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Charte anti-sexiste pour l'université de Caen

Texte co‐écrit et proposé par SL‐Caen, Sud Éducation et les Ateliers du Genre.

Charte de l’Université Caen Normandie pour la lutte contre le sexisme, les discriminations et les violences à caractère sexuel.


Cette charte a pour objet de lutter de façon globale, visible et efficace contre les comportements sexistes au sein de l’Université Caen Normandie.


Le sexisme est protéiforme (agressions et banalisation de celles‐ci, homophobie et transphobie, discriminations) et cette Charte, sans restreindre l’étendue des domaines où sévissent des formes de sexisme, se concentrera sur certaines questions où l’action de l’Université sera efficiente.


Le sexisme est un système qui sépare l’Humanité en deux groupes : les hommes et les femmes ; et les hiérarchise.


Le sexisme est un système oppressif qui postule une division naturelle de l’humanité en deux sexes présentés comme authentiques, opposés, exclusifs et complémentaires. Tous les êtres humains sont obligatoirement assignés à lʹune ou lʹautre catégorie selon les critères de classement reconnus par la société. Le sexisme repose sur deux mécanismes : le sexisme  oppositionnel et le sexisme traditionnel. Le sexisme oppositionnel désigne « la croyance selon laquelle femmes et hommes sont des catégories rigides, mutuellement exclusives, chacune  possédant un panel d’attributs, d’aptitudes, de capacités et de désirs uniques qui ne se croisent pas. Les personnes sexistes oppositionnelles s’emploient à punir ou dénigrer les  personnes qui s’écartent des normes de genre, car notre existence menace l’idée que les femmes et les hommes sont des sexes “opposés“ .
En assignant aux deux sexes des caractéristiques et aptitudes considérées comme « naturellement » différentes, on justifie ainsi l’attribution en fonction du sexe de rôles et de droits  distincts dans la société. À cette division s’ajoute une hiérarchisation, que Serano nomme sexisme traditionnel. Elle le définit comme « la croyance qu’être homme et la masculinité sont supérieurs au fait d’être femme et la féminité ». Il existe alors une double oppression : d’une part envers tout ce qui sort de ce cadre normatif (homosexualité, transidentité, intersexuation),  d’autre part envers tout ce qui est associé aux femmes et à la féminité. Les victimes du sexisme sont donc les femmes mais aussi toutes personnes sʹéloignant des normes du genre, par exemple les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenre, intersexes, asexuelles ou aromantiques . Le sexisme est porteur d’inégalités, de discriminations et d’oppressions.

[...]

 

 


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Dossier

L'écriture inclusive

L’écriture inclusive c’est...un moyen de remettre en cause la domination patriarcale qui se manifeste jusque dans le langage.


L’écriture inclusive c’est...une écriture qui n’invisibilise personne et permet de prendre en compte véritablement tout le monde, y compris les personnes non binaires qui ne s’identifient ni comme hommes ni comme femmes.

 

 

Pourquoi l’écriture inclusive n’est pas «un péril mortel» mais un grand pas vers l’égalité

 

Un peu d’histoire...

 

En France, l’écriture inclusive est née de l’idée que l’on ne voulait plus utiliser le masculin dit générique pour parler indifféremment de toute personne. La réflexion sur l’écriture inclusive a été amorcée par les mouvements féministes, il y a une vingtaine d’années autour de l’idée de neutralité dans l’écriture. C’est un système d’écriture qui a été trouvé pour donner une égale visibilité à toute-s dans la langue écrite, pour que chacun-e ait une égale importance.


Cela s’est fait par bricolage : on a commencé avec des parenthèses, mais très vite les parenthèses (ponctuation très utilisée en français) ont posé problème aux féministes car en général, ce que l’on met entre parenthèses dans un énoncé, c’est ce qui est le moins important. Comme il s’agissait de ne pas mettre le féminin entre parenthèses, on est passé aux traits d’union, aux barres obliques, aux points bas, aux points hauts, aux points médians. A l’heure actuelle, il n’y a pas d’unification. On ne sait pas qui est à l’origine de l’écriture inclusive : personne n’a déposé de brevet.

Si cette réflexion a débuté il y a environ 20 ans, l’expression « écriture inclusive » est assez récente et à l’heure actuelle, elle apparaît dans le débat public et est encouragée par le Haut conseil à l’Egalité (HCE) qui a publié en 2015 un guide pratique « pour une communication sans stéréotypes » :

 

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