Le gouvernement impose des réformes sans tenir compte de l'expression des professionnels que nous sommes. Les lettres ouvertes affirment clairement le souci des syndicats face au non respect des professionnels de la Fonction Publique. Elles constituent une mise en demeure devant le refus d’entendre les revendications et attentes des personnels,




Collectif national RASED


Monsieur le Ministre de l'Education Nationale,

L'inégalité qui s'accentue, comme le soulignent de nombreux rapports et études, ainsi que des comparaisons internationales, caractérise et fragilise notre école. Entre autres facteurs, l'insuffisance du nombre des personnels des RASED, puis leur diminution drastique ces 5 dernières années, contribuent à cet état de fait. Un an après le lancement de la concertation sur la refondation de l'Ecole, porteuse d'espoir pour la réussite de tous les élèves et alors que la loi de refondation a été adoptée par le Parlement, où en sommes-nous sur la question des RASED ? :


- L'annexe de la loi de refondation indique que leurs missions et leur fonctionnement doivent être " réexaminés ", sans plus de précision,
- La DGESCO et l'IGEN ont mené un travail durant l'année scolaire 2012 - 2013, qui n'est encore pas communiqué à ce jour.

Malgré de multiples rencontres de nos organisations avec vos services, aucune information n'a été délivrée sur l'avenir des RASED et des professionnels concernés. La mise en œuvre de la concertation annoncée est toujours reportée.

Il est urgent d'agir : en effet, si, d'après nos estimations, 72 postes devaient être recréés à la rentrée 2013, ils apparaissent bien symboliques au regard des 5000 postes perdus ces cinq dernières années, d'autant qu'ils ne concernent pas, loin de là, l'ensemble des départements. Par ailleurs le nombre de départs en formation, bien qu'en augmentation, ne retrouve pas le niveau nécessaire pour couvrir les besoins et notamment les départs à la retraite.

Lire la suite...

Monsieur le Premier Ministre,


Au moment de son instauration, toutes nos organisations syndicales ont dénoncé la mise en place d'une journée de carence pour les agents de la Fonction publique et en ont demandé le retrait.


Nos organisations syndicales réaffirment avec force que cette mesure pénalise les personnels contraints à congés maladie sur prescription médicale. Ils subissent, de fait, une baisse de leurs salaires comme s'ils étaient coupables d'être malades. De plus, nous dénonçons l’effet de cette mesure, notamment sur la santé et la sécurité des agents. En effet, nous constatons déjà que des agents renoncent à utiliser leurs congés maladie en raison de cette « ponction » sur salaire.


En son temps, la journée de carence a été jugée par beaucoup, y compris au sein de la majorité présidentielle, comme injuste et inefficace et relevant davantage de la seule volonté de stigmatiser toujours plus les agents de la Fonction publique.
Aujourd'hui, les agents ne comprennent pas pourquoi cette disposition législative n’est pas abrogée.

Lire la suite...

Monsieur le Ministre,

Lors des négociations sur le projet de loi de refondation de l’Ecole, le 16 Octobre, nos organisations vous ont fait part de leurs désaccords sur les propositions concernant le transfert des CIO et de leurs missions aux Régions et l’atteinte au statut des personnels, par leur placement sous la double autorité de l’Etat et de la Région.

Lors de la Réunion avec l’ensemble des organisations syndicales, le 12 Novembre, nous avons constaté qu’aucune avancée ne nous était proposée sur ce dossier et avons renouvelé nos divergences profondes. A la suite des débats, vous vous êtes engagé à recevoir l’intersyndicale représentative de la très grande majorité des personnels ce dont nous vous remercions.

L’inquiétude des personnels est très vive et nous souhaitons pouvoir vous rencontrer au plus vite, sur l’ensemble des questions d’orientation et vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de nos salutations respectueuses.

Frédérique Rolet, Co-secrétaire générale du SNES - FSU
Patrick Désiré, Secrétaire général de CGT Educ’action
Laurent Coccoluto, Co-secrétaire fédéral de Sud Education
Jacques Paris, Secrétaire général du SNFOLC


Télécharger la lettre


Monsieur le Ministre,


La réforme des formations technologiques industrielles, imposée par le gouvernement précédent comme l’ensemble des réformes du lycée, est entrée en application en classe de terminale à cette rentrée. L’objectif affiché était d’améliorer l’attractivité des formations STI afin de répondre aux besoins de l’économie pour un redéveloppement industriel et pour satisfaire les besoins de recrutement de jeunes qualifiés dans ce secteur.

A peine plus d’un an après la mise en oeuvre de cette réforme, on peut dire que cet objectif ne sera pas atteint, les jeunes se détournent de ces formations (- 6,5% en première à la rentrée précédente, selon vos services, et du même ordre à cette rentrée). Les enseignants sont en difficulté face à des programmes mal conçus et des objectifs contestables (ce qui avait conduit, le Conseil Supérieur de l’Education à émettre un avis négatif sur les programmes de cette série). Personne ne pense que la série STI2D permettra de relever les enjeux tant sur le plan économique que social.

Lire la suite...

Madame Marylise LEBRANCHU
Ministre de la Réforme de l’Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique
80, rue de Lille 75007 PARIS


Objet : Abrogation du dispositif « journée de carence ».


Madame la Ministre,


Au moment de son instauration, toutes nos organisations syndicales ont dénoncé la mise en place d’une journée de carence pour les agents de la Fonction Publique et en ont demandé le retrait.

Lire la suite...