Recherche

Agenda militant

<< Nov. 2019 >>
LMMJVSD
123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930

Faits marquants en image

Statistiques

Depuis samedi 27 fevrier 2010

mod_vvisit_counterAujourd'hui1359
mod_vvisit_counterHier4177
mod_vvisit_counterCette semaine13715
mod_vvisit_counterLa semaine dernière69074
mod_vvisit_counterCe mois-ci136161
mod_vvisit_counterLe mois dernier119561
mod_vvisit_counterCumul7938916

 , 



Communiqué de l'Assemblée de défense du Marais

Expulsion du Squat du Marais le mardi 22 octobre 2019

 

Ce matin à 6h, le Marais, squat d’habitation et de convergence des luttes ouvert depuis un an et demi à Caen, a été pris d’assaut par un important dispositif policier.

Plus de 250 membres des forces de répression ont été mobilisés pour expulser ce lieu, symbole de la lutte pour l’accueil solidaire de toutes les personnes en exil. 

250 c’est aussi le nombre de personnes qui vivaient au Marais et sont aujourd’hui sans solution de logement pérenne, et ce à une semaine de la trêve hivernale.

Au moment de l’intervention, la plupart des habitant.e.s avaient fui le lieu par peur de la police. Seules 70 personnes étaient encore sur place, dont une vingtaine d’enfants. À leurs côtés, près de 80 soutiens s’étaient mobilisés. • Raid, Bac, gendarmerie mobile ; fusils d’assaut, chiens et menottes, voilà comment ont été évacuées les personnes qui s’étaient réunies dans les bâtiments pour protester contre l’expulsion.

Après avoir séparé les habitant.e.s de leurs soutiens, les services de la Préfecture les ont parqué pour les trier. On les a ensuite réparti.e.s dans des bus pour être envoyé.e.s vers un hébergement temporaire de quelques nuits tout au plus.

Au moins 8 personnes ont été placées en retenue administrative. Deux d’entre-elles sont déjà emprisonnées au Centre de Rétention Administrative de Rennes. D’autres qui avaient fuit avant l’intervention de police, sont parties vers des centres d’accueil de jour, mais n’ont nulle part où dormir ce soir.

La préfecture se vante d’assurer la « sécurité » des personnes en évacuant le Marais, mais elle ne dit pas que seule une soixantaine de personnes auront droit à un logement provisoire, pour 3 nuits maximum.

Ce soir et dans les jours à venir, ce sont donc près de 250 personnes qui rejoindrons les dizaines d’autres dormant déjà à la rue – dont de nombreux enfants - ce malgré les autres squats encore ouverts sur Caen.

La préfecture a beau se féliciter de la réussite de l’opération, dans les esprits, elle a déjà perdu, et continuera de perdre.

Contrairement à ce que pense la préfecture, le Marais est bien plus que 3,2 hectares de terrain. C’est un lieu qui se vit entre les gens qui y ont habité et s’y sont mobilisés.

C’est un lieu qui a ancré les solidarités bien au-delà des milieux militants que vous vous obstinez à criminaliser.

Nous vous laissons en compagnie de ces quelques murs dont vous ne comprendrez jamais l’histoire. L’esprit du Marais, lui, a déjà inondé la ville.

 


Infos et RDV : upmarais@tumblr.com

 



logo Ateliers du genre de l'université de Caen

logo solidaires étudiant-es

Charte anti-sexiste pour l'université de Caen

Texte co‐écrit et proposé par SL‐Caen, Sud Éducation et les Ateliers du Genre.

Charte de l’Université Caen Normandie pour la lutte contre le sexisme, les discriminations et les violences à caractère sexuel.


Cette charte a pour objet de lutter de façon globale, visible et efficace contre les comportements sexistes au sein de l’Université Caen Normandie.


Le sexisme est protéiforme (agressions et banalisation de celles‐ci, homophobie et transphobie, discriminations) et cette Charte, sans restreindre l’étendue des domaines où sévissent des formes de sexisme, se concentrera sur certaines questions où l’action de l’Université sera efficiente.


Le sexisme est un système qui sépare l’Humanité en deux groupes : les hommes et les femmes ; et les hiérarchise.


Le sexisme est un système oppressif qui postule une division naturelle de l’humanité en deux sexes présentés comme authentiques, opposés, exclusifs et complémentaires. Tous les êtres humains sont obligatoirement assignés à lʹune ou lʹautre catégorie selon les critères de classement reconnus par la société. Le sexisme repose sur deux mécanismes : le sexisme  oppositionnel et le sexisme traditionnel. Le sexisme oppositionnel désigne « la croyance selon laquelle femmes et hommes sont des catégories rigides, mutuellement exclusives, chacune  possédant un panel d’attributs, d’aptitudes, de capacités et de désirs uniques qui ne se croisent pas. Les personnes sexistes oppositionnelles s’emploient à punir ou dénigrer les  personnes qui s’écartent des normes de genre, car notre existence menace l’idée que les femmes et les hommes sont des sexes “opposés“ .
En assignant aux deux sexes des caractéristiques et aptitudes considérées comme « naturellement » différentes, on justifie ainsi l’attribution en fonction du sexe de rôles et de droits  distincts dans la société. À cette division s’ajoute une hiérarchisation, que Serano nomme sexisme traditionnel. Elle le définit comme « la croyance qu’être homme et la masculinité sont supérieurs au fait d’être femme et la féminité ». Il existe alors une double oppression : d’une part envers tout ce qui sort de ce cadre normatif (homosexualité, transidentité, intersexuation),  d’autre part envers tout ce qui est associé aux femmes et à la féminité. Les victimes du sexisme sont donc les femmes mais aussi toutes personnes sʹéloignant des normes du genre, par exemple les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenre, intersexes, asexuelles ou aromantiques . Le sexisme est porteur d’inégalités, de discriminations et d’oppressions.

[...]

 

 


Lire la charte