient prêtes à payer leurs études et rapidement en capacité de rembourser les prêts qu’elles vont contracter pour les payer.

Lire la suite...


« Référentiel métier de l’enseignant-chercheur » :

les organisations syndicales

refusent ce simulacre de concertation

 

Déclaration liminaire des organisations syndicales

CGT-FERC-sup, SNESUP-FSU et SUD éducation

 

Paris, le 1er juin 2018,
Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation

 

La réunion d’aujourd’hui se déroule dans un contexte particulier.


La mobilisation contre la loi ORE et ses avatars réglementaires se poursuit, tandisque le public prend conscience que Parcoursup opère le tri social des élèves.


Quelques jours à peine après une journée de grève et de manifestation nationale dans la fonction publique, le gouvernement dévoile ses ambitions en matière d’avenir de la fonction publique : réduction drastique des effectifs de fonctionnaires et des compétences des commissions paritaires, salaire au mérite, développement de la précarité...

 

Lire la suite...


La nécessité de s'unir

de la maternelle à l’université
Zone à défendre

 

Sélection, inégalités territoriales, tri social, précarisation, casse des statuts, voilà les maîtres mots de la politique gouvernementale. À l’image des cheminot-e-s et du service public ferroviaire, l’Éducation nationale et ses personnels sont durement attaqué-e-s. Notre réponse doit être à la hauteur des enjeux car c’est la notion même de service public qui est menacée.


Égalité, justice sociale, démocratie : il y a des principes qui deviennent des lieux dans lesquels est ancré le progrès. C’est ce qu’incarne plus que tout l’école publique. Aujourd’hui, plus que jamais, ces lieux sont attaqués. Alors de la maternelle à l’université, rassemblons-nous, convergeons avec les luttes en cours pour le bien commun. Organisons des zones à défendre, remettons le progrès social au goût du jour !

 

Lire la suite...

Recherche

Faits marquants en image

A suivre

  • Chut n°2

  • Chut n°3 bis

  • Chut n°3

  • Chut n°4

  • Chut n°5

prev next

En ligne actuellement

Nous avons 63 invités en ligne