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Communiqué de SUD Éducation et Solidaires

Loi Blanquer adoptée en première lecture : l’Assemblée
nationale valide un projet d’école libéral et réactionnaire

 

Vendredi dernier, une poignée de député-e-s ont adopté le projet de loi Blanquer avec de nombreux amendements qui aggravent les dispositions du texte.

 

Le projet de loi Blanquer, qui doit désormais être présenté au Sénat, prévoit entre autres :

  • un article 1 qui constitue une manoeuvre d’intimidation à l’égard des personnels ;
  • des établissements publics des savoirs fondamentaux, c’est-à-dire le regroupement des écoles d’un bassin géographique autour d’un collège. Il est à prévoir, à brève échéance, des suppressions de postes, voire des fermetures d’écoles. Dans l’immédiat, cela signifie l’instauration d’un échelon bureaucratique de plus, et une dégradation des conditions de travail des personnels ;
  • la scolarisation obligatoire à trois ans, cheval de Troie de Blanquer pour rémunérer à hauteur de dizaines de millions d’euros les écoles maternelles privées ;
  • une surenchère nationaliste et réactionnaire, avec notamment l’affichage de reproductions de drapeaux tricolores dans toutes les salles de classe ;
  • la reprise en main autoritaire de la formation des maîtres ; ➢ le recrutement d’assistant-e-s d’éducations pour enseigner, sans statut de fonctionnaire.

Ce projet d’école libéral et réactionnaire est imposé avec un autoritarisme hallucinant. Le passage en force malgré les avis contraires des instances représentatives montre en réalité un mépris avéré pour les personnels. Il s’inscrit dans la continuité des lois qui l’ont précédé : cadeaux au privé, symbolique ronflante, attaque sur les statuts des personnels. Ce projet de loi est en cohérence avec ce que le gouvernement désire imposer à l’ensemble des services publics : une conception managériale, la privatisation, la fin de la fonction publique.


Ne nous laissons pas faire ! SUD éducation appelle les personnels à se mobiliser pour le retrait du projet de loi, ainsi que pour l’abrogation de l’ensemble des réformes Blanquer.


Télécharger le communiqué



Communiqué de SUD Éducation et Solidaires

École inclusive : un projet délétère

pour les élèves et les personnels

 

Les annonces du gouvernement le 11 février sur l’école inclusive confirment les inquiétudes de SUD éducation. Il s’agissait de la restitution de travaux d’« experts » sans que la parole des personnels ne soit entendue à un quelconque moment. Derrière un discours qui se prétend au service des élèves, ces mesures constituent des régressions importantes tant pour les personnels que les usager-e-s.

 

Un vrai statut pour les AESH

 

Les accompagnant-e-s d’élèves en situation de handicap (AESH) revendiquent depuis de nombreuses années un vrai statut avec la reconnaissance de leur spécificité professionnelle pédagogique et éducative. La réponse du gouvernement est d’exploiter davantage ces personnels précaires en augmentant les amplitudes horaires, leurs missions et en dédoublant les employeurs entre Éducation nationale et Collectivités territoriales. Le gouvernement fait semblant de croire que le poste d’AESH concerne les personnes qui chercheraient « un complément de revenu », alors qu’il recouvre les savoir-faires d’un véritable métier et que les personnels qui l’exercent, très majoritairement des femmes, n’ont pas d’autres sources de revenu. SUD éducation revendique la titularisation des AESH et leur maintien au sein de l’Éducation nationale à temps plein : comme membres à part entière des équipes éducatives, avec une vraie formation initiale et continue et un salaire à la hauteur des exigences du métier.

 

Une formation solide pour tous les personnels

 

Les enseignant-e-s spécialisé-e-s : Depuis de nombreuses années l’enseignement spécialisé est attaqué, comme le montre la suppression des réseaux d’aide ou des spécialités. Le gouvernement veut nous faire croire que les besoins spécifiques des élèves disparaîtraient par le miracle de l’inclusion, économisant au passage des postes d’AESH, des postes d’enseignant-e-s spécialisé-e-s, des structures adaptées avec des conséquences graves pour les élèves et de la souffrance au travail pour les personnels. Le ministère se prépare à attaquer de nouveau le statut des enseignant-e-s, puisque les rapports publiés préconisent d’« assouplir le statut » des personnels enseignants. 12/02/19 Si SUD éducation revendique depuis longtemps une solide formation de tous les personnels, c’est pour compléter le travail des personnels spécialisés, qui ne peut pas se réduire à un saupoudrage d’intervention de personnes dites ressources, sur le modèle des Pial (pôles inclusifs d’accompagnement localisé) mis en place par le gouvernement.

 

Maintien du pouvoir de décision de la MDPH

 

L’application de la loi de 2005 n’est déjà pas à la hauteur : manque de places dans les structures spécialisées, manque d’ AESH, nombre d’heures d’accompagnement insuffisantes, disparition des personnels médicosociaux et des psychologues de l’Éducation nationale, perspectives d’orientation réduites après le collège aggravées par la réforme des lycées professionnels (réduction du nombre des cap, augmentation du nombre d’élèves par classe). L’Éducation nationale, niant la réalité du handicap, prend la main sur les décisions d’attribution des heures d’accompagnement. Elle veut faire ainsi des économies, donner ce pouvoir à des personnels sans qualification médicale et renforcer le pouvoir managérial des chefs d’établissement. SUD éducation revendique le maintien du pouvoir de décision dans l’instance indépendante qu’est la MDPH et l’augmentation de son budget de fonctionnement à hauteur des besoins.

 

SUD éducation revendique :

 

À rebours de ce projet guidé par le seul désir de maquiller l’austérité budgétaire sur le dos des élèves en situation de handicap et des personnels qui les accompagnent, SUD éducation revendique :

 

➢ L’augmentation du nombre de personnels spécialisés (enseignants, AESH) et de personnels médico-sociaux et d’orientation.


➢ Une sérieuse formation au handicap pour tous les personnels ➢ La titularisation immédiate des aesh à temps complet.

 

➢ La reconnaissance des besoins spécifiques des élèves en situation de handicap en termes d’espaces et de temps dédiés.


➢ Le maintien des prérogatives de la MDPH.

 

SUD éducation appelle l’ensemble des personnels à se mobiliser pour la défense d’une école vraiment inclusive.


Télécharger la déclaration



 

 

Des enseignant-es du

1er degré du Calvados

Motion de l'assemblée générale comprenant les personnels présents

et l'intersyndicale éducation des professeurs du 1er degré

réunie le mercredi 30 janvier à Hérouville-Saint-Clair

 

L'assemblée générale et les organisations syndicales appellent à ne pas faire passer ni remonter les évaluations nationales. De nombreux/ses collègues se sont déjà engagé-es dans cette action.


Nous considérons que ces évaluations ne sont pas adaptées aussi bien dans leur contenu que dans l'organisation et la passation. Les évaluations doivent rester au service des élèves et des enseignants. Elles ne doivent en aucun cas faire l'objet d'une publication qui met les écoles en concurrence.

Enfin, nous dénonçons les conditions de stockage des données numériques personnelles de nos élèves sur des serveurs privés (Amazon) sans aucune garantie de confidentialité et d'utilisation future.

 


Télécharger la motion de l'AG des enseignant-es du premier degré

Télécharger un modèle de lettre des enseignant-es à destination des parents

Télécharger un modèle de lettre pour les parents à destination du DASEN

Télécharger la lettre de l'intersyndicale envoyée au DASEN


Des enseignant-es du

1er degré du Cal

Des enseignant-es du

1er degré du Calvados

vados


VRAI/FAUX
Sur les impôts, l'économie, la répartition des richesses

 

Chacun doit contribuer à l’impôt suivant ses ressources (Déclaration des Droits de l’Homme)

VRAI ! et FAUX !

 

VRAI selon l’article 13 de la Déclaration des droits de l’Homme : « pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés. »

 

FAUX puisque le système fiscal français est de plus en plus injuste :

 

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Ne bradons pas la liberté de manifester !

 

Les annonces faites le 7 janvier par le Premier ministre ont été présentées de manière trompeuse sous le prisme d’une réponse évidente à une situation qui dégénère. Elles constituent en réalité de nouveaux reculs massifs pour les droits fondamentaux, au premier chef desquels le droit de manifester.

 

Pour mieux feindre l’innocuité des mesures présentées, Edouard Philippe s’est d’abord risqué à un parallèle audacieux entre les casseurs dans les enceintes sportives et ceux qui opèrent pendant des mobilisations. Puisque le dispositif d’interdiction de stade et de fichage des hooligans « a bien fonctionné », c’est tout simple, il suffit de le transposer aux manifestations. A en croire le Premier ministre, le niveau de protection du droit de manifester ne constitue pas un enjeu différent de celui du droit d’assister à un match. Si dans ce dernier cas la liberté de circulation est aussi en jeu, ce qui justifie de veiller au principe de proportionnalité entre les atteintes qui y sont portées et la nécessité de prévenir les violences et dégradations, un paramètre supplémentaire vient s’ajouter s’agissant du droit de manifester : celui de la liberté d’expression.

 

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