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Communiqué de l'Assemblée de défense du Marais

Expulsion du Squat du Marais le mardi 22 octobre 2019

 

Ce matin à 6h, le Marais, squat d’habitation et de convergence des luttes ouvert depuis un an et demi à Caen, a été pris d’assaut par un important dispositif policier.

Plus de 250 membres des forces de répression ont été mobilisés pour expulser ce lieu, symbole de la lutte pour l’accueil solidaire de toutes les personnes en exil. 

250 c’est aussi le nombre de personnes qui vivaient au Marais et sont aujourd’hui sans solution de logement pérenne, et ce à une semaine de la trêve hivernale.

Au moment de l’intervention, la plupart des habitant.e.s avaient fui le lieu par peur de la police. Seules 70 personnes étaient encore sur place, dont une vingtaine d’enfants. À leurs côtés, près de 80 soutiens s’étaient mobilisés. • Raid, Bac, gendarmerie mobile ; fusils d’assaut, chiens et menottes, voilà comment ont été évacuées les personnes qui s’étaient réunies dans les bâtiments pour protester contre l’expulsion.

Après avoir séparé les habitant.e.s de leurs soutiens, les services de la Préfecture les ont parqué pour les trier. On les a ensuite réparti.e.s dans des bus pour être envoyé.e.s vers un hébergement temporaire de quelques nuits tout au plus.

Au moins 8 personnes ont été placées en retenue administrative. Deux d’entre-elles sont déjà emprisonnées au Centre de Rétention Administrative de Rennes. D’autres qui avaient fuit avant l’intervention de police, sont parties vers des centres d’accueil de jour, mais n’ont nulle part où dormir ce soir.

La préfecture se vante d’assurer la « sécurité » des personnes en évacuant le Marais, mais elle ne dit pas que seule une soixantaine de personnes auront droit à un logement provisoire, pour 3 nuits maximum.

Ce soir et dans les jours à venir, ce sont donc près de 250 personnes qui rejoindrons les dizaines d’autres dormant déjà à la rue – dont de nombreux enfants - ce malgré les autres squats encore ouverts sur Caen.

La préfecture a beau se féliciter de la réussite de l’opération, dans les esprits, elle a déjà perdu, et continuera de perdre.

Contrairement à ce que pense la préfecture, le Marais est bien plus que 3,2 hectares de terrain. C’est un lieu qui se vit entre les gens qui y ont habité et s’y sont mobilisés.

C’est un lieu qui a ancré les solidarités bien au-delà des milieux militants que vous vous obstinez à criminaliser.

Nous vous laissons en compagnie de ces quelques murs dont vous ne comprendrez jamais l’histoire. L’esprit du Marais, lui, a déjà inondé la ville.

 


Infos et RDV : upmarais@tumblr.com

 



logo Ateliers du genre de l'université de Caen

logo solidaires étudiant-es

Charte anti-sexiste pour l'université de Caen

Texte co‐écrit et proposé par SL‐Caen, Sud Éducation et les Ateliers du Genre.

Charte de l’Université Caen Normandie pour la lutte contre le sexisme, les discriminations et les violences à caractère sexuel.


Cette charte a pour objet de lutter de façon globale, visible et efficace contre les comportements sexistes au sein de l’Université Caen Normandie.


Le sexisme est protéiforme (agressions et banalisation de celles‐ci, homophobie et transphobie, discriminations) et cette Charte, sans restreindre l’étendue des domaines où sévissent des formes de sexisme, se concentrera sur certaines questions où l’action de l’Université sera efficiente.


Le sexisme est un système qui sépare l’Humanité en deux groupes : les hommes et les femmes ; et les hiérarchise.


Le sexisme est un système oppressif qui postule une division naturelle de l’humanité en deux sexes présentés comme authentiques, opposés, exclusifs et complémentaires. Tous les êtres humains sont obligatoirement assignés à lʹune ou lʹautre catégorie selon les critères de classement reconnus par la société. Le sexisme repose sur deux mécanismes : le sexisme  oppositionnel et le sexisme traditionnel. Le sexisme oppositionnel désigne « la croyance selon laquelle femmes et hommes sont des catégories rigides, mutuellement exclusives, chacune  possédant un panel d’attributs, d’aptitudes, de capacités et de désirs uniques qui ne se croisent pas. Les personnes sexistes oppositionnelles s’emploient à punir ou dénigrer les  personnes qui s’écartent des normes de genre, car notre existence menace l’idée que les femmes et les hommes sont des sexes “opposés“ .
En assignant aux deux sexes des caractéristiques et aptitudes considérées comme « naturellement » différentes, on justifie ainsi l’attribution en fonction du sexe de rôles et de droits  distincts dans la société. À cette division s’ajoute une hiérarchisation, que Serano nomme sexisme traditionnel. Elle le définit comme « la croyance qu’être homme et la masculinité sont supérieurs au fait d’être femme et la féminité ». Il existe alors une double oppression : d’une part envers tout ce qui sort de ce cadre normatif (homosexualité, transidentité, intersexuation),  d’autre part envers tout ce qui est associé aux femmes et à la féminité. Les victimes du sexisme sont donc les femmes mais aussi toutes personnes sʹéloignant des normes du genre, par exemple les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenre, intersexes, asexuelles ou aromantiques . Le sexisme est porteur d’inégalités, de discriminations et d’oppressions.

[...]

 

 


Lire la charte


 


Motion d’actualité du Conseil fédéral de SUD éducation des 26 et 27 septembre 2019

Pour nos retraites, toutes et tous ensemble en grève dès le 5 décembre ! Construisons la grève interprofessionnelle !

 

Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement Macron-Philippe mène son entreprise de destruction à un rythme Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement Macron-Philippe mène son entreprise de destruction à un rythme soutenu. Dans l’éducation les réformes se sont succédées dans tous les degrés. Cette rentrée voit les réformes des lycées s’appliquer dans un ministère marqué par la grève inédite du Bac 2019. La loi Blanquer, dont SUD éducation revendique toujours l’abrogation, commence également à être appliquée. En dehors de l’Éducation nationale, le gouvernement n’est pas en reste.


Notamment, la loi « de Transformation de la Fonction Publique » du 6 août 2019 entraîne le remplacement des CT et des CHSCT par un organe unique, le “Comité social d’administration”, la diminution du rôle des CAP, le développement de la contractualisation (notamment avec les “CDD de chantier”).


Il convient de rester extrêmement vigilant car les conséquences de ces réformes n’ont pas fini de se faire sentir et dès les premiers jours de la rentrée les personnels en ont constaté les effets néfastes.


Dans ce contexte, SUD éducation continuera de soutenir et d’œuvrer à l’amplification des mobilisations des personnels contre ces réformes et de communiquer sur leurs effets. Notons que le ministre a reculé sur les EPSF suite à la mobilisation dans le premier degré.


Combattre le projet de réforme des retraites, porter notre projet de société

 

Les retraites constituent un enjeu interprofessionnel qui concerne l’ensemble de la population. Nous pouvons espérer construire une mobilisation qui dépasse les carcans catégoriels bien qu’il faudra la construire dans les secteurs en partant des situations sectorielles. À ce titre, les personnels de l’Éducation nationale vont payer un lourd tribut si cette réforme passe.


Les retraites touchent à de nombreuses questions qui nécessitent de mettre en avant notre projet de société.
Dans ce cadre, nous porterons notamment dans nos interventions :

  • la lutte contre la précarité : les carrières hachées et les bas salaires touchant des retraites largement amputées
  • la lutte contre le sexisme : les femmes ont de nombreuses discontinuités dans leur carrière à cause de la précarité et de l’inégalité, dont la charge de l’éducation, qui repose d’abord sur elles. Leurs salaires sont en général plus bas. Comme la pension sera calculée sur toute la carrière, elles subiront une baisse de pension par rapport à la situation actuelle (qui la calcule sur le salaire ou les meilleurs années). À cela s’ajoute l’inquiétude sur les pensions de réversion alors que celles-ci permettent aujourd’hui de limiter l’écart de pension entre hommes et femmes.
  • la solidarité intergénérationnelle contre le projet de société du gouvernement.

Après la réussite de la grève du 13 septembre à la RATP et l’appel de l’intersyndicale à une grève illimitée à partir du 5 décembre, cette date serait un point de départ pour une grève reconductible dans certains secteurs. Plusieurs organisations syndicales ont d’ores et déjà déposé un préavis de grève reconductible à partir de cette date.


Dès maintenant et sans faire l’impasse sur des dates de mobilisation en novembre, SUD éducation appelle les personnels à se mettre en grève le 5 décembre et à mettre en débat dans les assemblées générales sa reconduction, dans l’objectif de construire un vaste mouvement interprofessionnel.

Pour cela, SUD éducation entend :

  • construire la mobilisation par des campagnes d’information, de sensibilisation
  • réunir les forces syndicales et plus largement le mouvement social (associations, collectifs, gilets jaunes, etc.) pour gagner, tout en construisant une mobilisation unitaire partant des situations sectorielles
  • rassembler une intersyndicale la plus large possible dans son secteur. Dans la perspective du 5 décembre, l’action intersyndicale ne doit pas qu’être “de papier” mais se déployer sur le terrain, par des heures d’information syndicale, des tournées syndicales communes.

Il s’agit de faire échec au projet du gouvernement et d’obtenir pour toutes et tous :

  • un taux de remplacement à 75 % des dix meilleures années ou du dernier indice,
  • une durée de cotisation de 37 ans et demi,
  • pas de pension inférieure au smic,
  • l’égalité entre les hommes et les femmes au travail comme dans la retraite,
  • départ à 60 ans, à 55 ans pour les métiers pénibles, pas de recul sur les droits acquis.

De plus, l’Union syndicale Solidaires est engagée actuellement dans la campagne contre la privatisation d’ADP (Aéroports de Paris). La fédération SUD éducation s’impliquera dans cette campagne dans son secteur.
Enfin, la fédération SUD éducation soutient les grèves climat du vendredi (depuis mars 2019) et les mobilisations en faveur de la justice sociale et climatique en déposant des préavis de grève et en appelant à participer aux manifestations. SUD éducation revendique le droit de la jeunesse à faire grève et à manifester en France ! Partout dans
le monde les étudiant-e-s, lycéen-ne-s et habitant-e-s se mobilisent pour des changements politiques majeurs, pourtant la France s’est illustrée en réprimant violemment les marches mondiales pour le climat. Cela s’ajoute aux nombreuses exactions policières, aux entraves au droit de manifester et aux condamnations de manifestant-e-s que nous dénonçons avec fermeté.


Télécharger la motion



Communiqué de SUD Éducation Calvados et Solidaires

Nouvelles circulaires, une dégradation sans précédent des conditions de travail des AESH!

 


Réunion d'information syndicale

Mardi 15 octobre

13h30 16h30
à CAEN
maison des syndicats, 9 rue du colonel Rémy

 

C'est un droit pour tous les personnels. Vous pouvez bénéficier de 12 heures (4 réunions de trois heures) de réunions d’information syndicale par an à plein traitement durant l’année.
Cette après-midi ne peut être déduite de vos salaires.

 

Pour t'inscrire : adresse une lettre modèle à ton ou ta supérieur-e : pour le DASEN ou pour un-e chef-fe d'établissement

avant le 8 octobre



Nouvelles circulaires 2019 AESH dégradation sans précédentNouvelles circulaires 2019 AESH dégradation sans précédent

 

 

 

 


Télécharger le communiqué : en couleur en noir et blanc

Télécharger l'affiche pour la RIS



Travailler plus pour coûter moins ?
Carton rouge pour le ministère !

Juin 2019

 

 

1ère action : feinte de corps pour 2 HSA

 

Le 11 avril, à coups de décret (n° 2019-309 du 11 avril 2019) et à coups de bâtons rompus, le MEN entérine l'obligation d'accepter une deuxième HSA.  C'est sa prétendue réponse aux demandes d'augmentation de salaire. Pour nous, cela n'est en aucun cas une augmentation de salaire et ça sert surtout  à compenser les 2000 suppressions de postes. Or, ce dont nous avons besoin dans nos établissements scolaires, c'est de plus d’adultes pour mieux  encadrer les élèves, premières victimes d'une société de plus en plus brutale, de plus en plus inégalitaire ; c’est d’alléger les effectifs dans les classes  pour mieux suivre les élèves et diminuer notre temps devant élève afin de libérer du temps pour du travail en équipe, plus à même d'apporter une  réponse à la hauteur des enjeux de notre société !

 

2ème action : petit pont sur la formation

 

Le 12 juin, lors du Comité Technique Ministériel, c'est l'annonce d'un projet de décret pour imposer la formation obligatoire sur le temps de vacances :    c'est une pure réquisition à hauteur de 5 jours par an, pendant les périodes de vacances scolaires ; en réalité, il s'agitd'éviter les absences de professeurs sur le temps de classe puisque l'EN refuse d'accorder des moyens pour remplacer les enseignant-es absent-es. C'est une augmentation du  temps de travail à rebours de tout ce qu'il faudrait faire pour améliorer les conditions de travail et donc les conditions d'enseignement pour les élèves.

 

 

3ème action : tacle final sur l'annualisation

 

Le 26 juin, repoussé lors de l'examen de la Loi Blanquer, l'amendement concernant l'annualisation du temps de travail des enseignant-es a été adopté   u Sénat ; ou comment revenir sur le terrain quand on vient d’être expulsé ! En réalité, la loi Blanquer permet d'expérimenter l'annualisation : c’est une attaque rapide pour mieux enfoncer la ligne de défense de nos statuts. Mais concrètement, quelles en sont les conséquences ? Toutes les heures non   réalisées devant élèves seront décomptées : lorsque les élèves sont en sortie, au mois de juin, lors des formations, des convocations… et lors des jours  fériés ! Et seront rattrapées au cours de l'année : autant dire qu'il n'y aura même plus besoin de payer les heures supp, nous les devrons à   l'administration !


Alors que nous constatons toutes et tous que nos conditions de travail s'aggravent ,
que nous ne pouvons plus encadrer et suivre les élèves de manière satisfaisante ;

ce qu'on veut nous imposer, c'est de travailler encore davantage !
L'institution ne veut pas mettre les moyens à la hauteur des enjeux ?
A nous de fixer la défense !
Non à la politique d'austérité en faveur des joueurs déjà les mieux placés !
Nous sommes toujours au service de l'intérêt général !



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