Communiqué de SUD Éducation et Solidaires

Pour un plan d’urgence pour l’éducation, SUD éducation s’engage dans la construction d’un mouvement massif dans l’éducation dès septembre 2021 !

Motion pour la rentrée 2021 - Communiqué de SUD Education et Solidaires

 

Depuis le début de la crise sanitaire, SUD éducation dénonce l’attitude irresponsable du gouvernement qui demande toujours plus à l'ensemble des personnels de l'éducation nationale au nom des intérêts des capitalistes. A contre courant des mesures gouvernementales, SUD éducation revendique depuis plusieurs mois la mise en œuvre rapide d’un plan d’investissement d’urgence dans l’éducation, avec notamment une réduction importante des effectifs en classe par un recrutement massif de personnels. Les suppressions de postes des dernières années et les fermetures d’établissement ou de classe et d’école conduisent à
accueillir les élèves dans des classes surchargées, dégradant encore davantage les conditions de travail des collègues : le ministre Blanquer porte directement la responsabilité des conditions de la prochaine rentrée.
SUD éducation appelle les personnels sur le terrain à discuter des modalités d’action qui s’imposeront à la rentrée et mettra à disposition son préavis de grève pour la période.

 

La période est marquée par un climat politique nauséabond. Les projets de loi “sécurité globale” et “séparatisme” montrent que la boussole du gouvernement est aujourd’hui du côté de l’autoritarisme. La chasse aux sorcières lancée par le ministère de l’enseignement supérieur, ainsi que les diatribes de Blanquer contre la non-mixité et l’écriture inclusive sont à la fois une diversion face au mécontentement que suscite la politique néolibérale du gouvernement et une offensive réactionnaire reprenant les mots d’ordres de l’extrême-droite.


Les tribunes de militaires appelant à préparer la guerre civile, insuffisamment condamnées par le gouvernement, sont de nature à menacer la vie démocratique la plus élémentaire. La mobilisation de syndicats policiers mettant en cause la justice, avec le soutien du ministre de l’Intérieur et de responsables politiques, contribue à cette offensive factieuse. Les déclarations anticonstitutionnelles d’Emmanuel Macron sur les personnes dites sans papiers qui auraient des devoirs avant d’avoir des droits sont également un signal très inquiétant de la banalisation de la xénophobie et du racisme. La suppression de l’observatoire de la laïcité procède de la même logique. Le gouvernement met en scène un tête-à-tête électoral avec le Rassemblement national, confortant de fait celui-ci dans l’opinion publique. Enfin, les agressions racistes, et les attaques de commandos fascistes se multiplient. Face à cette situation, il s’agit dorénavant de poursuivre la dynamique de construction de cadres unitaires larges (du type de celui contre la loi sécurité globale ou des marches du 1 2 juin), à même de renforcer notre camp social et de faire bloc autour de son système de valeur, contre la réaction, l’intolérance et l’autoritarisme, et plus largement contre l’hégémonie des idées d’extrême-droite et des forces sociales et politiques qui l’alimentent.


De plus, le gouvernement continue de mettre en œuvre sa politique néo-libérale de destruction des conquis sociaux et ce alors que la pandémie a déjà fragilisé de nombreuses personnes :
précaires, chômeur-se-s, étudiant-e-s... La réforme de l'assurance chômage en est l'exemple type, les nombreux appels à la prétendue nécessité de mettre en place celle tant décriée des retraites sont un autre symptôme de cette volonté délétère. Les soi-disant efforts inédits des Grenelle de l'Éducation et Ségur de la Santé prouvent également que le gouvernement ne se soucie pas de ces services publics essentiels meurtris, il ose encore demander aux soignant-e-s de faire un effort bien qu'ils et elles soient à bout de force. Les revalorisations historiques – qu'il faut traduire par missions supplémentaires et primes non pérennes – ne sont que des écrans de fumée destinés à détourner l'attention des citoyen-ne-s de la casse des services publics qui se poursuit.


Télécharger la motion



Communiqué de SPC KIC CGT


Une victoire, mais la lutte continue !

 

La juge des référés du Conseil d’État suspend le décret sur le recalcul à la baisse des allocations des précaires au 1er juillet.

 

C’est un soulagement pour le million de chômeur·euses qui devaient subir une baisse de leurs droits.

 

Le conseil d’État ne s’est pas laissé abuser par les discours mensongers du gouvernement et de ses « experts » Aujourd’hui ceux-là s’en prennent à l’indépendance du juge, qui écrit : « les nouvelles règles de calcul pénaliseront de manière significative les salariés de ces secteurs, qui subissent plus qu’ils ne choisissent l’alternance entre périodes de travail et périodes d’inactivité ».

 

C’est une victoire pour nous, qui dénonçons depuis le début cette réforme et ses conséquences : nos arguments ont été entendus par la juge qui les reprend : la reprise de l’emploi est encore incertaine et ces incertitudes ne doivent pas profiter qu’au patronat qui voit ses sur-cotisations reportées.

 

Pourtant, la lutte continue jusqu’ à la suppression totale de la néfaste réforme Pénicaud : les autres baisses de droits ou les dispositions de contrôle et sanctions privatives de droits doivent être abrogées.

 

Alors que des dividendes accrus tombent dans la poche des actionnaires (+ 51 milliards cette année), que les milliardaires, les riches voient leur fortune augmenter, que ceci se fait par des vagues de licenciements, la priorité doit être une assurance chômage qui procure des « conditions convenables d’existence » (préambule de la constitution) à toutes et tous.

 

Nous appelons à continuer les mobilisations