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CONTRE LA LOI « SECURITE GLOBALE »,

DEFENDONS LA LIBERTE DE MANIFESTE

Communiqué de presse commun - 23 novembre 2020

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CONTRE LA LOI « SECURITé GLOBALE », DEFENDONS LA LIBERTE DE MANIFESTER

NOUS NOUS OPPOSONS à LA PROPOSITION DE LOI « SECURITE GLOBALE ». Parmi les nombreuses propositions dangereuses de ce texte, trois articles risquent de limiter la liberté de manifester dans des proportions injustifiables, liberté déjà fortement restreinte sur le terrain et de nouveau remise en cause par le Schéma national du maintien de l’ordre.

L’article 21 concerne les caméras portables qui, selon les rapporteurs du texte, devraient équiper « toutes les patrouilles de police et de gendarmerie […] dès juillet 2021 ». S’il est voté, le texte autorisera donc la transmission des flux vidéo au centre de commandement en temps réel. Cela permettra l’analyse automatisée des images, et notamment la reconnaissance faciale des manifestants et des passants, en lien avec les 8 millions de visages déjà enregistrés par la police dans ses divers fichiers.

Ces nouveaux pouvoirs ne sont justifiés par aucun argument sérieux en matière de protection de la population et ne s’inscrivent aucunement dans une doctrine de gestion pacifiée des foules. L’effet principal sera de faciliter de façon considérable des pratiques constatées depuis plusieurs années en manifestation, visant à harceler des opposants politiques notamment par des placements en « garde à vue préventive », par l’interdiction de rejoindre le cortège ou par des interpellations arbitraires non suivies de poursuites. Ces pratiques illicites seront d’autant plus facilement généralisées que l’identification des militants et des militantes sera automatisée.

L’article 22 autoriserait la surveillance par drones qui, selon le Conseil d’État, est actuellement interdite. Ici encore, la police n’a produit aucun argument démontrant qu’une telle surveillance protégerait la population. Au contraire, nous avons pu constater en manifestation que les drones sont avant tout utilisés pour diriger des stratégies violentes contraires à la liberté de manifester : nassage, gaz et grenades lacrymogènes notamment. Comme pour les caméras mobiles, la reconnaissance faciale permettra ici aussi d’identifier des militantes et militants politiques.

En clair, le déploiement massif des caméras mobiles et des drones, couplés aux caméras fixes déjà existantes, entraînerait une capacité de surveillance généralisée de l’espace public, ne laissant plus aucune place à l’anonymat essentiel au respect du droit à la vie privée et ne pouvant avoir qu’un effet coercitif sur la liberté d’expression et de manifestation.

L’article 24 vise à empêcher la population et les journalistes de diffuser des images du visage ou de tout autre élément d’identification de fonctionnaire de police ou militaire de gendarmerie. Autrement dit, les images des violences commises par les forces de l’ordre ne pourront dés lors plus être diffusées. Le seul effet d’une telle disposition sera d’accroître le sentiment d’impunité des policiers violents et, ainsi, de multiplier les violences commises illégalement contre les manifestantes et manifestants.

NOUS APPELONS LES PARLEMENTAIRES à S’OPPOSER à CES TROIS DISPOSITIONS QUI REDUISENT LA LIBERTE FONDAMENTALE DE MANIFESTER DANS LE SEUL BUT DE FAIRE TAIRE LA POPULATION ET DE MIEUX LA SURVEILLER.


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Rentrée des AED : situation et perspectives

Tract de SUD Education Calvados - 22 novembre 2020

 

AED - Tract de SUD Education Calvados - 22 novembre 2020Rentrée des AED : dans le contexte actuel de crise sanitaire, les équipes de vie scolaire sont épuisées et en colère face aux demandes toujours plus importantes des chef-fes d'établissements. Les AED font aussi face à une grande précarité qui est pour elles et eux source de grandes injustices. Petit tour d'horizon de la situation et des perspectives d'actions.

 

Dans plusieurs établissements, les Assistant-es d’Éducation ont été nombreux-ses à se mettre en grève mardi 10 novembre dernier. Dans bien des bahuts, ce sont même elles et eux qui ont été les plus mobilisé-es fermant ainsi plusieurs vie-scolaires. En trame de fond, il y a bien entendu le contexte sanitaire et la dégradation de leurs conditions de travail, mais aussi et surtout le rejet de la précarité et des injustices dont ils-elles sont les victimes. Un mouvement spontané et salutaire qui ne demande qu'à se poursuivre.

 

Le déclencheur c’est bien entendu la dégradation considérable des conditions de travail à laquelle sont confronté-es les collègues AED depuis la rentrée. Ces dernier-es sont non seulement en première ligne pour mettre en place le protocole sanitaire mais ils-elles se retrouvent aussi particulièrement exposé-es aux risques de contamination. Les équipes de Vie Scolaire doivent bien souvent gérer dans l’urgence et faire face à un manque d’effectif criant dans bien des établissements. La période le montre encore, malgré l’importance essentielle dans la vie des établissements des Assistant-es d’Education, ces dernier-es ne reçoivent pas la reconnaissance à laquelle ils-elles ont droit et ne sont associé-es que très marginalement aux prises de décisions. Ce manque de reconnaissance n’est pas nouveau, il est d’ailleurs inhérent à la précarité du contrat des Assistant-es d’Education. Cette précarité permet tous les excès de la part de la hiérarchie et des chef-fes d’établissements employeurs, elle est source de nombreuses injustices. C’est avant tout cela qu’expriment les AED à travers la mobilisation qu’ils-elles sont en train de construire. Trop souvent les AED sont victimes de décisions arbitraires de la part des directions d’établissements. Aussi, l’absence de prime REP/REP+ pour les AED est tout à fait emblématique de la précarité subie. Les AED et les AESH sont les seules catégories de personnels à ne pas en bénéficier dans les établissements d’éducation prioritaire. Ce n’est pas un hasard et l’Education Nationale compte bien continuer à faire des économies sur leur dos. Pour montrer l’inadéquation totale entre l’importance de leurs missions et la façon dont ils-elles sont considéré-es, les AED déjà mobilisé-es appellent leurs collègues à les rejoindre massivement dans l'action. SUD éducation appelle les autres personnels à organiser la solidarité et à apporter leur soutien à la mobilisation des AED et à se montrer vigilant-es face aux éventuelles pressions dont les collègues AED seraient l’objet.

SUD Education 14 va pousser au niveau local et national pour aboutir à une journée de mobilisation dès début décembre. Nous vous informerons prochainement des modalités d'action choisies. Par ailleurs, nous vous invitons à
prendre contact avec nous pour nous faire remonter la situation et le niveau de mobilisation dans vos établissements.

 

 


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La sommation contre l'assomation

Courrier de SUD Education calvados à la rectrice de Caen

 

A Caen le 22 novembre 2020,

 

objet : La Sommation contre l’assomation

 

Courrier de SUD Education Calvados à la rectrice - 22 novembre 2020Madame la rectrice,


Dans la situation actuelle, que nous espérons exceptionnelle, nous , les personnels, sommes en grande souffrance en raison de changements continus d’organisation : aux consignes gouvernementales mouvantes, s’ajoutent des pressions hiérarchiques.


De plus, nous dénonçons le maintien de tous les projets descendants et des formations.

 

Dans le premier degré, pour ne citer que ce cas, vos services ont imposé plusieurs réorganisations pour la gestion des élèves en difficulté. Les informations à ce sujet sont arrivées très, trop tard. Par exemple, à la rentrée de septembre les équipes devaient
rédiger un avenant au projet d’école en se basant sur des évaluations diagnostiques. Sans élément précis concernant le cadre de cet avenant, la plupart des collègues ont fait passer les évaluations fournies par le ministère afin d’être en capacité de répondre à un cadre inconnu. De ce fait, le temps a manqué pour accueillir nos élèves qui avaient grand besoin de reprendre des habitudes en ce début si particulier d’année scolaire. Puis il s’est avéré que la création des groupes ne nécessitait pas de faire passer ces évaluations lourdes et inadaptées...


Aucun temps de concertation ne nous a été accordé pour rédiger cet avenant avec un ultimatum fixé au... 16 septembre. De plus, dès le 9 septembre, la hiérarchie a imposé des formations !
Quelque temps après, on nous annonce qu’il faut confier la gestion des groupes de besoin à un·e maître·sse RASED ou à un professeur-es remplaçant-e.
A la rentrée de novembre, nouveau virage : la priorité est au cycle 2 et les « inclusions » ne se font qu’à la demi-journée.


Ainsi les multiples injonctions contradictoires de vos services n’ont eu de cesse d’éroder un peu plus la confiance des élèves, des parents, et la nôtre.


Dans les dernières décisions incompréhensibles : alors qu’à la faveur des circonstances sanitaires, vous restreignez nos droits et limitez sérieusement l’expression des personnels en nous imposant à nous, représentant-es syndicales, la tenue en visio- conférence des audiences et des réunions d’instances, vous décidiez tout récemment, avant un rétropédalage -fort discret-, d’imposer des formations «en présentiel» aux professeur·es des écoles : quand les personnels, croulant sous le stress et les tâches
supplémentaires occasionnées par la pandémie et sa gestion calamiteuse, travaillent, dans des conditions difficiles, à faire respecter des protocoles sanitaires quasi inapplicables, voilà que vous leur intimez l’ordre de se regrouper dans un même lieu, pour
des formations à l’urgence très peu évidente...


Où est la logique de ces multiples contradictions ?


Madame la Rectrice, d’une part nous vous demandons instamment de cesser ces injonctions contradictoires . D’autre part, cessez de nous harceler et laissez-nous simplement enseigner.


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