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L’euthanasie : une alternative à la reconversion selon la DRH de Montpellier !

juin 2019

 

L’ancien PDG de France Télécom, Didier Lombard, voulait voir les personnels « sortir par la porte ou par la fenêtre », pour réduire les effectifs  de ce service public. Ferait-il des émules dans les rectorats?


Le 21 février dernier, le rectorat de Montpellier convoque une cinquantaine de professeur-es de gestion-administration, dont la réforme du lycée professionnel supprime les postes.   A l’ordre du jour : leur avenir et les reconversions possibles. A la question d’une collègue sur  les alternatives possibles si les propositions de reconversions ne leur convenaient pas, la DRH ose rétorquer : "Je vais me permettre une réponse avec de l'humour, pensez à l'euthanasie".


Eh oui…la DRH du rectorat de Montpellier, anciennement en poste dans l’Académie de Caen, croit faire de l’humour….
Ce que cette personne,  pas vraiment connue pour son irrésistible sens de l’humour, croit pouvoir autoriser révèle surtout l’état d’esprit  qui règne  dans la Fonction Publique. Les promesses présidentielles  de supprimer 120 000 fonctionnaires et de réformer l’Education Nationale visent surtout à se débarrasser d’un certain nombre de titulaires. Pour rappel, la réforme de la Fonction Publique envisage le recours accru à l’embauche sous contrat, l’incitation aux départs volontaires…


En  proférant au lycée Jean Moulin de Béziers, où cette réunion avait lieu, cette « blague » au goût détestable,  Mme Masneuf nie la souffrance au travail des personnels de l’Education Nationale : au lycée Jean Moulin de Béziers, depuis 2012, 6 collègues ont mis fin à leurs jours.


Nous dénonçons le cynisme de la hiérarchie  qui marque tout son mépris envers nous.
Avec la réforme du Bac Pro en 3 ans de 2010, les professeur-es de GA ont déjà perdu leur qualification. La réforme en cours les achève bel et bien…
Rappelons que dans l’académie de Caen, ces reconversions concerneront  une vingtaine de collègues de cette discipline.


SUD Education 14 demande :


-    le retrait des réformes des lycées et du baccalauréat ;
-    le retrait de la loi Blanquer et du projet de loi « Fonction publique » ;
-    des créations et non des suppressions de postes.



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Démantèlement des services du Ministère du travail

Communiqué de l'intersyndicale


tract usager-es démantèlement des services du ministère du travail

 


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Communiqué de SUD Éducation Loire-Atlantique et Solidaires

Circulaire de rentrée 2019 : Infantilisation et autoritarisme

  • Mise au pas pédagogique et infantilisation

En guise de circulaire le ministre délivre ses instructions et les complète avec des recommandations pédagogiques très précises, transformant les enseignant·e·s de maternelle en simple exécutant·e·s. Il s’agit d’une véritable remise en cause de notre  professionnalisme et de notre liberté pédagogique. Remise en cause d’autant plus inquiétante que la pensée pédagogique du ministre se résume à transmettre les savoirs fondamentaux ou la confiance en soi (si, si on peut transmettre la confiance en soi, c’est le ministre qui le dit!) en dispensant les bonnes leçons ?! Plus que jamais, il devrait laisser faire les professionnels que nous sommes !!!

 

  • Formatage hiérarchique et pilotage par l'évaluation

L’année prochaine encore, l’ensemble de la formation continue sera consacrée aux mathématiques et au français en s’appuyant sur les seuls documents ministériels... Le ministre, tout en adoptant une posture pseudo scientifique et en invoquant la recherche, ne s'appuie que sur des rapports qu'il a commandités. À contrario, une réelle démarche scientifique de recherche demande de confronter les idées et de se nourrir des débats dans tous les champs disciplinaires : sociologie, sciences de l'éducation, sciences  cognitives et pas seulement une branche des neurosciences. Le ministre en appelle à la "mobilisation des cadres" pour faire appliquer ses injonctions pédagogiques et piloter les enseignant·e·s en fonction des résultats de leurs élèves aux évaluations nationales.

 

Une nouvelle fois, il fait preuve d'autoritarisme en imposant des évaluations conçues comme un instrument de propagande pour justifier l’idéologie réactionnaire qu'il défend en matière de pédagogie. Il continue à tourner le dos aux innovations portées par les  différents mouvements de pédagogies coopératives.

 

  • La fin des cycles

Pour asseoir son œuvre réactionnaire, le ministre tourne le dos aux cycles en imposant des « attendus » pour chaque année d’école élémentaire. Cela illustre bien là, la vision étriquée et le modèle transmissif qui sous-tendent toutes ces injonctions.

 

  • La fin de l’école maternelle

Outre le cadeau aux écoles privées sous contrat par le biais de l'obligation d'instruction à 3 ans, Blanquer déplace la pression scolaire dès le plus jeune âge. Ainsi, la course aux savoirs fondamentaux doit commencer dès la petite section pour préparer au CP.  Cela aura pour conséquence d'anticiper les réussites ou les échecs scolaires en confrontant de manière précoce les enfants à des attendus, des normes renforçant la logique de tri social de l'école. Les normes scolaires font office de « police » du développement des enfants, hiérarchisent les compétences qui sont attendues d’eux selon les domaines les plus spécialement rentables pour leur avenir scolaire et pour le monde de l'entreprise. L’école maternelle n’est plus une école à part entière avec ses objectifs propres  mais devient une école pré-élémentaire. Il y a là la certitude de nourrir bien des échecs scolaires.


SUD éducation rappelle à cette occasion que la circulaire de rentrée ne contient en ce qui concerne les pratiques pédagogiques que des « recommandations » qui par définition ne constituent pas des instructions.
SUD éducation appelle en conséquence les personnels à continuer à exercer le plein usage de leur liberté pédagogique.
SUD éducation continuera de s’opposer frontalement aux tentatives de mises au pas des personnels, et revendique la suppression des évaluations nationales imposées aux élèves, et aux personnels

 


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L'inclusion sans les moyens

Lutte des coodonnatrices et coordonnateurs ULIS Second degré

 

 

Durant cette année 2018-2019, les coordonateurs et coordonatrices d'ULIS Second degré ont lutté pour faire entendre leurs conditions de travail intolérables et spécifiques au département. Vous pouvez retrouver leurs revendications dans le journal n°84

 

Depuis une enquête du CHSCT-D, Comité d'Hygiène et de Sécurité au Travail départemental, a eu lieu et des préconisations ont été faites. Mais il faut encore batailler :

 

Une des préconisations est « consulter l’enseignant coordinateur ULIS pour les effectifs supérieurs à 10 élèves, en tout état de cause, ne pas dépasser 12 élèves par classe dès la rentrée prochaine. »


Or, les effectifs annoncés pour la rentrée prochaine sont à 15.

 

Voici un courrier que certain-es coordo d'ULIS ont envoyé à leur IEN afin de voir aboutir ces préconisations:

 

tract réforme des lycées SUD Education 44 Solidaires

 

 

Pour l'instant ces courriers envoyés en mai sont restés sans réponse.

 


Télécharger le modèle de courrier

Télécharger les préconisations du CHSCT D du 28 janvier 2019




Compte rendu de la réunion intersyndicale ouverte aux non syndiqués

vendredi 17 mai 2019



18 personnes présentes dont des représentants de la DEPAP, DPPM, DAJ, DSI, DAF, imprimerie, DPE.


Un premier bilan de l’élaboration du nouveau projet de fusion Les chefs de division ont été responsabilisés par la rectrice pour écrire leurs projets  internes. Les pratiques varient d’un service à l’autre : tantôt les personnels sont sollicités, tantôt ils ne le sont pas. Rares ont été ceux qui ont discutés  avec leurs homologues de Rouen.
L’absence de cadrage écrit par la rectrice pose un problème aux personnels qui ne connaissent pas la commande précise.
Les collègues de la DPEP ne sont pas pris en compte dans les visites des divisions par la rectrice. Ils ont contacté un syndicat qui a retransmis la demande pour pouvoir être entendus comme les autres divisions, à savoir 1h d’entretien.
La DSI sera entendue par la rectrice le 21 mai.


Visite du CHSCT le 14 mai


Le CHSCT académique avait voté, il y a plusieurs mois déjà, une visite sur la thématique de la fusion. En effet une des prérogatives du CHSCT est d’être  consulté en cas de modification importante de l’organisation du travail. Celle-ci devait reposer sur 3 thématiques définies le 24 avril en groupe de travail : impact des risques potentiels de la création de l’académie normande sur l’environnement de travail ; inquiétude liée à la fusion des académique ; fusion  des académies et qualité du service rendu auprès des usagers. Les syndicats ont contesté la modification du 3è point en un point d’accompagnement  dans le cadre de la fusion des académies (« la façon dont ils souhaiteraient être accompagnés dans la mise en oeuvre de ce projet » – de création d’une  académie de Normandie), loin de l’état d’esprit des syndicats.
Manoeuvre grossière pour faire rentrer dans le moule non seulement des représentants syndicaux mais aussi les personnels.
Lors de la visite, il a été constaté une grande inquiétude des personnels pour leur avenir proche. Crainte de modifications de l’organisation des services  en plusieurs étapes, d’ici 2-3 ans, malgré des propos rassurants considérés comme de la diversion. Des collègues auraient souhaités être entendus (DEPAP, DPPM) lors de cette visite qui était limitée à quatre divisions (DEC, DPE, DAFPIC, DAJ). Rien n’interdit à ce qu’une seconde visite soit effectuée et les représentants en CHSCT pourront en discuter.

Le CHSCT va se réunir en groupe de travail le 27 mai à 14h30 pour finaliser le rapport de visite et les préconisations. Ensuite, le 20 juin, le CHSCT se  réunira en plénière pour présenter le rapport et voter les préconisations.


Calendrier institutionnel
13 juin : CTSA de Rouen
18 juin : CTSA de Caen
20 juin : CHS CT
… Juillet : CTA de Caen


Aucun projet ne peut être arrêté avant l’automne prochain, selon les propos de la rectrice et de la secrétaire générale devant les syndicats le 7 mai  dernier.

 

Action


Un rassemblement est prévu le 27 mai à 13h00, jour d’un GT du CHSCT A sur la relecture du rapport de la visite sur la fusion, devant le rectorat pour rappeler notre opposition à la fusion.

 


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