Communiqué de SUD Éducation Calvados et Solidaires

Faire grève à l'Université : Quels sont nos droits ?

 

La grève est un droit constitutionnel pour tou.te.s les salarié.e.s du privé et tou.te.s les agent.e.s du public : titulaires comme non titulaires.


Doit-on se déclarer en grève auprès de son ou de sa responsable ?


Source : Circulaire du 30 juillet 2003 relative à la mise en oeuvre des retenues sur la rémunération des agents publics de l’État en cas de grève

 

  • C’est à l’administration de recenser les grévistes « par les moyens appropriés » (ex : liste d'émargement manuelle pour pointer les non-grévistes le jour de la grève). Elle ne peut exiger du personnel qu’il se déclare en grève à l’avance ou a posteriori. Dans tous les cas, la procédure de recensement des grévistes doit être claire et tout le personnel doit en être informé.
  • Pour les BIATSS/ITA titulaires ou contractuel.le.s, ce sont les chef.fe.s de service qui notent les absent.e.s et transmettent à la DRH. Cependant ces chef.fe.s peuvent décider de ne pas transmettre les noms des grévistes.
  • Position de SUD Éducation. Nous appelons à ne jamais répondre à ces invitations à se déclarer gréviste, que l’on soit précaire ou titulaire. Il n’y a aucune obligation légale, cela expose à des pressions et des retenues de salaire, et cela n’a aucun sens ni utilité de se faire recenser plusieurs jours (ou plusieurs semaines) après la grève. Même quand des collègues signalent au préalable leur intention de faire grève, aucune statistique n’est établie et les chiffres sont rarement transmis au ministère.

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Communiqué de SUD Éducation Calvados et Solidaires

Réforme du Diplôme Universitaire de Technologie : où est l’urgence ?

 

Le ministère a décidé de maintenir la date initiale d’application de la réforme du Diplôme Universitaire de Technologie (DUT). Le Bachelor Universitaire de Technologie (BUT) devra donc entrer en vigueur à la rentrée 2021 et ce, en dépit des nombreuses critiques portant sur le rythme d’adoption d’une mesure bouleversant le contenu et l’organisation des formations. À la suite des prises de position des différentes instances composant le « réseau des IUT », le Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNESER) a également demandé, le 19 mai dernier, le report de la date d’ouverture du BUT d’au moins un an.


Comme partout dans l’ESR, les équipes pédagogiques et administratives ont été mobilisées pour faire face aux implications de la crise sanitaire sur le 2nd semestre et se mobilisent actuellement pour « préparer » la rentrée, dont on peine d’ailleurs à voir comment respecter le carcan du fumeux 20/80 imposé par la direction de l’Université. Spécificité des IUT, la relation au « monde professionnel », qui s’opère au travers des projets tutorés et des stages ainsi que des enseignements dispensés par des intervenant.es extérieur.es, a été sérieusement chamboulée par le confinement, amenant nombre de départements à décider par exemple la neutralisation de l’immersion professionnelle obligatoire des étudiant.es. Le rétablissement de ce lien avec les structures partenaires des formations risque d’être difficile l’année prochaine, en raison à la fois des modalités radicales d’enseignement à distance prévues pour septembre mais aussi des conditions de reprise de l’activité post-confinement. Dans l’urgence de survie économique « post-crise », certaines d’entre elles auront d’autres priorités que d’accueillir nos stagiaires ou embaucher nos étudiant.es nouvellement diplômé.es.

 


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Communiqué de SUD Éducation Calvados et Solidaires

Dématérialiser les enseignements à la rentrée : à quel prix et dans quel but ?

 

Les équipes pédagogiques et administratives des composantes de l’Université de Caen Normandie ont reçu il y a deux semaines une note de cadrage de la direction posant des orientations pour la rentrée de septembre prochain. Celle-ci a été complétée et globalement confirmée par un courriel à l’adresse du personnel de la part du Président de l’Université, mercredi 3 juin. Au regard des mesures de distanciation physique devant prévenir la propagation du virus, des consignes sont données pour l’accueil des étudiant.es, dont le basculement de 80% des enseignements à distance à la rentrée prochaine.


SUD Éducation propose une analyse de la situation de l’établissement, de la politique de la direction et de ce qu’elle impliquerait pour le personnel et les étudiant.es.

 


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Communiqué de SUD Éducation Calvados et Solidaires

Politique de l’emploi à l’Université de Caen Normandie : des questions en suspens

 

Des modifications dans l’élaboration de la politique de l’emploi à l’Université de Caen Normandie ont été abordées ces dernières semaines lors des réunions des directions de composantes avec la Présidence.
Tout d’abord, concernant le recrutement des Attaché.es Temporaires d’Enseignement et de Recherche (ATER), il a été notifié aux composantes la possibilité, quand cela est opportun et souhaité, de reconduire les collègues en poste à la rentrée de septembre, sans passer par les Assemblées des Comités de Sélection (ACS).


Alors que la campagne de recrutement est lancée depuis plusieurs semaines, cette décision traduit un certain manque de respect à l’égard des doctorant.es et docteur.es, qui passent chaque année beaucoup de temps à élaborer leurs dossiers et à remplir toutes les démarches administratives. Surtout, cette possibilité de reconduction à géométrie variable enfreint l’égalité de traitement des candidat.es devant le concours. Qui décidera de reconduire (ou non) les collègues en question et sur quelle base juridique ? Pourquoi suspendre les ACS pour les ATER alors que ce recrutement est beaucoup moins « lourd » pour les équipes que celui des MCF ou des PU (absence de membres extérieur.es à la composante dans le COmité de Sélection (COS), pas d’audition des candidat.es, examen des dossiers de candidature par voie dématérialisée…) ?

 


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Communiqué de SUD Éducation Calvados et Solidaires

Chronique de l'Université en période de confinement

L’obsession ministérielle de la « continuité pédagogique »

 

Depuis le 16 mars, date à laquelle les écoles et les universités ont été fermées dans le contexte de la lutte contre la propagation du Covid-19, la priorité (l’obsession ?) des ministères de l'Éducation Nationale (MEN) et de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a été de mettre en place la « continuité pédagogique ». Les établissements d’enseignement n’accueillant plus de public, le personnel et les parents doivent faire en sorte que les élèves et les étudiant.es continuent à travailler, quoi qu’il en coûte. Toutes les activités universitaires doivent ainsi être réalisées par voie numérique : le travail administratif, les cours, le suivi, les examens, etc.


Le « Plan de continuité pédagogique » de la Direction Générale de l'Enseignement Supérieur et de l'Insertion Professionnelle (DGESIP), transmis par la Présidence de l’Université de Caen Normandie le dimanche 15 mars, est particulièrement éclairant quant à l’orientation politique (actuelle et future) du ministère. Outre les conseils prodigués aux enseignant.es afin de basculer du « présentiel » au « distanciel » (rien n’est dit concernant le personnel BIATSS…), la DGESIP fait la promotion d’entreprises privées pour la télésurveillance des examens. On apprend d’ailleurs que l’une d’entre elles travaille déjà pour l’Université de Caen Normandie à hauteur de 1 000 examens par an… Au forfait ou à l’heure, ces prestataires facturent aux universités l’organisation d’examens classiques, la gestion de soutenance, du « proctoring » ou du « recording » (vous avez dit novlangue ?). En période d’austérité budgétaire et de réduction de postes de titulaires, il semblerait donc qu’il reste malgré tout quelques menues monnaies – jusqu’à 17€ par étudiant.e télésurveillé.e tout de même… – pour rémunérer le secteur privé sur des missions de service public…

 


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