Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche
Séance du 13 novembre 2017

Projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants

 

 

À l’été 2017, des dizaines de milliers de bacheliers et bachelières se sont retrouvé-e-s sans affectation dans le supérieur.

 

Pourtant cette situation de crise était tout sauf imprévue.

 

Si tant de bachelier-e-s se sont retrouvé-e-s sur le carreau, c'est le résultat d'un manque de moyens alloués aux universités afin qu’elles puissent assurer leur mission dans le cadre d’une augmentation importante et durable du nombre d’étudiant-e-s prévue depuis 20 ans. Il manque l’équivalent de trois  universités en France pour accueillir l’ensemble des bacheliers et bachelières alors qu’ils et elles seront à nouveau entre 40 et 50 000 supplémentaires l’an prochain.


Un projet de loi qui se base sur des capacités d’accueil insuffisantes c’est la reconnaissance par l’état de ses défaillances. Mais au lieu de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour accueillir dignement, encadrer et garantir la réussite de toutes et tous, le gouvernement en prenant comme prétexte le fiasco organisé d'APB, en profite pour établir purement et simplement la sélection à l’entrée à l’université.


À la sélection par l’échec dû au manque de places et de moyens, il ajoute une sélection officielle qui va d’autant plus accentuer la sélection sociale.


Répondre à l’échec par la sélection, c’est se féliciter d’apprendre à nager aux poissons.

 

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Communiqué de presse de la Fédération SUD éducation

Le conseil supérieur de l’éducation refuse la mise en place de la sélection à l’université

 

Le CSE (Conseil supérieur de l’éducation) réuni ce jeudi 9 novembre en présence de Mme Frédérique Vidal s’est majoritairement prononcé contre le texte instaurant la sélection à l’entrée de l’université présenté par la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche. Les représentantes de SUD éducation et de Solidaires ont voté contre ce texte qui constitue une régression pour les droits des étudiantes et étudiants.


Mme Vidal n’a su répondre aux objections des organisations syndicales que par un sophisme, accusant les syndicats défenseurs d’une université ouverte à toutes et tous d’être partisans du tirage au sort.


Dire cela c’est refuser de répondre sur l’essentiel : le tirage au sort, comme la sélection, est la conséquence du manque de moyens et donc de places ouvertes.


En effet, il manque déjà l’équivalent de trois universités en France pour accueillir l’ensemble des bacheliers et bachelières alors qu’ils et elles seront entre 40 et 50 000 de plus l’an prochain. Pour SUD éducation, la solution n’est donc ni le tirage au sort, ni la sélection mais bien de mettre fin à une pénurie organisée.


SUD éducation rappelle son attachement au libre accès à l’université et s’attachera dans les semaines qui viennent à construire des mobilisations unitaires contre ce recul qui accentue les phénomènes de sélection sociale.


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Plan étudiants:

Mise en place de la sélection à l’entrée de l’université :

inacceptable !

 

À l’été 2017, des dizaines de milliers de bacheliers et bachelières se sont retrouvé-e-s sans affectation dans le supérieur. Cette situation de crise est tout sauf imprévue : elle est organisée par le gouvernement qui ne donne pas à l’enseignement supérieur les moyens de fonctionner. En effet, il manque l’équivalent de trois universités en France pour accueillir l’ensemble des bacheliers et bachelières alors qu’ils et elles étaient 200 000 de plus ces dernières années et seront à nouveau entre 40 et 50 000 supplémentaires l’an prochain.


C’est dans ce contexte que le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a décidé de lancer une large concertation dans l’optique d’« en finir avec le gâchis d’APB », et de sortir de cette « situation inacceptable » tout en instrumentalisant l’injustice du tirage au sort.

 

 

Hypocrisie et sous investissement chronique

 

Bien entendu, la Ministre a eu beau parler de « confiance mutuelle », il n’était pas question de discuter des moyens alloués aux universités afin qu’elles puissent assurer leur mission dans le cadre d’une augmentation importante et durable du nombre d’étudiant-e-s prévue depuis 20 ans.

 

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