Recherche

Agenda militant

<< Nov. 2019 >>
LMMJVSD
123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930

Faits marquants en image

Statistiques

Depuis samedi 27 fevrier 2010

mod_vvisit_counterAujourd'hui1365
mod_vvisit_counterHier4177
mod_vvisit_counterCette semaine13721
mod_vvisit_counterLa semaine dernière69074
mod_vvisit_counterCe mois-ci136167
mod_vvisit_counterLe mois dernier119561
mod_vvisit_counterCumul7938922

 , 


 

Déclaration de SUD Éducation Calvados et Solidaires

Conseil Départemental de l'Education du Calvados
12 novembre 2019

 

 

 

 

Monsieur le Préfet,


Depuis le mardi 22 octobre date de l'expulsion de toutes les personnes abritées au Marais, des dizaines d'enfants scolarisés dans l'agglomération se retrouvent à la rue et ne savent pas  où ils pourront dormir le soir.


Chaque matin, ce sont donc des élèves fatigué-es que les professeur-es voient arriver à l'école, étant plus préoccupé-es par leur situation dramatique que par leurs apprentissages. Cette situation impacte aussi le quotidien de leurs camarades qui sont inquiets et inquiètes devant la situation de précarisation de leurs ami-es.
Dans le même temps, ce sont plus de 5900 logements inoccupés à Caen qui pourraient être ouverts pour accueillir ces familles expulsées.


Nous vous demandons M. le Préfet l'arrêt des expulsions, nous vous demandons d’obtenir auprès de la mairie de Caen des solutions pour reloger en urgence ces familles et ainsi  permettre aux élèves de retrouver des conditions dignes de vie et donc d'apprentissage.

 


Télécharger la déclaration

Télécharger le compte rendu (à venir)



Déclaration de SUD Éducation Basse-Normandie et Solidaires

Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail Académique
11 octobre 2019

 

Madame la présidente du CHSCT-A,


En juin dernier, nous vous faisions part de la perte de confiance de l'ensemble des agents au regard des incessantes injonctions ministérielle dégradant les conditions de travail des divers services.

 

Aujourd’hui nous n'avons plus aucun doute. Pour Sud Education, l’Institution est responsable de la souffrance de ses agents et la dégradation des conditions de travail ! Responsable :

• Par des réformes à marche forcée, rejetées par l’ensemble de la profession dans la rue comme dans les instances paritaires ministérielles, académiques ou départementales.

• Par la mise en œuvre de ces réformes sous la pression de la hiérarchie, au mépris parfois de nos valeurs professionnelles, au mépris de notre éthique.

• Par des méthodes de management aliénantes.

• Par une instabilité des équipes sur le terrain créé et entretenue par des décisions ministérielles prises sans concertation avec les représentants des personnels.

• Par une gestion centralisée et défaillante des remplacements.

• Par le recours massif aux contractuels.

• Par une standardisation de nos pratiques professionnelles.

• Par des injonctions permanentes qui transforment les personnes en de simples exécutant.es.

• Par la surcharge de travail que cela génère et qui pèse sur chaque collègue.

• Par une dématérialisation des procédures qui démultiplient les tâches administratives et déshumanisent nos relations au travail pourtant au cœur de nos métiers.

• Par le manque criant de matériel pédagogique et informatique dans nos écoles et nos établissements rendant le quotidien invivable.

• Par une absence totale de soutien et de protection de l’Institution.

• Par une médecine préventive quasi-inexistante (1 seul poste pour plus de 21 000 agents.)

• Par une médecine scolaire très insuffisante.

 

Ce sont toutes ces souffrances quotidiennes qu’endurent, jusqu’à l'épuisement, de nombreux et de nombreuses collègues. Certains et certaines peuvent ne pas s’en relever. Ce constat alarmant n'est pas uniquement dénoncé par les représentant-es du personnel mais aussi par d'autres acteurs et actrices tel-les que :

• une députée de la majorité qui a profité du débat de la Fondation Jean Jaurès pour assurer que "la souffrance au travail est très clairement perçue par le gouvernement ». Elle poursuit en affirmant que « Nous avons bien entendu les cris d’alerte. On mesure bien la gravité de la situation".

Ou encore :

• le sociologue Vincent de Gaulejac qui dit: "Les conditions objectives se dégradent, donc subjectivement les gens ne vont pas bien, alors on met en place tout un discours sur le care, la bienveillance, l’attention à l’autre qui est en effet d’autant plus nécessaire qu’objectivement on n’a plus les moyens de la bienveillance comme on le voit par exemple dans les services d’urgence à l’hôpital. Cette contradiction devient tellement aiguë qu’elle participe au mal-être de professionnels qui ne demandent pas mieux que de bien travailler.

 

On leur renvoie que si ça ne marche pas, c’est parce qu’ils résistent au changement, alors que s’ils résistent au changement c’est parce que les modalités de celui-ci les empêchent de bien travailler. On est dans une organisation que j'appelle "paradoxante" : les outils mis en place pour améliorer l’efficience sont en fait des outils qui mettent les agents dans des injonctions paradoxales."

 

Madame la Présidente, nous terminerons cette déclaration comme la précédente, « nous, membres représentant-es des personnels, attendons, les personnels attendent, des décisions à la hauteur des enjeux afin que les agent-es qui sont passé-es à l’acte comme Christine Renon ne tombent pas dans l’oubli et que les alertes ne restent pas lettre morte ! » comme les avis ministériels et académiques laissés sans réponse. Sommes sans voix !

 


Télécharger la déclaration



 

 

 

Déclaration liminaire intersyndicale

 

Comité d'Hygiène et de Sécurité de l'Académie de Caen

du 11 octobre 2019

 

 

 

Madame la Présidente du CHSCT-A,


Elle s’appelait Christine Renon, avait 58 ans, était directrice d’école à Pantin, et aimait son travail. Depuis 30 ans au service de l’Éducation nationale elle s’est engagée, elle a donné son énergie, son temps jusqu’à l’épuisement. Dans son école, elle a mis fin à ses jours, un samedi, en laissant une lettre bouleversante, qui ne souffre d’aucune ambiguïté, dénonçant ses conditions de travail. Christine Renon était en souffrance professionnelle. Elle raconte fort bien les injonctions contradictoires, les tâches parcellaires, dénuées de sens qui la détournaient de ses missions premières : animer et coordonner une équipe. Elle décrit un quotidien fait de tracas, de manque d’outils, et surtout d’isolement.

 

Ce n’est hélas ni le premier, ni le dernier suicide d’un personnel de l’Éducation Nationale. Il a eu lieu dans l’enceinte de l’école, il est indéniablement lié au travail, aux conditions d’exercice des missions, au climat scolaire. Le suicide et le courrier de Christine Renon suscitent un émoi bien au-delà de Pantin, de la Seine-Saint-Denis, et des directeurs et directrices d’école. Alors que la pétition « plus jamais ça » frôle les 100 000 signatures, ce sont en réalité toutes les catégories professionnelles du ministère de l’Éducation Nationale qui se sentent concernées. Des collègues nombreux et nombreuses, de tous nos métiers, nous racontent la fatigue, voire l’épuisement professionnel résultant de l’augmentation de la charge de travail, de la difficulté des conditions d’exercice, d’un sentiment de dépossession de leur métier, d’être contraint et contrainte à mal faire son travail.

 

La FSU, le SE-UNSA, le Sgen-CFDT, et Sud Education Basse-Normandie demandent des actes forts, des décisions rapides et concrètes pour garantir les meilleures conditions de travail de tous les personnels et auraient souhaités l’expression d’un soutien plus fort de l’institution.

 

Madame la Présidente, les membres représentants des personnels, les personnels attendent, des décisions à la hauteur des enjeux afin que les agent-es qui sont passé-es à l’acte comme Christine Renon ne tombent pas dans l'oubli et que les alertes ne restent pas lettre morte.

 

Télécharger la déclaration