Luttes

Réunions d'information syndicale


RIS 2023-2024 SUD Éducation 14 Calvados Solidaires

 

 

Mercredi 11 octobre

Mercredi 24 janvier

Mercredi 20 mars

Mercredi 22 mai

 

9h00-12h00

Salle du chemin vert - SUD Education 14 - 13 avenue Robert Schuman à Caen

 

Pour participer, lettre à envoyer à l'administration 48 heures avant la réunion à déduire : icône pdf

Merci de nous en informer sur sudeduc14@free.fr

Lire la suite...

 



Grève AESH - mardi 3 octobre à 11h devant la DSDEN de Caen

logo syndicats éduc Calvados

 

 

 

 

 

grève AESH mardi 3 octobre

Des mesures en trompe l’œil : nouvelle grille indiciaire, indemnité de fonctions, CDI après trois ans de CDD

Cette nouvelle année scolaire n’augure aucune amélioration significative pour les AESH que l’on maintient dans la pauvreté sans tenir compte de la technicité du métier. L’accès au CDI au bout de trois ans ne reconnaît pas leur valeur professionnelle, ne résout absolument pas l’absence d’attractivité du métier et laisse les AESH dans la précarité.


Du côté de la rémunération, le pied de grille des salaires est si bas que les augmentations automatiques et successives du SMIC rendront le salaire de base très vite obsolète entraînant un effet de tassement sur les 10 premières années de la « carrière ».
Les temps incomplets imposés et l’existence de contrats de travail de moins de 24 heures hebdomadaires maintiennent ces agents de la Fonction publique – majoritairement des femmes – dans des conditions de vie indignes, souvent sous le seuil de pauvreté.

Pas de remise en question des PIAL (Pôle Inclusif d’Accompagnement Localisé)

Quant aux conséquences de la mise en place des PIAL sur les conditions de travail, elles sont toujours autant catastrophiques : emploi du temps éclaté et trop souvent modifié, affectations changeantes, remplacement au pied levé, augmentation du nombre d’élèves à accompagner avec des situations de handicap très variées et parfois complexes…
2 métiers en 1 : AED + AESH = ARE (Accompagnant à la Réussite Éducative)
S’ajoute à cela depuis la rentrée, l’inquiétude de voir le métier des AESH fusionner avec celui des AED en un nouveau métier : celui des ARE.

Cette fusion souhaitée par le ministère est justifiée pour soi- disant offrir un temps plein aux AESH. C’est surtout un moyen de rendre ces deux catégories d’agents beaucoup plus polyvalentes et multi-tâches. À terme, ce projet menace implicitement la spécificité des missions exercées par ces deux catégories de personnels, missions qui sont pourtant indispensables pour le bon fonctionnement de l’Institution.

  • L’intersyndicale appelle à une journée de mobilisation et de grève le mardi 3 octobre 2023 afin d’exiger :
  • la création d’un véritable statut de la Fonction publique d’État, de catégorie B, pour reconnaître le métier d’AESH ;
  • l’augmentation réelle et significative des rémunérations de toutes et tous sur toute la carrière ;
  • la garantie de pouvoir travailler à temps complet sur la base d’un accompagnement élève

    à 24 heures ;

  • l’abandon des PIAL et de la politique de mutualisation des moyens ;
  • l’abandon du projet de fusion AED et AESH en ARE.

Les organisations syndicales appellent à une large participation à cette mobilisation pour stopper ce projet de fusion et revendiquer des augmentations de salaires et des recrutements de personnels à hauteur des besoins. Elles appellent les personnels à discuter de la poursuite du mouvement.

Ensemble, toutes mobilisées et tous mobilisés le 3 octobre 2023 pour la défense de nos métiers !

 


Télécharger l'intégralité du communiqué



Lettre de rentrée 2023

Ah, bah y' a des choses à dire...

 

 

 

 

Nouvelle année, nouvelle rentrée, nouveau ministre... vraiment ?

Cela ne vous aura pas échappé vu son étalage dans les médias ces dernières semaines : Gabriel Attal a remplacé Pap N’Diaye. Un vent nouveau souffle donc sur l’Education Nationale, toutefois chargé encore des miasmes tièdes et fétides de Jean-Michel Blanquer. Pourquoi parler éducation ?
Pourquoi parler des problèmes des personnels de l’éducation quand on peut se concentrer sur beaucoup plus important : l’abaya !
peut-être vous demandez-vous pourquoi ce vêtement traditionnel de la péninsule arabique occupe autant de temps de cerveau du nouveau ministre de l’Education Nationale et par la même
occasion autant de temps d’audience... Mais, pardi, parce qu’après les crop-tops et les jupes trop courtes c’est maintenant les robes trop longues qu’il s’agit de réguler. Encore un homme qui vient dire aux femmes comment elles doivent s’habiller... rien de bien étonnant dans un pays où une part importante de la population souhaiterait voir le port d'un uniforme à l’école et où le patriarcat a encore de belles heures devant lui.


Ne nous y trompons pas, Attal n’a absolument pas le pouvoir d’interdire l’abaya à l’école, pour cela il faudrait modifier la loi de 2004 sur le port des signes religieux à l’école, loi qui dresse une liste exhaustive de ce qui constitue ou non un signe religieux ostentatoire. Or, même si la Macronie a tendance à l’oublier tant le déni de démocratie est fort depuis le début de leur premier quinquennat, rappelons à monsieur Attal que ce ne sont pas les ministres qui font les lois mais les parlementaires !


Enfin, admettons que monsieur Attal puisse établir une corrélation entre l’abaya et l’islam: cette nouvelle attaque au nom de la laïcité à l’encontre des femmes musulmanes est un comble. Comme d’habitude ce gouvernement a choisi son camp et poursuit sa croisade... rappelons tout de même que chaque année l'Etat français finance à hauteur de 8 milliards d’euros les écoles privés, très majoritairement catholiques. Quelle hypocrisie !

 

Toute façon c’est rien que de la faute des étranger·es...

Le soleil a dû briller un peu trop fort sur le crâne de ceux qui gouvernent... Il fallait en effet s’armer de courage pour s’informer cet été, tant chacun d’entre eux semblait vouloir être plus raciste que son collègue ! Triste florilège :

Quand Emmanuel Macron veut reciviliser les jeunes et les banlieues :
https://www.humanite.fr/politique/emmanuel-macron/imposer-l-austerite-reciviliser-stopper-l-immigration-ce-qu-il-faut-retenir-de-l-interview-de-macron-806835 (avec au passage un petit taquet sur l’école et les enseignants qui ne travaillent décidément jamais assez).


Quand Gérald Darmanin assure la promotion du FN/RN :
https://www.francetvinfo.fr/politique/gerald-darmanin/pour-gerald-darmanin-une-victoire-de-marine-le-pen-en-2027-est-assez-probable-si-la-majorite-ne-capte-pas-le-vote-populaire_6023918.html


Pour, dans la foulée, mieux demander aux élus FN/RN et autres d’ouvrir des centres de rétention :
https://www.leparisien.fr/politique/immigration-darmanin-demande-aux-maires-rn-douvrir-des-centres-de-retention-administratifs-01-09-2023-NDEF2IS3HRE73G2X6H6KIBNQBU.php

 

Quand Sarkozy assure une bien meilleure promo pour les partis d’extrême-droite :
https://www.humanite.fr/politique/nicolas-sarkozy/sarkozy-sur-tf1-ou-comment-un-ex-president-normalise-l-extreme-droite-806841

Arrêtons là: ça nous a gâché une partie de notre été, on ne voudrait pas trop entacher la rentrée scolaire... Mais nous l'aurons compris, Renaissance et LR sont de plus en plus compatibles avec le FN/RN, ce qui s’inscrit dans la logique de montée de l’extrême-droite un peu partout en Europe. N'ayons pas la mémoire trop courte... Se souvenir est un devoir. Lutter contre le fascisme est un combat de tous les jours ! Pour cette raison Sud Education Calvados et Solidaires Calvados participent activement au collectif VISA 14 (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes). Pour rappel, il est possible d’être mandaté·e dans un collectif en en faisant la demande auprès de son syndicat.

 

Du racisme à l’impérialisme, il n’y a qu’un pas et inversement

A la suite de Sarkozy et même d’Hollande, Macron est sur le point de déstabiliser davantage le Sahel pour les intérêts «français » . Il cherche à entraîner ses moutons, Ouattara, Tallon et Macky Sall dans une guerre inutile et terrible en prétextant la défense de la démocratie au Niger ; la plupart des autres pays de la sous-région ont affirmé leur opposition à toute intervention militaire. Nous ne sommes pas dupes, les entorses à la dite démocratie ne l’empêche pas de soutenir Mahamat Déby, dernier exemple en date. Ce qu’il appelle « démocraties », ce sont des états d’apparence démocratique asservis à la France. Sa propre gouvernance n’a rien de démocratique, se poser en défenseur est indécent et, en l’occurrence, empreint de paternalisme. Laissons l’Afrique écrire son Histoire, et à nous de nous mobiliser contre les volontés belliqueuses de ce fou qui se prend pour un empereur.

 

Quand le gouvernement écoute (certains) syndicats :

Souvenez-vous début 2023, pendant plusieurs mois nous avons mené et vécu un mouvement social inédit. L’intersyndicale complète et soudée a appelé à et soutenu de nombreuses initiatives dans le cadre de ce mouvement. Plusieurs semaines nous y avons cru : comment un gouvernement, aussi buté soit-il, pourrait-il rester sourd à un appel aussi massif de la population... Bilan : le gouvernement nous a craché au visage en passant et repassant en force sa loi mortifère, nous condamnant pour les mieux loti·es à travailler deux ans de plus et pour 1précaire sur 3 à crever au boulot. Le ministre de l’Éducation était bien silencieux...


Pourtant il existe des ministres de tutelles bien plus prompts à soutenir leurs travailleurs et travailleuses et bien plus enclin à tendre l’oreille aux organisation syndicales qui les représentent.
Le jeudi 27 juillet le ministre de l’intérieur recevait les organisations syndicales des forces de l’ordre pour leur apporter son plein soutien ( https://www.huffingtonpost.fr/france/article/gerald-darmanin-apporte-son-soutien-aux-policiers-et-au-patron-de-la-dgpn-apres-ses-propos-polemiques_221161.html ).
Gérald Darmanin est allé jusqu’à déclarer : « De façon générale, je considère qu’avant un éventuel procès, un policier n’a pas sa place en prison, même s’il a pu commettre des fautes ou des erreurs graves dans le cadre de son travail ».
Mais ces "erreurs" mutilent et tuent des personnes. Un crime, même dans le cadre de ses fonctions, reste un crime ! Ce soutien inconditionnel d’un ministre aux fonctionnaires qu’il administre nous semble d’autant plus aberrant quand on connait le manque de soutien que l’administration de l’Education Nationale apporte aux personnels victimes d’agression ou de harcèlement. Rue de Grenelle on ignore les fonctionnaires victim es, Place Beauvau on soutient les fonctionnaires criminels... Triste réalité !

 

Rilhac, Take It Eaaaaaasy :

Vous l’attendiez avec impatience, ou pas... Le décret d'application de la loi Rilhac a été publié le 14 août 2023. Même si la plupart des missions des directeurs et directrices restent identiques, ce décret d'application les décrit de manière plus précise, ce qui diminuera la marge de manœuvre des directions d’école vis-à-vis des consignes de la hiérarchie. De plus en plus, le ministère cherche à faire des directeurs et directrices de simples courroies de transmission des directives académiques.SUD éducation rappelle son opposition à la création de nouvelles hiérarchies intermédiaires dans les écoles et revendique une organisation collégiale dans le cadre du conseil des maîtres et des maîtresses.

 

Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?

Je ne vois rien que mon travail qui s’accroit et mon salaire qui stagnoie...

Face à l’inflation galopante et à la forte mobilisation des personnels, le gouvernement a été obligé de multiplier les annonces financières. Le résultat, c’est un patchwork de primes qui  n’apportent aucune solution durable aux salaires des personnels, ni d’ailleurs pour financer la sécurité sociale qui serait d’après nos dirigeant.es en danger.
Concrètement, il y a, pour tou·tes les fonctionnaires, une timide augmentation de 1,5 % du point d’indice et une prime exceptionnelle de pouvoir d’achat comprise entre 300€ et 800€ en fonction du salaire.


Pour les enseignant·es, les autres mesures salariales sont celles déjà annoncées dans le cadre du « socle » (augmentation de l’ISAE et de la prime d’attractivité), auxquelles s’ajoutent les heures supplémentaires déguisées dans le cadre du « pacte ».

 

SUD éducation revendique de véritables augmentations de salaire et des mesures de lutte contre les inégalités salariales. Le « pacte » doit être abandonné et les salaires doivent être indexés sur l’inflation pour garantir le maintien du niveau de vie des personnels.


Télécharger le communiqué


Recherche

Faits marquants en image

En ligne actuellement

Nous avons 33 invités en ligne