Luttes

Communiqué de SUD Éducation Calvados et Solidaires

Personnes vulnérables, aucun changement.
Attention aux pressions !

 

La mise en ASA (Autorisation Spéciale d’Absence) ou en télétravail pour vulnérabilité jusqu’au 31 décembre 2021 est encadré par le texte suivant :
L’article de la loi 2020-473 du 25 avril 2020 (loi de finance rectificative pour 2020) modifiée par ordonnance n° 2020-1639 du 21/12/20.


En l’absence d’un nouveau décret d’application, le décret d’application reste toujours celui du 10 novembre 2020. La circulaire de la fonction publique est donc toujours la même. Et la circulaire de l’éducation nationale du 16/11/2020 aussi !


Certain-es IEN ont envoyé des arrêtés d’autorisation d’absence mi-février à des personnels vulnérables en ASA depuis la rentrée 2020. On aurait pu se dire : « ah enfin ! un écrit ! » Mais non puisqu’une date de fin y était mentionnée ! Et d’où sort cette date de fin ? De l’article I er de la loi n°2020-1379 du 14 novembre 2020 qui fixait la fin de l’urgence sanitaire au 12 février 2021 ? La loi n°2021-160 du 15 février 2021 le proroge jusqu’au 1 er juin 2021.


Lors de la CAPD du 19 février 2021 et en vertu de la loi sus-citée, l’administration a dit être en train d’envoyer des « courriers » aux personnes vulnérables avec des ASA courant jusqu’au 31 mars 2021 dans l’attente des directives ministérielles.


Le seul levier qu’aurait l’administration pour vous obliger à retourner au travail serait de mettre en place des mesures de protection renforcées. Mais la circulaire de l’éducation nationale du 16/11/20 l’admet, pour les enseignant-es, elles ne peuvent être mises en place.


Si votre IEN s’engage dans cette procédure, vous devriez alors exiger une liste des mesures mises en place et contacter au plus vite la médecine de prévention et contacter un syndicat pour vous aider.

 


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Déclaration de SUD Éducation Basse-Normandie et Solidaires

 

au CHSCT-A du 11 février 2021

Madame la Présidente du CHSCT A,

 

Les personnels en ont assez de cette école de la maltraitance dans laquelle les personnels, à bout, sont méprisés et mal payés. L’administration leur refuse les moyens pour enseigner et pour les aider à accompagner les élèves dans leurs difficultés. La modification du protocole sanitaire applicable dans les écoles et les établissements, alors que les variants du virus accroissent les risques de contaminations, ne protège toujours pas les personnels ni les usagers. Pour preuve, les masques confectionnés à la maison ne sont plus autorisés, et pourtant il n’est toujours pas prévu de fourniture massive et gratuite de masques adaptés aux élèves. Alors, que décide le ministre pour participer à l’effort collectif pour enrayer la pandémie ? Il supprime des postes, il augmente le pouvoir d’achat en acculant les personnels à agréger les heures supplémentaires, il oblige ainsi les personnels à être plus présents donc à porter le masque plusieurs heures par jour, à gérer les gestes barrières et des élèves et les siens. Bref, il détériore les conditions de travail des personnels, ce qui va à l’encontre du code du travail, ce qui est donc condamnable devant un tribunal. Le protocole sanitaire de la restauration scolaire est lui aussi renforcé, mais sans moyens supplémentaires. Ainsi, en collège, le refus de l’administration de procéder aux dédoublements nécessaires conduira nécessairement, si le protocole est réellement appliqué, à de longues files d’attente ou une difficulté accrue d’accès à la restauration scolaire.


En école pré-élémentaire, un diagnostic positif dans une classe devra entraîner la fermeture de la classe entière, car les élèves n’y portent pas de masque. Mais les tests PCR sont rarement effectués en raison de leur caractère intrusif et aussi parce que les politiques de tests massifs ne concernent pas les enfants de moins de 6 ans. Pire, le ministère ne prévoit aucun déploiement de matériel pour les tests antigéniques, contrairement à sa promesse maintes fois renouvelée.


Au collège et au lycée, la fermeture d'une classe ne sera possible que si l’ARS est informée que l’un des élèves testé positivement est contaminée par une forme variante de la Covid-19. Le ministre sait pourtant parfaitement que pour déceler le variant, il faut procéder au séquençage intégral du virus contenu dans l’échantillon. Or les services de santé, contrairement à d’autres pays, n’ont en aucun cas les moyens de procéder au séquençage systématique. Cette mesure ne sera donc vraisemblablement pas appliquée de manière générale.


SUD éducation revendique un plan d’urgence pour l’éducation qui continue d’accueillir dans des circonstances difficiles l’ensemble des élèves du pays, avec un volet sanitaire pour lutter contre l’épidémie de la covid-19 ainsi que les moyens nécessaires à la mise en œuvre d’une véritable prévention de l’épidémie.


Depuis l’instauration des CHSCT, et cela est encore plus criant dans ce contexte de crise sanitaire aiguë, SUD Education n’a eu cesse de dénoncer l’incurie en matière de santé et de sécurité au travail. Qu’en est-il aujourd’hui ? Voici un inventaire à la Prévert des oubliés du covid, les RSST qui débordent de messages d'agressions verbales ou physiques tout en respectant les gestes barrières il va sans dire! Les bâtis qui se dégradent et qui restent dans leur décrépitude à cause ou grâce au covid ! Le mépris affiché du ministre qui dit maîtriser la crise et qui "en même temps" ferme à qui mieux mieux des classes, supprime des postes. Mais alors, comment respecter les gestes barrières quand les classes sont bondées, les élèves entassés méprisés ? Des élèves qui, quels que soient les parcours, seront les électeurs et électrices de demain.


Soyez assurée, Madame la Présidente, de notre attachement au service public de l’Éducation Nationale ainsi qu’aux conditions de travail et de santé des personnels.

 


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Déclaration de SUD Éducation Basse-Normandie et Solidaires

au CHSCT-A
du 28 janvier 2021

 

Déclaration Sud Éducation Basse Normandie CHSCT-A du 28 janvier 2021

 

Madame la Présidente du CHSCT A,

 

Depuis le début de cette crise sanitaire, l’Éducation Nationale montre son incapacité à adapter son fonctionnement pour protéger les personnels et les élèves de la menace épidémique. Les alertes ont pourtant été nombreuses depuis le printemps dernier et renouvelées depuis la rentrée 2020. Néanmoins, l'ensemble des personnels bombardés d'injonctions contradictoires et sans équipements de protection réellement adéquats et dans des conditions de travail détestables, ont continué leur service. Alors que le virus et ces variants méconnus, touchent des élèves et des enseignant·es ainsi que des personnels territoriaux, nous entendons dire que « la situation dans les écoles est satisfaisante ». Quel mépris envers les personnels d'affirmer un tel mensonge !!!

 

Non, la situation dans les écoles ne peut être satisfaisante quand les personnels absents ne sont pas remplacés faute de remplaçant·es.

 

Non, la situation dans les écoles ne peut être satisfaisante quand des élèves avec une notification MDA se trouvent sans AESH. Non, la situation dans les écoles ne peut être satisfaisante quand de nombreux cas positifs sont signalés dans une école et que celle-ci est maintenue ouverte au détriment de la santé des usagers et des personnels.

 

En effet le DGI récemment exercé par les agent·es de l’école Jean ZAY du nord cotentin met en exergue à quel point les personnels sont déconsidérés, méprisés par leurs hiérarchies. Que dire du collège la Bucaille à Cherbourg ? Le but n’est pas de trouver le meilleur moyen de propager le virus mais bien de l’éradiquer. Nous connaissions historiquement la chair à canon, capitalistement la chair à patron, et maintenant nous découvrons la chair à Macron. Aussi nous condamnons cette tendance à vouloir reporter la responsabilité des atteintes à la santé des travailleurs sur la vulnérabilité de ces derniers et sur leur propre responsabilité. C'est une remise en question du droit fondamental des hommes et des femmes à qui ont interdit l'éventualité d'être en danger dans leur activité de travail ou d'être menacé·es dans leur intégrité physique et psychique à cause de leurs conditions de travail.

 

Et dans les mois à venir, la situation dans les écoles ne sera pas plus satisfaisante car si le gouvernement additionne des sommes colossales pour « sauver » l'économie, a contrario le ministre de l'Éducation Nationale, de la Jeunesse et des Sports additionne les soustractions des moyens pour plonger le service public d'éducation dans des conditions de travail inacceptable. Alors qu’il faudrait plus de personnels pour assurer la continuité du service publique, le ministre annonce la fermeture de 1500 postes en France soit 10% pour notre académie de Caen. Enfin, les épidémiologistes s’inquiètent logiquement de la situation scolaire et du brassage qui en résulte. Pourtant dans de nombreux EPLE et de nombreuses écoles le protocole sanitaire se résume au port du masque, à l’aération des fenêtres, à la distribution de gel hydroalcoolique et à un brassage limité si possible. En tant que garante de notre santé, la question des masques doit également vous interroger. Tout d’abord, les personnels n’ont pas tous reçu de nouveaux masques. Ensuite, le cas du variant britannique inquiète car nos masques en tissu ne seraient plus adaptés. En effet, aucune communication n’a été faite tant pour les personnels à risque que pour les autres. Alors quid des nouveaux masques ?

 

Soyez assurée, Madame la Présidente, de notre attachement au service public de l’Éducation Nationale ainsi qu’aux conditions de travail et de santé des personnels.

 


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