Communiqué de SUD Éducation Calvados et Solidaires

L’Université de Caen - Normandie : quel avenir dans la ComUE ?

 

Le 21 avril dernier, la ComUE Normandie Université a signé avec l’État le contrat de site pour la période 2017 – 2021. Ce document a pour objectif de définir les grandes orientations stratégiques du regroupement universitaire normand et comporte un volet spécifique pour chacun des trois pôles composant la ComUE NU.

Le « plan quinquennal », dont le cadre et le contenu sont largement imposés par le ministère, reprend tous les éléments de langage de la novlangue libérale et technocratique : écosystème normand, synergies partenariales, gouvernance, rationalisation, mutualisation, innovation, etc. Et, comme à l’accoutumée dans ce type de document officiel, le contenu est creux et ne souffre pas de réunir dans une même phrase des énoncés contradictoires. On ne peut s’empêcher de penser au fameux sketch de Franck Lepage, où le militant de l’éducation populaire s’amuse à permuter des « concepts opérationnels » à la mode pour produire un discours aussi pompeux que fumeux.
Cela étant dit, au-delà des mots vidés de leur sens, ces textes masquent mal une orientation politique aboutissant au démantèlement du service public de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Dès le préambule, le message est (à peu près) clair : face à la « hausse sensible de ses effectifs » (sic) et à la « fragilité de son équilibre financier » (re-sic), l’enjeu central pour l’UCN sera de dégager des « marges de manoeuvre potentielles », entre « rationalisation des coûts » et « génération de ressources propres ». Tout est dans le « potentielles »… Dans tous les cas, ce qui est sûr, c’est que ce sont les étudiant-e-s et le personnel qui feront les frais de cet approfondissement de la « culture d’entreprise » dans le service public de l’ESR.

 


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logo Ateliers du genre de l'université de Caen

logo solidaires étudiant-es

Charte anti-sexiste pour l'université de Caen

Texte co‐écrit et proposé par SL‐Caen, Sud Éducation et les Ateliers du Genre.

Charte de l’Université Caen Normandie pour la lutte contre le sexisme, les discriminations et les violences à caractère sexuel.


Cette charte a pour objet de lutter de façon globale, visible et efficace contre les comportements sexistes au sein de l’Université Caen Normandie.


Le sexisme est protéiforme (agressions et banalisation de celles‐ci, homophobie et transphobie, discriminations) et cette Charte, sans restreindre l’étendue des domaines où sévissent des formes de sexisme, se concentrera sur certaines questions où l’action de l’Université sera efficiente.


Le sexisme est un système qui sépare l’Humanité en deux groupes : les hommes et les femmes ; et les hiérarchise.


Le sexisme est un système oppressif qui postule une division naturelle de l’humanité en deux sexes présentés comme authentiques, opposés, exclusifs et complémentaires. Tous les êtres humains sont obligatoirement assignés à lʹune ou lʹautre catégorie selon les critères de classement reconnus par la société. Le sexisme repose sur deux mécanismes : le sexisme  oppositionnel et le sexisme traditionnel. Le sexisme oppositionnel désigne « la croyance selon laquelle femmes et hommes sont des catégories rigides, mutuellement exclusives, chacune  possédant un panel d’attributs, d’aptitudes, de capacités et de désirs uniques qui ne se croisent pas. Les personnes sexistes oppositionnelles s’emploient à punir ou dénigrer les  personnes qui s’écartent des normes de genre, car notre existence menace l’idée que les femmes et les hommes sont des sexes “opposés“ .
En assignant aux deux sexes des caractéristiques et aptitudes considérées comme « naturellement » différentes, on justifie ainsi l’attribution en fonction du sexe de rôles et de droits  distincts dans la société. À cette division s’ajoute une hiérarchisation, que Serano nomme sexisme traditionnel. Elle le définit comme « la croyance qu’être homme et la masculinité sont supérieurs au fait d’être femme et la féminité ». Il existe alors une double oppression : d’une part envers tout ce qui sort de ce cadre normatif (homosexualité, transidentité, intersexuation),  d’autre part envers tout ce qui est associé aux femmes et à la féminité. Les victimes du sexisme sont donc les femmes mais aussi toutes personnes sʹéloignant des normes du genre, par exemple les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenre, intersexes, asexuelles ou aromantiques . Le sexisme est porteur d’inégalités, de discriminations et d’oppressions.

[...]

 

 


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Semaine des féminismes

11 au 15 mars à l'Université de Caen



Les organisations SL Caen - Solidaires Étudiant.e.s, les Ateliers du Genre et Sud Education 14 organisent une semaine des féminismes du 11 au 15 mars à l’Université de Caen, Normandie.


Dans un contexte de libération de la parole et de multiplication des luttes féministes et queers, il semble aujourd’hui important de participer à l’émancipation et à l’éducation collective sur les problématiques et oppressions spécifiques dont les étudiant.e.s sont victimes au quotidien.  L’enseignement supérieur n’échappe pas au système de domination patriarcale, provoquant violences sexistes, sexuelles, homophobes et transphobes  : en tant qu’organisations syndicales, étudiantes et universitaires, nous faisons l’amer constat d’une persistance des situations et des pratiques sexistes  au sein même de l’Université (bizutage en médecine, chants prônant la culture du viol à l’école d’ingénieurs EnsiCaen, harcèlement sexuel, etc.).

 

Ainsi,  afin de lutter contre ces discriminations liées au genre et à la sexualité, SL Caen, les Ateliers du Genre et Sud Education ont rédigé en commun une  charte antisexiste dont la vocation est d’être adoptée par le Conseil d’Administration de l’Université de Caen. Nous ne remettons pas en cause les  initiatives en ce sens déjà prises par la Présidence mais nous les trouvons clairement insuffisantes à l’heure où les violences et discriminations  sévissent plus que jamais et nous revendiquons des mesures fortes contre le sexisme à l’Université. Nous porterons cette charte à travers les différents  événements de cette semaine des féminismes.

 

Pour soutenir cette charte, une semaine d’évènements aux formes diverses (conférences, ateliers,  tables-rondes, projection et rencontre) tentera d’aborder une pluralité de thématiques autour du féminisme : débats autour de la procréation  médicalement assistée, femmes dans la parcours de migration, représentation de la transidentité dans les médias, le viol et sa culture etc. Nous invitons  le plus grand nombre à venir participer à cette semaine, dont l’ouverture et la présentation auront lieu le lundi 11 mars à 11h dans l’amphi D4 du  campus 1, et à porter ensemble un discours féministe à l’Université.



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