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Déclaration de SUD Éducation et Solidaires

CSE du 21 mars 2018

 

Ce CSE se tient à la veille du 22 mars jour de la grève des personnels de la fonction publique.

 

Demain, sept organisations syndicales de fonctionnaires ont appelé les fonctionnaires à cesser le travail et à manifester pour montrer leur opposition aux attaques sans précédents qui sont faites aux services publics et à ses agent-e-s.

 

Ils et elles seront rejoint-e-s par les cheminot-e-s dont la logique des attaques à l'oeuvre dans le rail sont les mêmes à l'oeuvre pour le service publics.

 

Une fonction publique et ses personnels pour lesquels le gouvernement annonce un véritable plan de dynamitage avec 120 000 suppressions d’emplois publics et 60 Mds€ de coupes budgétaires qui vont s'accompagner de la casse des missions avec leurs abandons, leurs transferts au privé et des restructurations.

 

Mais aussi de la casse du statut général des fonctionnaires avec un recours massifs aux contractuelles, l'instauration de carrières et rémunérations « au mérite » et au rabais, à des plans de départs volontaires pour ceux-celles qui ne « s’adapteraient pas », à la dégradation des conditions de travail et mobilité forcée pour les autres.

 

Le tout avec un discours et une méthode gouvernementales qui consistent en un discrédit généralisé des services publics dont l'organisation et le cout menaceraient la pérennité et dont les agent-e- s seraient les éternel-les priviliégié-e-s au statut qu'il conviendrait d'abolir.

 

Des privilèges qui se traduisent pour l'heure pour les agent-es en exercice par une baisse du salaire réel des fonctionnaires depuis 2013 encore mis à mal depuis janvier par le rétablissement du jour de carence, l’augmentation du taux de cotisation de la pension civile et de la CSG. Les maigres augmentations salariales prévues pour 2018 par le PPCR ont été reportées . Ce sont les conditions de travail des fonctionnaires qui se dégradent. On ne compte plus le suicide de personnels hospitaliers face à la pression managériale à l’œuvre dans l’Hôpital et au manque croissant de personnels.

 

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Déclaration de SUD Education

CAPA des certifié-e-s du 19 mars 2018

 

Après la hors-classe, voici la classe exceptionnelle, nouvelle roue de secours de l’État, lui servant de justificatif à son incapacité à augmenter les salaires, justificatif à même les baisser par certains prélèvements alourdis, sans parler des attaques contre la Fonction Publique, la baisse des recrutements des professeur-es. En ces temps de gel du point d’indice, voilà quelques miettes à grignoter, dégringolées d’un pseudo ruissellement des premiers de cordée, mais tous et toutes les collègues ne seront pas invité-es au banquet.


Au ministère on pense toujours que la carotte pécuniaire est la seule motivation poussant nos collègues à faire mieux leur travail. Sans l'attrait d'une meilleure rémunération, s'investiraient-ils ou elles moins dans leurs actions pédagogiques ? Laisser croire que seul l'appât du gain motive les professeur-es, qu’ils et elles ne progressent dans leurs pratiques professionnelles que par la soif de l’argent , est méprisant pour ceux et celles qui accomplissent à bas bruit mais sûrement leur métier et qui œuvrent au quotidien dans l'intérêt des élèves. La seule idée du Ministère pour reconnaître la valeur d’un-e enseignant-e est d’ordre financier, quelle pauvreté d’imagination.

 

Rémunérer davantage les collègues en fin de carrière, déjà au plus haut des échelons salariaux, au lieu de valoriser les enseignant-es débutant-es, ce n’est pas la voie pour rendre attractif un métier qui en a bien besoin. Plus d’égalité fait si peur, qu’elle ne puisse être appliquée ?

 

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Déclaration de SUD Éducation et Solidaires

CSE du 5 mars 2018

 

L’école n’est pas une entreprise, les fonctionnaires ne sont pas des variables financières d’ajustement :

mobilisons-nous pour défendre le service public d’éducation !

 

L’essentiel de l’ordre du jour de cette séance du conseil supérieur de l’éducation porte sur les textes réglementant Parcoursup et l’accès au premier cycle des études supérieures. La consultation du CSE est donc une fois de plus de pure forme puisque ces textes sont déjà en vigueur dans les faits et que les personnels sont contraints depuis des semaines de mettre en œuvre leurs dispositions sans aucune base légale.

 

C’est bel et bien la sélection généralisée à l’entrée de l’université qui est mise en œuvre. Dès cette année, le bac ne sera plus suffisant pour accéder à l’université puisque les élèves devront satisfaire des attendus définis par chaque établissement. Déjà les officines privées se précipitent sur le marché de l’accompagnement à l’orientation. Car toute la réforme n’a pour objectif que d’accentuer encore le tri social.

 

Les annonces faites le 14 février concernant la réforme du bac et du lycée sont en pleine continuité avec ces textes : un lycée « à la carte » faisant de l’élève l’auto-entrepreneur de sa scolarité, toujours davantage responsable individuellement de ses choix, de ses « réussites » ou de ses « échecs » ; un bac “maison” dépendant de l’établissement, cassant ainsi sa valeur nationale et créant d’avantage d’inégalités entre les établissements.


Pour SUD éducation et l'union syndicale Solidaires, l’heure est donc à la lutte pour le retrait des réformes du baccalauréat, du lycée et de l’accès aux études supérieures, qui forment un tout sinistrement cohérent, qui s’inscrit dans le cadre des politiques du gouvernement visant à casser les services publics et les droits des salarié-e-s.


Les services publics et Les fonctionnaires, attaqués de toute part, de plus en plus précarisé-e-s, peinent à remplir leur mission.


Le salaire réel des fonctionnaires, en baisse depuis 2013, est encore mis à mal par le rétablissement du jour de carence, l’augmentation du taux de  cotisation de la pension civile et de la CSG... Le gouvernement a annoncé un plan de dynamitage de la fonction publique via le recours accru aux contractuels et un plan de « départs volontaires ». En supprimant 120 000 postes, il détruit encore un peu plus les services publics. Les postes aux concours d’enseignant-e-s sont en baisse de 20 % dans le second degré et de 10 % dans le premier degré.

 

Sept syndicats de la fonction publique appellent à la grève le 22 mars pour une hausse des salaires, l’arrêt des suppressions d’emplois, la titularisation des contractuel-le-s, l’égalité professionnelle, l’abrogation du jour de carence, la défense des retraites. Alors que le gouvernement mène une offensive tout azimut (le statut des cheminot-e-s est lui aussi remis en cause), il faut une mobilisation massive le 22 mars, qui doit être un point d’appui pour la construction d’une grève reconductible et la convergence des luttes.

 

Cette séance du CSE se tient à quelques jours du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes. 2017 a permis de rendre visible certaines luttes féministes pour l’égalité des droits et en particularité l’égalité des salaires, contre le harcèlement au travail, contre les violences sexuelles,
pour une langue moins genrée avec le débat sur l’écriture inclusive.


En 2018, la question n’est pas moins d’actualité et les attaques contre les droits des femmes dans le monde du travail et en dehors sont toujours plus fortes, c’est pourquoi les femmes sont nombreuses à se mobiliser.


Elles dénoncent les violences sexistes et sexuelles à la maison, dans l'espace public, au travail. Elles alertent sur les stéréotypes de genre toujours persistants dans les médias, à l'école que les ABCD de l’égalité si critiqués par le ministre de l’éducation nationale permettaient de déconstruire, dans la vie publique et privée. Elles condamnent la précarité, la pauvreté, le chômage. Elles refusent les inégalités au travail en termes de salaires, d'accès à l'emploi, de carrière, de temps de travail. Et elles rappellent les conséquences de toutes ces inégalités sur le montant des retraites. Elles luttent contre les remises en cause du droit à l’avortement, à l'accès à la contraception. Elles exigent la garantie de services publics pour toutes et tous, des services à développer et équilibrer sur l'ensemble des territoires, de la petite enfance à la perte d'autonomie. Elles combattent la lesbophobie et tous les stéréotypes relatifs à toute autre catégorie discriminée. Elles soutiennent les migrantes et réfugiées. Elles n'admettent pas les discriminations, comme celles visant les femmes handicapées...

 

Seules nos mobilisations peuvent faire avancer l’égalité femmes-hommes et la lutte contre les discriminations sexistes et LGBTQIphobes.

 

Le 8 mars est l’occasion de rendre visible ces luttes nécessaires, alors, contre les oppressions faites aux femmes, tou-te-s en grève !

 


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